Mogador-Taghart-Essaouira _ آلصويرة. ثاغارت. موكادور
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Le Coran/القرآن الكريم

Le coin des Hommages

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Re: Le coin des Hommages

Message  ibrahim le Sam 27 Nov - 6:17



ibrahim le Mer 24 Nov - 22:42

Hommage à Edmond Amran El Maleh, et Abraham Sarfati, l’honneur du judaïsme marocain

René Naba | Nov 19, 2010



Edmond Amran El Maleh



Deux personnalités éminentes du combat pro palestinien, qui représentaient l’honneur du judaïsme marocain, l’écrivain Edmond Amran El Maleh, et l’ingénieur Abraham Sarfati viennent de décéder en mois d’une semaine, à trois jours d’intervalle, endeuillant le Maroc, le judaïsme marocain et le combat palestinien.
Edmond Amran El Maleh, militant de la première heure de la cause de l’Indépendance du Maroc, est décédé lundi 15 novembre à l’hôpital militaire Mohammed V de Rabat à l’âge de 93 ans.
Né en 1917 à Safi (Maroc), au sein d’une famille juive originaire d’Essaouira, Edmond Amran El Maleh a longtemps été le responsable du Parti Communiste Marocain, du temps de la clandestinité, à l’époque du combat pour l’indépendance du Royaume du protectorat français.
A l’indépendance du Maroc, il cessera toute activité politique, quittant le Maroc en 1965 pour s’exiler, volontairement, en France, l’année où s’impose la dictature d’ Hassan II. A Paris où il demeurera pendant près de trente ans, Edmond Amran El Maleh, enseignera la philosophie, parallèlement à des activités journalistiques.
À partir de 1980, à 63 ans, il se met à écrire une série de romans et un recueil de nouvelles. Ses écrits sont tous imprégnés d’une mémoire juive et arabe qui célèbre la symbiose culturelle d’un Maroc arabe, berbère et juif.
Il a reçu, en 1996, le Grand Prix du Maroc pour l’ensemble de son œuvre. «Écrivant en français, je savais que je n’écrivais pas en français. Il y avait cette singulière greffe d’une langue sur l’autre, ma langue maternelle l’arabe, ce feu intérieur», soutiendra Edmond Amran El Maleh dans la revue « Le Magazine littéraire » en mars 1999.
Juif marocain, défenseur résolu de la cause palestinienne, à l’instar du mathématicien Sion Assidon et de l’ingénieur Abraham Sarfati, qui connaîtront la prison, Edmond Amran El Maleh appartient à cette catégorie de personnes qui font honneur au judaïsme marocain en ce qu’ils n’ont jamais renié leurs convictions, en dépit des contraintes et des tentatives de séduction.
Sa notoriété intellectuelle, grande, ne lui vaudra toutefois pas les feux de la rampe, en raison précisément de ses positions pro palestiniennes. Un hommage sera rendu mardi à ce grand intellectuel et homme de gauche au cimetière juif de Rabat, avant d’être inhumé le même jour, selon ses voeux, à Essaouira (sud-ouest).
Abraham Sarfati, le plus célèbre des opposants marocains au régime du roi Hassan II, est décédé, lui, le 18 novembre 2010, dans une clinique de Marrakech.

Abraham Sarfati,

Né à Casablanca, au Maroc, en 1926, dans une famille juive de la petite bourgeoisie de Tanger, il sort diplômé de l’École Nationale Supérieure des Mines de Paris, en 1949.


Son parcours militant commence très tôt. Il adhère en février 1944 aux Jeunesses communistes marocaines, puis rejoint à son arrivée en France en 1945 le Parti communiste français. À son retour au Maroc en 1949, il adhère au Parti communiste marocain. Son combat anticolonialiste lui vaut d’être arrêté et emprisonné par les autorités françaises en 1950, puis assigné à résidence en France jusqu’en 1956.
Il exerce des responsabilités importantes au lendemain de l’indépendance du Maroc. En tant que chargé de mission auprès du ministre de l’Économie (1957-1960), il est l’un des promoteurs de la nouvelle politique minière de Maroc indépendant. De 1960 à 1968, il est directeur de la Recherche-développement à l’Office chérifien des phosphates. Abraham Sarfaty est révoqué de son poste pour s’être montré solidaire d’une grève de mineurs. De 1968 à 1972, il enseigne à l’École d’ingénieurs de Mohammedia. Parallèlement, il anime la revue Souffles dirigée par Abdelatif Laâbi.
Il payera un lourd tribu à son combat pour la démocratie au Maroc: 15 mois de clandestinité, 17 ans de prison et 8 ans de bannissement.
Juif anti-sioniste, Abraham Sarfati reconnaît l’État d’Israël, mais exige l’abolition de la loi dite «du retour» et milite pour la création d’un État palestinien. En 1967, il ne se reconnaît plus dans le nationalisme israélien et s’indigne du sort fait aux Palestiniens.
En 1970, il rompt avec un Parti communiste trop doctrinaire à ses yeux et s’engage plus à gauche en participant à la fondation de l’organisation d’extrême gauche Ila Al Amam (En avant), en 1970. En janvier 1972, il est arrêté une première fois et sauvagement torturé. Des manifestations étudiantes en sa faveur pousse les autorités à le relâcher. À nouveau menacé, il entre en clandestinité en mars 1972. Une enseignante française, Christine Daure, l’aide à se cacher.
En 1974, il est arrêté après plusieurs mois de clandestinité. En octobre 1977, lors du grand procès de Casablanca, il est l’un des cinq condamnés à perpétuité. Il est accusé officiellement de « complot contre la sûreté de l’État », mais la lourdeur de la peine provient de son parti pris contre l’annexion du Sahara occidental, même si ce reproche ne figure pas dans l’acte d’accusation. Il passe 17 ans à la prison de Kenitra où il obtient, grâce à l’intervention de Danièle Mitterrand, d’épouser Christine Daure qui l’a toujours soutenu.
La pression internationale est telle, en sa faveur, qu’il est libéré en septembre 1991, mais aussitôt banni du Maroc. Il trouvera refuge en France avec son épouse, Christine Daure-Serfaty. De 1992 à 1995, il enseigne à l’Université de Paris-VIII (département de Sciences Politiques) sur le thème «Identités et démocratie dans le monde arabe».
Il est autorisé à renter au Maroc, en septembre 2000, et son passeport marocain lui est restitué. Il s’installe à Mohammedia avec son épouse, dans une villa mise à sa disposition et perçoit une retraite. En septembre 2000, il est nommé conseiller auprès de l’Office national marocain de recherche et d’exploitation pétrolière (Onarep). Abraham Sarfaty n’en transige pas moins sur les principes, face aux atteintes à la liberté de la presse, il demande en décembre 2000, la démission du Premier ministre Abderrahmane Youssouffi.




Re: Le coin des Hommages



Oum Kajja le Dim 21 Nov - 11:52

Tahar Ben Jelloun rend hommage à l’écrivain disparu Edmon Amran El Maleh

Edmond Amran, l’arbre de l’amitié

Vienne à nouveau la lumière de l’amitié
Qu’elle se penche sur le temps que nous avons partagé
Qu’elle circule comme un sang vif dans une belle histoire
Viennent encore les heures et les mots à peine murmurés
Sur le bord de la rivière dont tu es la source et la vie
En cette fraîcheur à l’ombre du figuier
Assis sur un banc face à la mer dont le bleu frôle tes cils
Et ce pays porté dans ton âme comme une promesse
Une parole donnée
Un repas offert à l’inconnu désemparé
Tu remplis tes poches de la terre chaque fois que tu t’éloignes
De la terre, du sable ou son parfum captif dans ta mémoire
Et tu penses à ce peuple et sa terre occupée
Il est l’amour qui n’a jamais trahi
Il est le jour qui n’a jamais blêmi face à la nuit
Il est le souffle qui te maintient dans la beauté des choses
La douceur et l’inquiétude mêlées
La tendresse et la peur qui grimacent
Corps à corps
Cœur à cœur avec cette terre et ses énigmes
Tu l’écris et le réécris
Les mots te donnent la main comme l’illusion
Mais jamais dupe tu ris et tu lèves les yeux au ciel
Tombe alors dans tes mains ouvertes
Les nuits qui ont tissé cette histoire
Des nuits et des saisons illustres
Ni les médailles ni l’or ne les ont abîmées
Afin de comprendre les silences des montagnes
La victoire de ces noces indolentes
Dans la beauté des jeunes filles qui rêvent les yeux ouverts
Et toi amoureux éternel de l’amour
Tu te caches dans les miroirs et tu t’amuses
Car ta vie qui a débuté par l’air manquant
S’est élevée comme un nuage vers le principe de légèreté
Le vent et les sables
Les siècles et la sève de l’arbre
Comme le livre que tu ne cesses d’écrire
Les nuits aux nuits se disent les rêves
Tu le sais et tu n’en parles pas
Ton regard se souvient de ce que le temps a masqué
Ecrire dans le livre indéchiffrable des anciens
L’amour fou pour une terre désirée sur la terrasse de l’enfance
Ton enfance
Notre jardin où des jeunes filles, dans leur
jeunesse éternelle
Effacent les frontières
Le soleil s’étend comme le jour sur les souvenirs
Dans la poussière des mots
Certains sont abîmés, d’autres toujours neufs
Entre tes doigts ou sur le chemin de la langue
Immenses et longues les saisons amoureuses
En partage comme le fleuve qui mélange les sources
Sans oublier la douleur du monde.




En hommage à Edmond Amran El Maleh




my khaliss le Sam 13 Nov - 8:42

CH’RIF BONJOUR ET BONNE FETE

EN COMPLEMENT DE L’ARTICLE DE SI ABDELKADER MANA SUR LMAALEM ABIBOU ALLAH YARHMOU ,VOICI UNE PHOTO REELLE DE CE GRAND MAALEM DU MALHUN AU BON CŒUR.





BONNE FETE A TOUS




En hommage à Edmond Amran El Maleh




ch'rif le Ven 12 Nov - 23:30

En hommage à Edmond Amran El Maleh

Edmond Amran El MalehComme le pêcheur à la ligne va à la rencontre des insondables abysses bleus , l'être est en quête naturel d'absolu. Je me souviens que lors du débat sur le chant sacré, au colloque de musicologie d’Essaouira, en 1980, c’était surtout les notions de Dhikr et de hal qui retenaient l'attention d'Edmond Amran El Maleh. Le Dhikr, c’est la mention incessante de Dieu, l'oubli de tout ce qui n'est pas Dieu : « Remémores (udhkur) ton Seigneur quand tu auras oublié. ». Et selon Ibn Âta' Allah « le Dhikr est un feu. S'il entre dans une demeure, il dit : c'est moi, non un autre ! S'il y trouve du bois, il le brûle, s'il y trouve des ténèbres, il les change en lumière ; s'il y trouve de la lumière, il y met lumière sur lumière ». Le thème de la lumière est une des constantes de l'enseignement soufi. C'est elle qui pénètre dans les cœurs qui s'ouvrent à Dieu. Elle se présente chaque fois comme une force spirituelle, un appel à la vie intérieur. Hallaj écrit :« L'aurore que j'aime se lève la nuit, resplendissante, et n'aura pas de couchant ».La « Laylat el Hajr » de Hallaj paraissant viser la nuit de l'esprit, sous d'autres symboles : l'oiseau aux ailes coupées, le papillon qui se brûle, le cœur enivré de douleur, qui reçoit.
L’autre concept mystique qui intéressait particulièrement El Maleh est celui du « hal » (état spirituel). Cette quête de purification du cœur qui relie les étapes à chacun des horizons. Ces diverses étapes de la voie soufie, qu’on appelle Ahouwal sont sensées conduire au dévoilement progressif et à la purification des coeurs. Le but ultime de ce voyage à la fois réel et symbolique est de préparer l'âme à l'union divine… Les soufis ont insisté sur cet aspect de purification des cœurs et des âmes, pour consolider les valeurs de tolérance, d'amour et de miséricorde.
Un jour je rencontre Edmond Amran El Maleh en plein centre ville et je l’invite à une lecture d’un passage de mon journal de route, qui porte sur la nuit des Oulad Bouchta Regragui. Une nuit de transe et de flamme. Une fois la lecture terminée, je me souviens que l’auteur de « parcours immobile » n’avait pas émis de commentaires sur la valeur littéraire de mon texte comme je l’espérais... Mon père qui était venu nous rejoindre pour le thé raconta à notre invité d’honneur cette anecdote:« Pour se rendre d’Essaouira à Marrakech un négociant juif a demandé au pacha de la ville de lui désigner un mokhazni (agent du Makhzen), pour l’accompagner. Il fallait alors trois jours à dos de mulet pour parcourir la distance qui sépare Marrakech d’Essaouira, son avant-port. Le mokhazni se présente alors au magasin du négociant juif et l’interpelle sur un ton brutal :- Je viens de la part du pacha : quant est-ce que nous irons à Marrakech ? ! Le négociant lui rétorque alors : - Vas dire au pacha que le voyage est reporté. Le pacha ayant compris que le « report » est plutôt dû à l’indélicatesse dudit mokhazni, en désigna un autre réputé pour son tact et son savoir – vivre. Ce dernier se rendit d’abord chez lui, mit son plus beau burnous et se parfuma de musc. Une fois arrivé chez le négociant, il le désigna par ses triples qualités : - Salut Monsieur le Consul, le Négociant, et le Rabbin… Ce dernier se retourna alors vers l’assistance en lui disant : - Avez-vous vu l’incarnation même de la politesse ? Prépares-toi au voyage, on prendra la route très tôt demain matin… ». L’anecdote concernait le propre grand-père de l’écrivain ! Originaire des Aït Baâmran, dans le sud marocain, Joseph Amran el Maleh était en effet à la fois grand Rabbin de la Kasbah, négociant en plumes d’autruches et consul représentant la nation d’Autriche à Mogador !
Je me souviens aussi que lors de cette entrevue, mon père avait entretenu Amran El Maleh, de la dimension spirituelle de l’existence humaine et des deux types de savoirs qui la caractérise : îlm dahir (la science des apparences), et îlm al bâtine (celle des mystères). La première s’appuie sur des indices qui lui permettent d’affirmer qu’un homme va mourir, qu’une femme va accoucher ou que la pluie va tomber. Mais elle ne peut nous prédire quand aura lieu l’évènement. Dieu seul le peut et c’est là ce qu’on appelle la science des mystères. La science dont il s'agit ici est la science du cœur auquel l'envoyé de Dieu avait fait allusion par ce dit :« Il y a deux sortes de sciences : une science dans le cœur, et c'est la science utile. Et une science dans la langue et c'est la preuve que donne Allah aux fils d'Adam. »
Ils s’entretenaient ainsi de la transcendance, de la voie soufie, cette Tariqa qui s'inscrit dans une chaîne ininterrompue de maîtres spirituels, héritier chacun de ce secret, jusqu'au Prophète de l'Islam et, à travers lui, toute la chaîne des Saints et des Prophètes antérieurs. Ils se sont aussi entretenus de Sidi Sliman el Jazouli auquel Edmond Amran El Maleh a consacré un beau live : « Périple autour de Jazouli ». Périple que j’ai effectué récemment chez les Neknafa en pays Haha, pour y enquêter sur le maqâm (mansion) d’El Jazouli, en appliquant l’enquête ethnographique à un sujet historique. En fait pour y retrouver mes propres racines spirituelles. El Jazouli s’était retiré dans ces campagnes des tribus Haha et Chiadma, non loin du mysticisme Regraga qui depuis 771 (1370) existe à l’embouchure de l’oued Tensift. A l’issue de ma dérive à son piton rocheux, comme jadis à l’issue de mon pèlerinage chez les Regraga, j’ai traversé le mont Tama pour rejoindre à notre vallée de Tlit celle qu’on surnommait affectueusement « Lalla », notre marraine à tous. Elle m’accueillit comme d’habitude avec profusion de nourritures et de pastèques rafraîchissantes. Je ne savais pas encore que c’était la dernière fois que je la voyais. Le lendemain, très affaiblie, on l’a transféré du pays Haha à Marrakech, exactement comme ce fut le cas jadis pour Jazouli. Je note dans mon journal du jeudi 28 août 2008 : Lalla n’est plus. Elle est morte très tôt ce matin et sera inhumé à Marrakech vers la mi-journée. Elle rejoint ainsi mon père et ma mère que Dieu lui fasse miséricorde. Avec sa disparition, c’est la fin de toute une génération : celle qui nous rattachait encore à nos terres d’origine. L’auteur de Dalaïl el Khaïrat qui suivit au début à Fès les cours de la Madrasa çaffârîn, occupait une chambre dans laquelle, dit-on, il ne laissait entrer personne. Apprenant la chose, son père se dit en lui-même :

- Il ferme la chambre parce qu’elle renferme quelque trésor.
Et il quitte son pays de Semlala dans le Sous, se rendit à Fès auprès de son fils et lui demanda de le laisser entrer dans la chambre. El Jazouli accéda à son désir ; sur les murs, de tous les côtés, étaient écrits ces mots : « La mort ! La mort ! La mort ! »

Le père comprit alors les pensées qui hantaient son fils ; il se fit des reproches à lui-même :

- Considère, se dit-il, les pensées de ton fils et les tiennes !
Il prit congé de lui et revint à son pays d’origine. »

La mort hantait également Lalla dans la vallée de ses ancêtres où elle s’était retirée à la fin de ses jours. Comme Sidi Sliman El Jazouli, elle était également originaire, par sa mère, de la tribu des Semlala dans le Sous. Quelques mois avant sa mort, elle avait acheté son propre linceul, le déposant au milieu, des tolbas qui firent festin et oraison funèbre au hameau de Tlit. Elle n’avait qu’un seul vœux : mourir dans la dignité, en finir par une mort aussi subite qu’une cruche qui se briserait d’un coup à la margelle d’un puit.Depuis cette rencontre mystérieuse entre mon père et Edmond Amran El Maleh , chaque fois que je croisais l’écrivain, il se contentait de me poser une seule question : « Comment va votre père ? ».Je laisse pour la fin de cet hommage, une magnifique qasida de David Iflah, le chantre mogadorien qu'Alexis Chotin cite dans son "tableau de la musique marocaine" et qui faisait partie de l'orchestre judéo - musulman auquel avait assisté, au mois d'avril 1884, Charles de Foucault en arrivant à Mogador déguisé en rabbin...

« Li bgha ibarraâ hbibou, iâtih khobz Abibou ! »« Celui qui désire faire plaisir à son bien aimé qu’il lui offre le pain d’Abibou » Le légendaire maâlem Abdellah Abibou, grand ami de mon père devant l'éternel, avait les deux principaux four publics (ferran) de la ville. Son pain était réputé parce qu’il le pétrissait de la farine immaculée de Marrakech dont il était originaire. Il était intraitable sur la propreté : avant que ses ouvriers ne commencent la journée, il regardait de près si leurs mains étaient propres et si leurs ongles étaient coupées. Un jour il remarqua que l’un de ses ouvriers avait le pantalon bouffon (Qandrissi) anormalement gonflé : en l’inspectant il y découvrit un sac de farine ! La seule image dont on dispose de lui est un dessin réalisé à Casablanca, par un certain Albert(dessinateur de rue).en date du 25 décembre 1966. L’intéressé décédé à l'âge de 86 ans, en 1962, serait né en 1876. C'était une des grandes figures locales, fin connaisseur du malhun de la ville et du Maroc. Il était surtout connu pour son humour caustique. Son trésor de qasida de malhun (khazna), se trouvait caché dans une vieille valise, qui contenait 47 manuscrits , ainsi que trois parchemins en cuire contenant chacun une qasida du genre malhun composé de son propre crû: l'une dédiée à Saâdia, sa compagne, la deuxième s'intitulait Sidi Yacine, le saint patron de l'oued Ksob, et il avait composé la troisième en l'honneur du fils du tanneur Carel, à l'occasion de son anniversaire. Il avait tout le temps sur lui une taârija(tambourin) enduite de henné, dont il se servait pour déclamer les qasida du malhun. Quand la "Sjia"(l'inspiration) était là, il n'écrivait pas lui-même , mais dictait sa qasida à son élève le bazariste et antiquaire Ben Miloud, aux aires de Gainsbourg. C'était un bon vivant qui appréciait, le vin et la fine fleur du kif (on a sauvegarder sa pipe de kif jusqu'à une période récente).Dans les ruelles étroites de la ville, on pouvait entendre, dans les années 1950 – 1960, les enfants chanter : S’il n’y a pas de koumira ? Al- sardila !S’il n’y a pas de sardila ? Al-koumira ! Autrement dit ; s’il n’y a pas de koumira,(baguette de pain), il y aura toujours la sardila (sardine), et vise versa. La mémoire collective locale retient essentiellement ces deux recettes auxquelles j'ajouterai pour ma part baddaz b'sargala (le couscous à la bonnite) :

  1. Boulettes de sardines avec la graisse de rognons
  2. Congre aux raisins secs avec oignons et amandes effilées. Sel , cannelle et safran
Je demande à Bouganim Ami, auteur de « récit du Mellah », bouleversant ouvrage sur le départ définitif des juifs de Mogador : te souviens-tu de la Skhina mogadorienne, bien arrosée de mahia, qu’on appelait « Arche de Noé » ?
Cher Abdelkader,
Je ne sais pas cuisiner, je ne comprends rien à la cuisine, je ne comprends pourquoi l'on doit autant investir dans la cuisine quand on peut être rassasié d'une soupe de pois chiche, de sardines grillées saupoudrées de citron et de beignets ruisselant de bonheur. Mogador ne s'est jamais piquée de cuisine, me répondit-il. Dans sa sobriété, elle se contentait de la manne que lui livrait l'océan et c'était la sardine. Sardines grillées. Miettes de sardine à l'huile d'argan. Boulettes de sardine à la tomate. Sardines pannées. Elle ne s'est mise à la cuisine qu'après la désertion de la sardine. Sinon elle avait des gâteaux. Des meringues surtout. Je ne sais d'où vient le mot de shkhina. Peut-être de l'arabe shkhana – chaleur torride à laquelle était portée sa cuisson pendant près de vingt-quatre heures. Peut-être de l'hébreu shekhina désignant la Présence divine qui passe pour imprégner le shabbat. Mahia viendrait de l'hébreu lehahyot – ressusciter. Shetrit a toute une qsida sur la shkhina. Tu peux lui écrire de ma part, je suis sûr qu'il se fera un devoir de te l'envoyer en arabe et en français. »
Et aujourd’hui que le professeur Shetrit me communique cette qasida, je ne résiste pas au plaisir de la publier dans cette note en hommage à Edmond Amran El Maleh, notre écrivain bien aimé .
әl-qṣɑ d-әs-sxinäLe chant du plat chaud du shabbat
De David Iflah (Mogador/Essaouira 1867-1943)
Texte extrait d’une étude culturelle et linguistique, sous presse,
que le Prf. Joseph Chetrit a consacré à ce poème intitulé:Délices et fastes sabbatiques.Edition et analyse d'une qaṣi:da judéo-arabe d'Essaouira/Mogador sur le repas festif du sabbat
Refrain:
[=Le repas chaud du shabbat procure une jouissance suprême; parfaitement préparé. il offre tous les délices, dont se délèctent les amis et les frères réunis.]
1 Voici la description explicite de la marmite: elle est resplendissante, blanche et brillante, de taille largement suffisante, fabriquée à l’ancienne.]
2 Elle porte les gros pois chiches, qui baignent dans leur huile, formant une sauce alléchante, de couleur dorée.]
3 Les boyaux farcis, comme des pythons, se prélassent au milieu de la préparation, excitant l’appétit, avec du riz, des épices et du safran.]
4 Les grosses boules de viande, le pied et la langue, avec des poulets farcis et d’autres sans farce; ajoutez-y les pommes de terre du Yémen.]
5 Des œufs blancs comme un tissu de lin, achetés après avoir été choisis et sélectionnés par un européen averti, et payés bien plus cher.]
6 Mettez-y des morceaux de viande bien gras, du faux filet, de la poitrine et de l’épaule, provenant d’un bœuf clément, et la base découverte ou voilée des côtes.]
7 Les grains de blé couleur d’ambre, reposent bien cuits au milieu de graisses ruisselantes, provenant de la moelle des os.]
8 Je l’ai vue passer en direction du four, sur les mains d’une servante décorée de henné, originaire du pays des Noirs.]
9 Regardez ˤAkiku avec ses verres, affaissé et tout couvert de suie, de torchons sales, se vautrant tout nu dans la cendre.]
10Regardez Ben u-Hatta roulant son ivresse, se cachant exprès entre la fosse du four et les planches rondes à pains, surveillant les voleurs.]
11Les plats chauds des différentes communautés comportent des oignons, des coings et des fayots couleur de raisins secs, ainsi que des lentilles pareilles à des coraux.]
12Regardez les amis et les proches parents, qui se réunissent tous affamés pour [le repas du shabbat], accourant bien perspicaces au festin.]
13 Les fourchettes à l’ancienne, des serviettes et des nappes de soie fine, brillant de leurs fils d’or.]
14 Son odeur réveille les souffrants, par ses épices et le fin safran, et par son apparence couleur d’or.]
15 Dans le salon étincelant et joyeux, couvert de tapis, de matelas et de coussins en soie fine, nous avons réjoui tous ceux qui ont bu et ont resplendi de bonheur.]
16 Faites revigorer les esprits par des bouteilles, de maħya blanche et de maħya rouge couleur de perles, distillée par des fins connaisseurs.]
17 Le vin coulant à flots, l’absinthe, le brandy et le gin purifient mes chants, avec l’anisette blanche de couleur.]
18 Le cognac calme les ardeurs, mais ne négligez pas le célèbre rhum des Bermudes flamboyant dans les verres, étincelant comme des éclairs.]
19 Des conserves au citron remplissez des pots: cornichons, moutarde, ainsi que les alléchants piments au vinaigre, avec la salade aux tomates et au piment fort.]
20 La betterave provient du potager de Messan, de Bunnif le jardinier et son associé Dda Hammani, ainsi que les aubergines.]
21Les câpres valent leur prix cher; ne manquez pas les olives cassées à la manière de Taroudant, ainsi que les citrons couchés à l’huile d’olive.]
22 Les radis couleur d’or sont acompagnés d’une salade de gros concombres à l’oignon blanc, de carottes, de citrons confits et de figues jeunes.]
23=Quand le plat est arrivé à la maison, le logis a resplendi; c’est le maître mets dont l’odeur m’enivre. Notre joie est complète et notre fortune a embelli.]24 Mon nom est livré ici explicitement: le maître Dawid Iflah, qui s‘y plaît bien; je l'ai composée contre les [mauvais] yeux des ennemis.]
әd-dritkä
25Le plateau de thé offre de la jouissance, avec les deux théières et les verres dont la couleur m’enchante, on dirait un parterre de coquelicots.]
26 Voici le détail des verres: le bleu violacé, le jaune du genêt ainsi que le vert me ravissent; ceux qui ont la couleur du coucher du soleil raniment les esprits.]
27Ajoutez-y le rouge vif éclatant, ainsi que le violet vert et doré du cou de pigeon indien, avec le bleu ciel teinté d’or.]
28 N’oubliez pas les verres couleur de poils de chameau et de corail, ainsi que ceux qui sont d’un jaune rosé des jujubes, avec en dernier ceux à la couleur beige de pois chiches tout comme ceux qui sont du beau jaune verdâtre des roseaux.]
29 Installe ensuite la bouilloire en beau métal jaune sur son réchaud, dont les braises se consument d’amour et de passion pour le plateau et les verres.]
30 Mettez à la tâche deux petites servantes noires du même âge, portant carafes, serviettes et tasses, celles dont l’ancêtre était gouverneur du pays des Noirs.] On peut dire qu'Essaouira a connu et inspiré de grands poètes aussi bien musulmans que juifs. Edmond Amran El Maleh s'inscrit dans cette lignée lumineuse…..Abdelkader Mana

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Le coin des Hommages

Message  ibrahim le Sam 13 Nov - 9:35


Le coin des hommages


Ces pages sont ouvertes à tous ceux et celles qui veulent faire un hommage à ceux et à celles qui ont marqués par leurs empreintes la vie culturelle, sportive, associative et humanitaire de la ville de Mogador d’antan et d’Essaouira d’aujourd’hui.


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Hommage à Ould Moussa

Message  ibrahim le Dim 23 Mai - 10:10


Hommage à Ould Moussa

Ould Lablad



Je trouve que c’est un grand honneur pour moi de rendre un vibrant hommage à un grand combattant qui vient de nous quitter , on l’appelait Moussa ou ould Moussa de son vrai nom Hadj Mohamed Boumassoud fils de Moussa(fripier et crieur)Allah Irahmou.

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Natif de Mogador vers 1943, Mohamed a fréquenté les écoles coraniques comme la plupart de nous tous, avant de prendre le chemin de l’école Hassania et puis le collège Akensous. Sportif inné il a évolué dans les équipes scolaires comme polyvalent dans les disciplines Basket, hand, Volley et Foot. Je me rappelle très bien dans notre enfance qu’il était dans la rue et les ruelles de Mogador chef de file et d’équipe et en même temps un grand meneur.

Il intègre l’équipe locale de Basket ASS de l’époque avant de changer de nom en ASE suite à un arbitrage des fédérations pour la distinguer de la ville de Salé , pour faire les beaux jours du Basket Souiri des années soixante, soixante dix et quatre vingt et quatre vingt dix à coté des Antri,Toufalaaz,Bakalla,Janati,Assouar,Haddaji,Sandi,Bob,Jilali,Falssi,Salem,Tamouh,Jebrane,Othmani et les autres.

Suite au mouvement Hippy des années soixante dans notre ville il a subi la loi du mouvement en vivant avec eux dans les autres mondes et dans le vide totale. Heureusement pour notre grand ami il a sauvé la face et la situation en revenant de loin vers la vie réelle alors que d’autres sont restés esclaves du Hippisme et ont connu un mauvais sort. Dans l’équipe de Basket en tant que pratiquant il était très combatif, un bon joueur sous les paniers et au rebond et il tenait le rôle du grand perturbateur pour déséquilibrer et déstabiliser l’adversaire par son gabarit et surtout son courage et sa grande bravoure.(comme anecdote un jour dans un match trop serré et ou l’arbitrage de la table était un peu défectueux il a su tirer les trois exemplaires de la feuille d’arbitrage et les a mangé espérant que le match sera rejoué mais il a écopé d’une lourde suspension à l’époque). Dans son travail comme fonctionnaire dans les travaux publics et au ministère du transport il était exemplaire par son dévouement et sa façon de servir les citoyens et il était irréprochable en bon citoyen et a bien servi sa patrie .

Si il a laissé ses empreintes dans l’équipe de basket en tant que joueur ; il a très bien œuvré dans le domaine du sport en général et du Basket en particulier en tant qu’éducateur, entrainneur, dérigeant, assistant et bienfaiteur avec ardeur, dévouement et abnégation en sacrifiant tout son temps pour la relance du sport roi dan la ville. En parallèle à tout ça, il tout fait pour assurer à ses enfants et à sa petite famille un avenir prometteur en créant des petits ateliers de confection et autres activités qui puissent les aider à bien faire.

Après sa retraite et l’accomplissement du Hajj dans les lieux saints il a ouvert une boutique de brocante à la rue Sandilon ou il a commencé à s’intéresser à l’Art et d’autres occupations similaires pour redevenir un artiste bien distingué. Dans le quotidien il était un brave, courageux avec une franchise inégale et il ne reculait devant rien , il aimait sa ville, sa devise corriger et bien faire. Il ya cinq ans de cela il venu subir une petite opération chirurgicale à Casablanca dans une clinique spécialisée et il s’est avéré qu’il avait des problèmes cardiovasculaires dans le temps le médecin traitant a conclu qu’il a devant lui deux à trois mois de vie. Mais voila Dieu est grand, notre ami Mohamed Boumassaoud le valeureux et coriace à vécu cinq ans de plus de ce qu’on avait dit.

Donc lundi 17 mai il a rendu l’âme dans sa boutique citée si dessus suite à une crise cardiaque, le mardi une foule nombreuse a accompagné la dépouille d’Ould Moussa à sa dernière demeure et une veillée religieuse est organisée le mercredi afin d’implorer le tout puissant et le seul eternel de le prendre en sa miséricorde. Cher Mohamed comme je suis fier d’être parmi les amis du grand combattant que tu étais.

Le brave Mohamed Boumessaoud est éteint et nous a quitté mais il restera gravé dans nos mémoires avec sa bougie bien allumé et rayonnante à l’eternel.
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Hommage à Omar

Message  ibrahim le Mer 27 Jan - 9:09



hamid kaabour le Mar 22 Déc - 23:19




Hommage à Omar


ibrahim le Mar 22 Déc - 22:24

HOMMAGE à OMAR dit ALGHOULA
ALLAH IRAHmou

par notre Ami HIFAD sur Darnna


Adieu l’ami
Tu arrives chaque soir, toujours au même coin,
Tu ouvres tes boites à merveilles,
Tu étales tes livres aux divers titres,
Tout en discutant avec un ami ou une amie,
Tout en répondant à la question d’un enfant
Qui prend un livre comme on prend une pierre précieuse
Et qui commence le chemin d’un futur artiste, d’un futur écrivain,
D’un futur chercheur ou savant ou, tout simplement, d’un bon citoyen.
Tu arrives chaque soir, toujours au même coin,
Et tu es de tous les débats, de toutes les manifestations, de toutes les cérémonies,
De toutes les tables, de toutes les associations, de tous les partis, de tous les sacrifices
Pour celle que tu aimes par-dessus tout, plus que toi-même,
Ta ville natale où tu es né chômeur et où tu as vécu chômeur
Et d’où tu es parti chômeur.
Ton sort est celui de ceux qui empruntent ton chemin.
Il n’y a pire prison, pire supplice, pire enfer que d’aimer son village, sa ville ou son pays
Et de ne pas avoir de quoi y vivre, même pas un repas par jour !
Celui qui accepte que ses semblables vivent de cette manière
N’est pas un être humain.
La religion qui accepte que des êtres humains vivent de cette manière,
N’est pas une religion de Dieu mais celle d’êtres inhumains.
Tu es toujours en train de courir,
Tu es toujours en train de nager,
Tu es toujours en train d’écrire des lettres à tous les responsables,
Tu es toujours en train de dénoncer tout ce qui ne va pas dans ta ville,
Et tu en parles à tout le monde.
Tu crois qu’ils t’écoutent, qu’ils sont d’accord avec toi, l’instant d’une rencontre.
Mais tu ne parles qu’à toi-même,
Comme les vagues de cette mer qui ne cessent de parler à ta ville qui est sourde-muette.
Tu es toujours en train d’attendre la réponse de quelqu’un d’important mais en vain.
Tu es toujours en train d’ouvrir ton cœur à quelqu’un,
Mais ton cœur a trop souffert, a trop attendu, a trop patienté,
A trop espéré, a trop cru aux autres, a trop couru, nagé, étalé des livres, ramassé des livres
Et un jour, qui a cessé d’être comme les autres,
Il t’a lâché et tu es mort debout comme les arbres de ta ville.
Pour certains, on t’a empoisonné,
Pour d’autres, ton cœur t’a lâché,
Pour d’autres, tu es toujours vivant.
Adieu l’ami d’un grand jour où tu voulais annoncer le soleil pour tes concitoyens !
Adieu l’ami dont le cri résonne encore dans les ruelles de ta ville !
Adieu l’ami, et tel que je te connais, tu dois continuer à faire ton appel
De là où tu es et il restera le cauchemar
Qui hantera à jamais les nuits
De ceux qui n’ont jamais voulu t’écouter !



Mohammed Hifad.


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