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Le Coran/القرآن الكريم

qui dit Chiadmas dit Régragas

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Re: qui dit Chiadmas dit Régragas

Message  ibrahim le Sam 26 Mar - 6:36


La Taifa , Khaima , le pouvoir , Sbaatou Rijal et leur mission


Ta question est intéressante et pertinente en même temps, tu viens de dire que tu as lu sur les Régragas : Lapassade , Mana, Namir et Saidi , et tu cherches toujours la vérité sur les régragas . Le pouvoir de la Taifa d’Akermoud et Ait Baazi et la Khaima et autre choses sur cette confrérie que beaucoup de gens ont écrits sur leur histoire et sur leur pouvoir, tout ce que je peux dire a priori sur la vérité toute entière c’est quelle est loin d’être dévoilée et que seul Dieu le sait. Certes tous ces chercheurs ont rassemblés pas mal de données et ils ont fournis du bon travail mais qui reste toujours inachevé et que l’exactitude des faits reste toujours incomplète vu les difficultés qu’on rencontre pour rassembler et analyser selon la source. Le nom de Saidi de son vrai nom Abdallah ben Mohamed Ben Al Bachir Al Moquaddem Arrajraji Saidi Al Batrichi et cela, si on parle du même homme né en 1985 et décédé en 1964 il était un grand Fkih et Allama issu des Régragas et il est plus proche que quiconque de ce qu’on raconte sur les Chorfas de Régragas ou plutôt Rajrajas de leur vrai nom. Il est de la génération de mon père Allah Irhamhoum Bjouj , lui aussi Aaroussa de Régraga décédé après si Saidi en 1967.

En tant que descendant des régragas d’Akermoud moi aussi j’essaye de chercher et de savoir afin d’approfondir un peu plus ce qui a été dit et écrit mais sur le terrain afin de rassembler plus de détails et d’éclaircissements convaincantes et proche de la réalité mais je t’assure que la tache n’est pas facile.
Bref pour ta question sur la Taifa et la Khaima , je peux te dire déjà que la Taifa vient du mot Jamaa le groupe (groupe de berbères qui s’est rendu en Arabie lorsqu’il ont su que le prophète Mohamed SAS est apparu et qu’une nouvelle religion a vu le jour c'est-à-dire l’Islam) ce groupe a été bien reçu par le prophète et il leur a chargé de répandre la religion de l’Islam au Maghreb. Il s’agit bien de Sabaatou Rijal les 7 saints comme on dit c’est pour cela qu’on dit qu’il leur a donné la Baraka. Alors de leur retour au pays des Chiadmas ils ont fait le tour de la région à pieds ( chameaux,mules ..etc) seul moyen de locomotion à l’époque afin de répandre l’Islam dans tout le pays c’était leur mission. Donc ces sept hommes Sabaatou Rijals « Assalihines » ont accomplis cette mission et lorsqu’ils sont morts à tour de rôle bien sur c’est leurs descendants qui ont continué la mission et ainsi de suite depuis.

Voici les Sabaatou Rijals :


1)leur premier et chef : Sidi wasmyne ben yaaza ben mehdi ben ismail ben merouane ben houlkouma est entérré à "Jbel Lahdid" et ses fils éparpillés dans tous les endroits et habitent de differentes et multiples " zaouias " comme taourirt , sakyat , sidi abi al barakat à " Abda " et marzouk et puis rabat et meknes.

2) le deuxième leur cheikh le sage et leur identité : Sidi Abou Bakr dit " ACHCHAMMACH" ben houkrama ben ghibine ben abi khabiya ben oumaj entérré à Akermoud entre ses petits fils éparpillés dans les "zaouias" on trouve les habitants de tout Akermoud et leurs enfants à Abda et ils possedent des dahirs chérifiens et parmi eux des "oulemas" et des sages comme ouled ben chaoui des doukkalas

3) Sidi salah ben abi bakr et il est entérré avec son père.

4) Sidi abdallah dit adnas ben aamer ben daiim ben moujahid ben artine et ses déscendants
"azzaouiya loukratiya"et "zaouit sidi abi alhilm.


5) leur chef guerier et conservateur de leur archives Sidi Aissa Boukhabiya surnommé anisi car il teintait les habits des moujahidines : ben wakil , ben harite ben ziyad ben artine et c'est le grand père de " zaouit retnana " et les environs et il entérré dans la rive de tensifit

6) Sidi yaali ben watil ben mousline et ses déscendants " ahl zaouit sidi chakar et leurs déscendants à mzouda et bouhmidiounes à Abda

7) Sidi Said assabak dit yabka ben kouhail ben artine car le frère à Sidi Aissa boukhabiya
entérré à chiadma et parmi les zaouia de ses petits fils zaouit ait baazi à Abda , zaouit ibn hmida , zaouit ait baazi à chiadma et zaouit abi achitaa sur la cote atlantique prés de safi.



Donc pour ce qui est de la Khaima : c’est une tente ni moins ni plus qu’on dresse dans la tribu ou la localité à visiter et c’est les gens de cette tribu qui sont dedans pour recevoir leurs confrères qui viennent des autres Zaouias qui sont la Taifa et ainsi de suite un jour tu fait partie de la Taifa qu’on tu déplaces et qu’on tu es chez toi tu fais partie de la Khaima.
Et c’est réciproque pour toute la durée du Daouar . parfois seul la Taifa qui se déplace comme à Essaouira car la Khaima reste à Moulay Bouzerktoun dit" Moula Douraine " car la Taifa passe par deux fois. Mais si on veut parler de pouvoir je peux te confirmer mon ami que ni les uns ni les autres n’ont de pouvoir et que tout le pouvoir est entre les mains de Dieu c’est sur et certain. C’est bien vrai que ce sont des Chorfas qui ont reçu la Baraka dans le temps, mais entre nous Si Khalid , actuellement ce n’est que le nom des Régragas qui reste et on ils ont perdus beaucoup de la valeur.car la plupart d’entres ces gens qui se prennent pour Régragas ne font même leur prière pire que ca , la plupart sont des ivrognes et des drogués de Kif , c’est une réalité que je déclare haut à qui veut bien savoir ,dans ces colonnes en tant que Régragui et proche des vrais Régragas Lahrar comme on dit.
Néanmoins ils sont la malgré toute cette dégradation qui laisse beaucoup à désirer et qui porte atteinte à ces Sabaatou Rijal bien enterrés dans leur mausolées réciproques et qui doivent pleurer sur le sort de tous les Chorfas Rajrajyines d’antan.
Je t’assure que j’ai tant hésité avant de te répondre car je ne voudrais pas remuer le couteau dans la plaie comme on dit, mais ma conscience est bien soulagée pour cette réponse amère qui ne reflète que des faits accablants sur notre confrérie mais cela n’empêche qu’il reste encore une poignée de Chorfas qui admire avec amertume cette dégradation bien orchestrée de la part de la mauvaise graine.

Il est bien temps de restructurer la confrérie des régragas pour repartir sur de nouvelles bases qui honorent cette mission dont ils sont responsables




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Re: qui dit Chiadmas dit Régragas

Message  ibrahim le Jeu 18 Fév - 7:53

Le Daour des Regraga



Hifad le Sam 23 Jan - 19:43

Le Daour des Regraga
Exposition virtuelle sur les chemins de la Baraka

Manoël Pénicaud

Les Regraga accomplissent à chaque printemps un pèlerinage de quarante jours appelé Daour (tour)
– pendant lequel « ils tournent sur les saints ». Ils visitent en effet
pieusement les tombeaux de quarante-quatre de leurs saints ancêtres
disséminés dans le pays Chiadma au nord de la vie côtière d’Essaouira.
Le mythe fondateur raconte comment sept premiers saints – chrétiens
berbères à l’origine - auraient rencontré le Prophète Mohammed à la
Mecque de son vivant et se seraient convertis à l’islam à son contact.
Ce dernier, après les avoir affublés du nom de Rejraja, les aurait chargés de rapporter cette nouvelle religion au Maroc[1]. Ainsi, seraient-ils des Compagnons du Prophète ignorés ainsi que les premiers musulmans du Maghreb.


Représentants d’un
certain soufisme populaire et rural au Maroc, les Regraga forment une
confédération maraboutique peu connue, organisée en treize zaouïas
auxquelles appartiennent tous les descendants des quarante-quatre
saints, eux-mêmes issus des sept saints fondateurs. J’estime la
distance du pèlerinage entre 450 et 500 kilomètres, parcourus
principalement à pied ou à dos d’âne. Notons que les Regraga sont
difficilement quantifiables, puisque chacun est libre d’effectuer une
partie ou la totalité du Daour. Ainsi, sont-ils parfois des
centaines, voire des milliers à certaines étapes, mais cheminant par
groupes réduits et distincts, selon des sentiers connus d’eux seuls, à
travers la province rurale d’Essaouira.

En chemin, les
Regraga, distribuent la Baraka – la grâce divine – aux habitants des
contrées traversées. Leurs adeptes viennent solliciter ces « hommes
purs » afin qu’ils prient en leur faveur pour des motifs aussi variés
que la santé, le mariage, l’enfantement, la réussite professionnelle ou
scolaire, etc. En guise de contre-don, les gens offrent aux Regraga des
biens en espèces ou en nature, ainsi que le gîte et le couvert. Chaque
étape donne lieu à un moussem, fête locale et patronale en
l’honneur du saint concerné, où les rituels religieux (prières,
offrandes, processions) jouxtent le souk marchand où viennent
s’approvisionner les gens de ces contrées reculées. Le passage des
Regraga est un grand jour de fête, et ils doivent être accueillis avec
honneur, comme des « seigneurs » puisqu’ils sont considérés comme des chorfa. Telle est la toile de fond de cette exposition virtuelle sur les chemins de la Baraka.



Pour en savoir plus sur le sujet, Manoël Pénicaud est également auteur du livre Dans la peau d'un autre (Presses de la Renaissance, 2007), et réalisateur du documentaire Les chemins de la Baraka (Tita productions, 2007).

Notes


[1] Ne
comprenant pas leur dialecte berbère, Fatima, la fille du Prophète, se
serait exclamée : « Qui sont ces hommes qui bredouillent? ». A quoi le
Prophète aurait répondu : « Tu viens de leur donner leur nom :
Rejraja ». Tel est le mythe fondateur qu’il n’était pas question de
remettre en question et que nous prenons au sérieux comme les Regraga
eux-mêmes.



Hifad


La jument de Laaroussa des régragas



ibrahim le Sam 16 Jan - 22:44

La jument en attente de son
cavalier qui n'est autre
que Laaroussa des régragas
pour un long périple
bonne route
pour tout le
Daour



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Avec Mes Amitiés
Ibrahim




ibrahim




Re: Qui dit Chiadma dit RAJRAJA ou RAGRAGA



ibrahim le Mer 13 Jan - 14:54


<BLOCKQUOTE>Hifad a écrit:Sept saints des Regraga





Le printemps des Regraga




Annuellement au Maroc, est organisé vers la fin mars par la confrérie populaire des Regraga un daour annuel. Ce pèlerinage, qui se déroule sur le territoire des Chiadma, dans la province d'Essaouira, dure 44 jours et passe par 40 étapes. Une singulière manifestation populaire, religieuse, économique...
La fabuleuse tournée des Sept hommes des Regraga Selon une tradition immuable, a été lancé, comme à chaque printemps, pendant quarante-quatre jours successifs, le pèlerinage circulaire des Regraga autour des tombeaux des Sept saints.
La passionnante histoire des Regraga est entretenue par une
tradition vivace qui en fait des Haouariyoun (des apôtres), adeptes de
Sidna Aïssa (Jésus) par l'intermédiaire de Saint-Jean (Sidi Yahya).
Des rites et des chants observés lors de leur Moussem par
Abdelkader Mana, consignés dans son célèbre ouvrage sur les Regraga
rappelleraient d'ailleurs étrangement l'épisode biblique de la Table
servie. Arrivés d'Andalousie selon cette légende,
ces quatre ancêtres des Regraga auraient fui par voie de mer la
persécution qu'ils subissaient dans leur foi monothéiste, pour accoster
sur les rivages de Oued Tensift, à Kouz où ils auraient fondé un lieu de prières, appelé en berbère Timzkden n'houren (La Mosquée des apôtres).
Disciples de Jésus, professant une croyance proche de l'arianisme, les Regraga s'enorgueillissent particulièrement de leur deuxième haut-fait: leur rencontre avec le Prophète Sidna Mohamed
et leur islamisation en Arabie, ce qui fait d'eux des Compagnons,
premiers introducteurs de l'islam au Maroc. Une thèse mise toutefois en
doute par les Ouléma de Fès du XVIIe siècle, mais vivement défendue
encore par les Regraga.
Selon cette croyance: sept hommes se seraient rendus en Arabie pour rencontrer l'élu de Dieu, Sidna Mohamed dont ils attendaient la prophétie. Convertis à l'islam,
ils reçoivent la bénédiction du Prophète pour propager la nouvelle
religion auprès de leurs compatriotes. Mission réussie si l'on croit
cette légende selon laquelle le cavalier Oqba Ibn Nafiî aurait trouvé
le pays Haha islamisé à son entrée au Maroc.
En tant que moines-guerriers, adeptes de l'orthodoxie, les
Regraga s'illustrent également par leur lutte contre les hérétiques
Berghouata, leur introduction du rite juridique chadilite au Maroc
et plus tard, leurs combats contre les occupants portugais, tandis que
jusqu'à nos jours, leur baraka fécondatrice est ardemment invoquée par
les tribus Haha et Chiadma.
Source leconomiste.com
</BLOCKQUOTE>

Tous les ans, au printemps, les confréries Regraga accomplissent un pélerinage de 40 jours pour rendre hommage aux saints ancêtres, parmi lesquels les sept fondateurs, qui auraient importé l'Islam au Maroc à l'époque du prophète Mahomet. Les regragas distribuent en leur hommage, tout le long là où ils passent, la baraka de leurs ancêtres.

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Avec Mes Amitiés
Ibrahim




ibrahim




Sept saints des Regragas



Hifad le Mar 12 Jan - 9:03

Sept saints des Regraga





Le printemps des Regraga




Annuellement au Maroc, est organisé vers la fin mars par la confrérie populaire des Regraga un daour annuel. Ce pèlerinage, qui se déroule sur le territoire des Chiadma, dans la province d'Essaouira, dure 44 jours et passe par 40 étapes. Une singulière manifestation populaire, religieuse, économique...
La fabuleuse tournée des Sept hommes des Regraga Selon une tradition immuable, a été lancé, comme à chaque printemps, pendant quarante-quatre jours successifs, le pèlerinage circulaire des Regraga autour des tombeaux des Sept saints.
La passionnante histoire des Regraga est entretenue par une
tradition vivace qui en fait des Haouariyoun (des apôtres), adeptes de
Sidna Aïssa (Jésus) par l'intermédiaire de Saint-Jean (Sidi Yahya).
Des rites et des chants observés lors de leur Moussem par
Abdelkader Mana, consignés dans son célèbre ouvrage sur les Regraga
rappelleraient d'ailleurs étrangement l'épisode biblique de la Table
servie. Arrivés d'Andalousie selon cette légende,
ces quatre ancêtres des Regraga auraient fui par voie de mer la
persécution qu'ils subissaient dans leur foi monothéiste, pour accoster
sur les rivages de Oued Tensift, à Kouz où ils auraient fondé un lieu de prières, appelé en berbère Timzkden n'houren (La Mosquée des apôtres).
Disciples de Jésus, professant une croyance proche de l'arianisme, les Regraga s'enorgueillissent particulièrement de leur deuxième haut-fait: leur rencontre avec le Prophète Sidna Mohamed
et leur islamisation en Arabie, ce qui fait d'eux des Compagnons,
premiers introducteurs de l'islam au Maroc. Une thèse mise toutefois en
doute par les Ouléma de Fès du XVIIe siècle, mais vivement défendue
encore par les Regraga.
Selon cette croyance: sept hommes se seraient rendus en Arabie pour rencontrer l'élu de Dieu, Sidna Mohamed dont ils attendaient la prophétie. Convertis à l'islam,
ils reçoivent la bénédiction du Prophète pour propager la nouvelle
religion auprès de leurs compatriotes. Mission réussie si l'on croit
cette légende selon laquelle le cavalier Oqba Ibn Nafiî aurait trouvé
le pays Haha islamisé à son entrée au Maroc.
En tant que moines-guerriers, adeptes de l'orthodoxie, les
Regraga s'illustrent également par leur lutte contre les hérétiques
Berghouata, leur introduction du rite juridique chadilite au Maroc
et plus tard, leurs combats contre les occupants portugais, tandis que
jusqu'à nos jours, leur baraka fécondatrice est ardemment invoquée par
les tribus Haha et Chiadma.
Source leconomiste.com




Hifad
Histoire des Regragas.




Hifad le Ven 18 Déc - 12:54

Histoire des Regraga

Chaque année, vers la fin Mars, la confrérie populaire des Regraga entame son daour annuel. Ce pèlerinage, qui se déroule sur le territoire des Chiadma, dans la province d'Essaouira, dure 44 jours en passant par 40 étapes (localités). J'ai, moi-même, participé, chaque printemps, depuis 1994, à ce magnifique voyage au cœur des temps présent et passé : une singulière manifestation populaire, religieuse, économique...
Les références bibliographiques, dans ce qui va suivre, inciteront à plus d'investigations. Toutes ces références sont connues des universitaires marocains ; sauf, peut-être, les Ifriquia (manuscrits hagiographiques publiés dans : Abdelkader Mana, Les Regraga, Edif, Casablanca) ; Mohamed Saâdi, Assaif Almasloul…, éd. Chaâbi, Essaouira et Abdelkabir Namir, Le Printemps des Regraga, ed. Séfriou, Essaouira).

Au Maroc, l'histoire des Regraga serait étroitement liée à l'islamisation de notre pays. Des traces de leur présence jonchent, en effet, l'aire historique de toutes les dynasties qui ont régné sur Almaghrib Alaqsa.

Des hadiths (voir Jellab), des hagiographies (voir les Ifriquia) évoquent leur visite au Prophète Sidna Mohamed, avec des précisions sur leur nombre (sept), des anecdotes sur leur périple (voir maladie de Yebqa, l'un des 7 marabouts - messagers et ce qui s'ensuit dans les Ifriquia). Sur l'origine de leur nom, relire la scène de Lalla Fatima Ezzahra (toujours dans les Ifriquiq). Des écrits évoquent leur rencontre avec le Prophète lui-même, avant la mort du Messager vers 632.

Les Regraga, descendants de chrétiens "haouariyine" (voir Namir et Lapassade), comme ils y croient eux-mêmes, auraient dépêché une délégation pour prêter allégeance à Sidna Mohamed, avant la conquête de l'Ifriquia (Afrique du Nord) par Okba Ibn Nafiâ, vers 670. Et bien évidemment, avant Moussa Ibn Nouçair qui avait poussé sa conquête jusqu'au Sahara atlantique vers 710.

On croit savoir, également (voir Jellab) qu'ils ont combattu les hérétiques Berghouata au 8è siècle (vers 750). La tradition orale du pays Hmar (province de Safi) garde,

effectivement, des réminiscences du ribate de Sidi Chiker (marabout et commune rurale près de Chémaiya). Ce ribate leur servait de poste militaire et de lieu d'apprentissage des préceptes de l'Islam et de la propagation de la nouvelle foi mahométane (voir Namir).

On a écrit aussi que les Idrissides se seraient appuyés sur leur aide notamment pour imposer leur pouvoir sur une partie de la côte atlantique, quoique cette période soit empreinte de légendes. Les Regraga les auraient soutenus, en leur qualité de descendants du Prophète, aux 8è et 9è siècles.

Le long des 10è et 11è siècles, périodes d'affrontements entre Fatimides à l'Est (Lybie, Egypte) et Omeyades au Nord (Andalousie). Les Regraga se seraient alignés sur les positions politiques des Sanhaja. Selon leurs Ifriquia, les Regraga se répartissent en deux grands groupes les Sanhaja et les Béni dghough.

Aux 11è et 12è S, les Almoravides qui régnaient sur le pays auraient sollicité leur soutien (voir Ibn Ezzayate rapporté par Chadli). Depuis toujours les Regraga eux-mêmes s'appelèrent des mourabitoune. Leurs descendants continuent à utiliser l'expression "jdadna Almourabitine" : nos ancêtres les Almoravides, voir Saâdi).

Les tribus qui formaient, et forment toujours l'ossature de "la fédération des Regraga", vivent en bas des deux versants de Jbal lahdid, à Akermoud, au Nord d'Essaouira. Du côté du versant Est de cette "montagne sacrée" se trouve une commune rurale appelée Oulad M'rabète (les fils des Almoravide).

Aux 12è et 13è S, les Almohades (voir Ibn Ezzayate et Ibn Kounfoud) comptaient sur leur loyauté pour s'assurer le contrôle de la plaine côtière entre Sous et Abda.

Au 14è S, les Regraga vont soutenir les Mérinides, à leur tour. Certains ont cru lire en filigranne, des informations sur les Regraga dans l'histoire des Berbères d'Ibn Khaldoun, rédigée à cette époque (1375).

Au 15è S c'est la période d'Aljazouli qui, chassé par les Mérinides, c'était réfugié à Afourhal dans le pays Chiadma. Des informations relatives aux Regraga figurent aussi dans la biographie de ce cheikh mystique. Par le passé, les Regraga ne se séparaient jamais de Dalil Alkhaitate (petit manuel contenant la doctrine d'Aljazouli).

Mais ils sont persécutés au cours 16è S par les Ouatassides à cause, notamment, de leur soutien aux Mérinides. Mohamed Ben Hassan Alouazzan, dit Léon l'Africain, en parle dans sa fameuse description de l'Afrique (16è S). Car, il aurait séjourné chez eux. Au 16è S toujours, les Saâdiens s'emparèrent des pouvoirs à l'aide des forces maraboutiques des zaouiya, y compris celle des Regraga, qui a demeuré, pendant toute cette période, maîtresse des lieux : les Haha (ce nom désignait sur d'anciennes cartes géographiques toute l'actuelle province d'Essaouira).

Depuis le 17è S à nos jours, sous les Alaouites, les Regraga ont toujours défendu la légitimité du pouvoir central, sans pour autant soutenir tous les gouvernants. Ils auraient eu des démêlés avec Moulay Slimane. Ce dernier aurait instauré le culte des "Sabaâtou Rijal" (les sept saints de Marrakech) pour les discréditer (voir Mana).

Au 19è S, à partir de Jbal Lahdid : cette "montagne magique, ce rempart naturel qui sont les seuls à connaître et qui les rendaient invincibles", les Regraga lançaient des razzias contre l'occupation portugaise de la région (voir Lapassade).

De nos jours (21è S.), chaque année, le palais Royal leur consacre un don en espèces, témoignage de leur fidélité à la Dynastie Alaouite.
Abdelkabir Namir





Hifad
Le Daour.




Hifad le Mar 15 Déc - 13:49


la tournée des Regragas

Essaouira : début de la tournée printanière des Regragas

<TABLE border=0 cellSpacing=0 cellPadding=4 width="97%" align=center>

<TR>
<td bgColor=#ffffff width="100%" CellStyle>

La population d’Essaouira est constituée des Regraga, venus des montagnes « Jbel Hadid » et qui introduisirent l’Islam dans la région des berbères Haha et des Chiadma. Ces trois tribus avec la grande communauté juive, vivaient en toute harmonie . Essaouira a connu deux styles différents de musiques : la musique des Haha au sud «en langue berbère » et la musique des Chiadma au Nord «en langue arabe ».



LA BARAKA DES RÉGRAGA Tenant des mystères de la Baraka des Regraga qui rassemblent chaque année au Maroc des milliers de pèlerins, Si-Ahmed le chef des Regraga est malade. Il a transmis le flambeau à son fils aîné Abdelhak. Ce jeune homme âgé de 25 ans devient donc le personnage central d’un pèlerinage de 39 jours où des milliers de personnes le suivront pendant 500 kilomètres dans la région d’Essaouira. La blancheur de sa cape et de sa jument sacrée symbolise la pureté spirituelle. Objet de toutes les ferveurs, il est mystérieusement appelé Larossa, c’est à dire la Fiancée, et doit distribuer la fameuse Baraka, l’énergie divine, aux habitants des contrées traversées.

Selon certains chercheurs, les regragas transportent et distribuent là où ils passent la "baraka" de leurs ancêtres pratiquant une sorte de caprification de la terre et de l'océan, en échange, ils reçoivent des dons en espèces et en nature des paysans des tribus chiadma
</TD></TR></TABLE>
<TABLE border=0 cellSpacing=0 cellPadding=4 width="97%" align=center>

<TR>
<td bgColor=#ffffff width="100%" CellStyle>source: chiadma.c.la
</TD></TR></TABLE>




Hifad
Les Plats de Couscous




ibrahim le Mar 8 Déc - 21:44

Pour les régragas les offrandes surtout les plats de couscous
sont déversifiés et uniques en pleine campagne avec la nature
verdoyante à l'époque du daour . on voit de toutes les couleurs
et de toutes sortes de décors arrangés minutieusement , c'est beau à
voir et très bons à déguster à la main


_________________
Avec Mes Amitiés
Ibrahim




ibrahim
la Fatiha et Douaa à la Khaima




ibrahim le Ven 4 Déc - 0:18


la Fatha et douaa pour la dame assise à l'interieur de la Khaima


_________________
Avec Mes Amitiés
Ibrahim




ibrahim
Re: Qui dit Chiadma dit RAJRAJA ou RAGRAGA




ibrahim le Mer 2 Déc - 21:48


<BLOCKQUOTE>Hifad a écrit:Bonsoir si Ibrahim

Tu sais si Ibrahim qu'il s'agit ici de deux textes de Mana Abdelkader même si sur ce site on n'indique pas son nom.c'est vrai qu'il ne peut pas appréhender un phénomène de l'extérieur comme peut le faire de l'intérieur un vrai Regragui mais il a rendu un grand service à cette confrérie en lui resevant tout un livre et plusieurs articles et interviews, ce qui a fait connaitre à un grand nombre de gens l'existence des Regraguis un patrimoine de la région en voie de disparition.Je ne pense pas que si Ibrahim fait comme ses ancêtres les quarante et quatre tours ou daours comme j'ai perdu moi même les traces des Andam , des Rwais et ne sais plus danser ahwach comme mon père.Mais tu dis toi même que c'est difficile à expliquer même pour un Regragui.C'est la nature les choses spirituelles : on les ressent plus qu'on les comprend , le langage de la foi n'est pas celui de la raison.Ce patrimoine n'a pas encore révélé tout ses secrets car une partie de l'étude reste tabou: on laisse de côté l'aspect chrétien et même peut être juif du mouvement Regragui , ce qui constitue ses fondements avant l'Islam.Ce jour de la réconciliation avec son passé viendra tôt ou tard et ne contredit en rien les principes de l'Islam , bien au contraire , il a bien préparé les Regraguis et leurs adeptes à la conversion à l'Islam.
</BLOCKQUOTE>
bonsoir si Hifad
Je suis tout à fait d'accord avec toi qu'on ne connait pas le fond et il reste un secret et que meme dans son livre d'un Marabout à l'autre Georges Lapassade a dit:
Là où les Regraga passent, c'est la fécondité. Là où ils ne passent pas, c'est la stérilité ».
chose que ne croit meme pas les plus dupes .
et rajoute :Je m'amusais beaucoup à écrire ce livre sur les Regraga dont les passages relatifs à la théorie du « Tmarsit » c'est vrai qu'il a rendu de louables services aprés de longues recherches pour faire sortir les régragas de l'anonimat chez quelques uns , comme Abdelkader mana qui est plus tangible et plus apte à se rapprocher un peu de la vérité je pense.En tout cas le fond reste un peu obscur à présent.

_________________
Avec Mes Amitiés
Ibrahim



Re: Qui dit Chiadma dit RAJRAJA ou RAGRAGA




Hifad le Mer 2 Déc - 20:22

Bonsoir si Ibrahim

Tu sais si Ibrahim qu'il s'agit ici de deux textes de Mana Abdelkader même si sur ce site on n'indique pas son nom.c'est vrai qu'il ne peut pas appréhender un phénomène de l'extérieur comme peut le faire de l'intérieur un vrai Regragui mais il a rendu un grand service à cette confrérie en lui resevant tout un livre et plusieurs articles et interviews, ce qui a fait connaitre à un grand nombre de gens l'existence des Regraguis un patrimoine de la région en voie de disparition.Je ne pense pas que si Ibrahim fait comme ses ancêtres les quarante et quatre tours ou daours comme j'ai perdu moi même les traces des Andam , des Rwais et ne sais plus danser ahwach comme mon père.Mais tu dis toi même que c'est difficile à expliquer même pour un Regragui.C'est la nature les choses spirituelles : on les ressent plus qu'on les comprend , le langage de la foi n'est pas celui de la raison.Ce patrimoine n'a pas encore révélé tout ses secrets car une partie de l'étude reste tabou: on laisse de côté l'aspect chrétien et même peut être juif du mouvement Regragui , ce qui constitue ses fondements avant l'Islam.Ce jour de la réconciliation avec son passé viendra tôt ou tard et ne contredit en rien les principes de l'Islam , bien au contraire , il a bien préparé les Regraguis et leurs adeptes à la conversion à l'Islam.
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Re: qui dit Chiadmas dit Régragas

Message  ibrahim le Mar 22 Déc - 7:35

Histoire des Regragas.
Hifad le Ven 18 Déc - 12:54


Histoire des Regraga

Chaque année, vers la fin Mars, la confrérie populaire des Regraga entame son daour annuel. Ce pèlerinage, qui se déroule sur le territoire des Chiadma, dans la province d'Essaouira, dure 44 jours en passant par 40 étapes (localités). J'ai, moi-même, participé, chaque printemps, depuis 1994, à ce magnifique voyage au cœur des temps présent et passé : une singulière manifestation populaire, religieuse, économique...
Les références bibliographiques, dans ce qui va suivre, inciteront à plus d'investigations. Toutes ces références sont connues des universitaires marocains ; sauf, peut-être, les Ifriquia (manuscrits hagiographiques publiés dans : Abdelkader Mana, Les Regraga, Edif, Casablanca) ; Mohamed Saâdi, Assaif Almasloul…, éd. Chaâbi, Essaouira et Abdelkabir Namir, Le Printemps des Regraga, ed. Séfriou, Essaouira).

Au Maroc, l'histoire des Regraga serait étroitement liée à l'islamisation de notre pays. Des traces de leur présence jonchent, en effet, l'aire historique de toutes les dynasties qui ont régné sur Almaghrib Alaqsa.

Des hadiths (voir Jellab), des hagiographies (voir les Ifriquia) évoquent leur visite au Prophète Sidna Mohamed, avec des précisions sur leur nombre (sept), des anecdotes sur leur périple (voir maladie de Yebqa, l'un des 7 marabouts - messagers et ce qui s'ensuit dans les Ifriquia). Sur l'origine de leur nom, relire la scène de Lalla Fatima Ezzahra (toujours dans les Ifriquiq). Des écrits évoquent leur rencontre avec le Prophète lui-même, avant la mort du Messager vers 632.

Les Regraga, descendants de chrétiens "haouariyine" (voir Namir et Lapassade), comme ils y croient eux-mêmes, auraient dépêché une délégation pour prêter allégeance à Sidna Mohamed, avant la conquête de l'Ifriquia (Afrique du Nord) par Okba Ibn Nafiâ, vers 670. Et bien évidemment, avant Moussa Ibn Nouçair qui avait poussé sa conquête jusqu'au Sahara atlantique vers 710.

On croit savoir, également (voir Jellab) qu'ils ont combattu les hérétiques Berghouata au 8è siècle (vers 750). La tradition orale du pays Hmar (province de Safi) garde,

effectivement, des réminiscences du ribate de Sidi Chiker (marabout et commune rurale près de Chémaiya). Ce ribate leur servait de poste militaire et de lieu d'apprentissage des préceptes de l'Islam et de la propagation de la nouvelle foi mahométane (voir Namir).

On a écrit aussi que les Idrissides se seraient appuyés sur leur aide notamment pour imposer leur pouvoir sur une partie de la côte atlantique, quoique cette période soit empreinte de légendes. Les Regraga les auraient soutenus, en leur qualité de descendants du Prophète, aux 8è et 9è siècles.

Le long des 10è et 11è siècles, périodes d'affrontements entre Fatimides à l'Est (Lybie, Egypte) et Omeyades au Nord (Andalousie). Les Regraga se seraient alignés sur les positions politiques des Sanhaja. Selon leurs Ifriquia, les Regraga se répartissent en deux grands groupes les Sanhaja et les Béni dghough.

Aux 11è et 12è S, les Almoravides qui régnaient sur le pays auraient sollicité leur soutien (voir Ibn Ezzayate rapporté par Chadli). Depuis toujours les Regraga eux-mêmes s'appelèrent des mourabitoune. Leurs descendants continuent à utiliser l'expression "jdadna Almourabitine" : nos ancêtres les Almoravides, voir Saâdi).

Les tribus qui formaient, et forment toujours l'ossature de "la fédération des Regraga", vivent en bas des deux versants de Jbal lahdid, à Akermoud, au Nord d'Essaouira. Du côté du versant Est de cette "montagne sacrée" se trouve une commune rurale appelée Oulad M'rabète (les fils des Almoravide).

Aux 12è et 13è S, les Almohades (voir Ibn Ezzayate et Ibn Kounfoud) comptaient sur leur loyauté pour s'assurer le contrôle de la plaine côtière entre Sous et Abda.

Au 14è S, les Regraga vont soutenir les Mérinides, à leur tour. Certains ont cru lire en filigranne, des informations sur les Regraga dans l'histoire des Berbères d'Ibn Khaldoun, rédigée à cette époque (1375).

Au 15è S c'est la période d'Aljazouli qui, chassé par les Mérinides, c'était réfugié à Afourhal dans le pays Chiadma. Des informations relatives aux Regraga figurent aussi dans la biographie de ce cheikh mystique. Par le passé, les Regraga ne se séparaient jamais de Dalil Alkhaitate (petit manuel contenant la doctrine d'Aljazouli).

Mais ils sont persécutés au cours 16è S par les Ouatassides à cause, notamment, de leur soutien aux Mérinides. Mohamed Ben Hassan Alouazzan, dit Léon l'Africain, en parle dans sa fameuse description de l'Afrique (16è S). Car, il aurait séjourné chez eux. Au 16è S toujours, les Saâdiens s'emparèrent des pouvoirs à l'aide des forces maraboutiques des zaouiya, y compris celle des Regraga, qui a demeuré, pendant toute cette période, maîtresse des lieux : les Haha (ce nom désignait sur d'anciennes cartes géographiques toute l'actuelle province d'Essaouira).

Depuis le 17è S à nos jours, sous les Alaouites, les Regraga ont toujours défendu la légitimité du pouvoir central, sans pour autant soutenir tous les gouvernants. Ils auraient eu des démêlés avec Moulay Slimane. Ce dernier aurait instauré le culte des "Sabaâtou Rijal" (les sept saints de Marrakech) pour les discréditer (voir Mana).

Au 19è S, à partir de Jbal Lahdid : cette "montagne magique, ce rempart naturel qui sont les seuls à connaître et qui les rendaient invincibles", les Regraga lançaient des razzias contre l'occupation portugaise de la région (voir Lapassade).

De nos jours (21è S.), chaque année, le palais Royal leur consacre un don en espèces, témoignage de leur fidélité à la Dynastie Alaouite.
Abdelkabir Namir




les grands plats du coucous garnis par des dattes ,des oeufs ,amandes noix et n oublions pas alfanid dalmagana .....



hamid kaabour le Mar 15 Déc - 22:33








Le Daour.

Hifad le Mar 15 Déc - 13:49


Le Daour





Le daour : Au Maroc, dans la région d’Essaouira, une prestigieuse confrérie musulmane organise chaque année un pèlerinage particulier : le Daour des Regragas.
D’après la légende, les Regragas descendent tous de sept saints chrétiens, convertis à l’Islam au 8ème siècle.
Lors du Daour, ils traversent toute la région, de village en village, sur plusieurs centaines de kilomètres et transmettent aux habitants la baraka.
Le moussem des chorfas regraguiynes :
Le moussem de Regraga qui commence au printemps, vers le 5 avril et dure une semaine, est un événement des plus marquants dans la culture marocaine. Les Regraga sont reçus tous les ans par les notables de la ville au rythme des Hmadcha. Un accueil très particulier, empreint de culte et de dévotion, leur est réservé durant leur particulier, empreint de culte et de dévotion, leur est réservé durant leur parcours qui commence de leur Zaouia dans la région de Akermoud au Nord ‘Essaouira, en passant par Diabet. Toute la ville attend cet événement qui apportera joie et apaisement de l’âme et chassera les mauvais esprits. Durant leur séjour ils seront acclamés et vénérés par tous et reçus à grands plats de couscous, met traditionnel du pays.

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Tapis zerbiya



Les Chiadma, dans la région d'Essaouira, emploient toujours des couleurs d'origine végétale : garance pour le rouge, écorce de grenade pour le jaune, henné pour l'orange, indigo pour le bleu. Leurs tapis, de grande taille sont tissés de gros points serrés et noués par le noeud de Ghiordès ; les lisières noires et dentelées sont faites d'un mélange de laine et de poils de chèvre ce qui leur assure une grande solidité. Le décor, très libre et riche de lignes ondulantes, triangles, losanges, poissons stylisés, chevrons symbolisant l'eau qui court, s'articule autour d'un médaillon central losangé aux couleurs intenses et harmonieuses. Ce tapis est l'expression libre de la fantaisie et de l'imagination de la tisseuse qui se souvient peut-être d'un mode de vie antérieur, moins sédentaire, où sa tribu parcourrait les chemins à travers le désert ou les montagnes. Ce type de tapis n'existe plus aujourd'hui, les réalisations actuelles, comme celles de la tribu voisine des Rehamna, privilégiant les schémas abstraits en damiers multicolores.


la tournée des Regragas





Essaouira : début de la tournée printanière des Regragas


<table border=0 cellSpacing=0 cellPadding=4 width="97%" align=center><tr><td bgColor=#ffffff width="100%" CellStyle>

La population d’Essaouira est constituée des Regraga, venus des montagnes « Jbel Hadid » et qui introduisirent l’Islam dans la région des berbères Haha et des Chiadma. Ces trois tribus avec la grande communauté juive, vivaient en toute harmonie . Essaouira a connu deux styles différents de musiques : la musique des Haha au sud «en langue berbère » et la musique des Chiadma au Nord «en langue arabe ».



LA BARAKA DES RÉGRAGA Tenant des mystères de la Baraka des Regraga qui rassemblent chaque année au Maroc des milliers de pèlerins, Si-Ahmed le chef des Regraga est malade. Il a transmis le flambeau à son fils aîné Abdelhak. Ce jeune homme âgé de 25 ans devient donc le personnage central d’un pèlerinage de 39 jours où des milliers de personnes le suivront pendant 500 kilomètres dans la région d’Essaouira. La blancheur de sa cape et de sa jument sacrée symbolise la pureté spirituelle. Objet de toutes les ferveurs, il est mystérieusement appelé Larossa, c’est à dire la Fiancée, et doit distribuer la fameuse Baraka, l’énergie divine, aux habitants des contrées traversées.

Selon certains chercheurs, les regragas transportent et distribuent là où ils passent la "baraka" de leurs ancêtres pratiquant une sorte de caprification de la terre et de l'océan, en échange, ils reçoivent des dons en espèces et en nature des paysans des tribus chiadma
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<table border=0 cellSpacing=0 cellPadding=4 width="97%" align=center><tr><td bgColor=#ffffff width="100%" CellStyle>

source: chiadma.c.la

</TD></TR></TABLE>







Les Plats de Couscous

ibrahim le Mar 8 Déc - 21:44


Pour les régragas les offrandes surtout les plats de couscous
sont déversifiés et uniques en pleine campagne avec la nature
verdoyante à l'époque du daour . on voit de toutes les couleurs
et de toutes sortes de décors arrangés minutieusement , c'est beau à
voir et très bons à déguster à la main


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Avec Mes Amitiés
Ibrahim







la Fatiha et Douaa à la Khaima

ibrahim le Ven 4 Déc - 0:18



la Fatha et douaa pour la dame assise à l'interieur de la Khaima


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Avec Mes Amitiés
Ibrahim







Re: Qui dit Chiadma dit RAJRAJA ou RAGRAGA

ibrahim le Mer 2 Déc - 21:48



<BLOCKQUOTE class="content clearfix">
Hifad a écrit:Bonsoir si Ibrahim

Tu sais si Ibrahim qu'il s'agit ici de deux textes de Mana Abdelkader même si sur ce site on n'indique pas son nom.c'est vrai qu'il ne peut pas appréhender un phénomène de l'extérieur comme peut le faire de l'intérieur un vrai Regragui mais il a rendu un grand service à cette confrérie en lui resevant tout un livre et plusieurs articles et interviews, ce qui a fait connaitre à un grand nombre de gens l'existence des Regraguis un patrimoine de la région en voie de disparition.Je ne pense pas que si Ibrahim fait comme ses ancêtres les quarante et quatre tours ou daours comme j'ai perdu moi même les traces des Andam , des Rwais et ne sais plus danser ahwach comme mon père.Mais tu dis toi même que c'est difficile à expliquer même pour un Regragui.C'est la nature les choses spirituelles : on les ressent plus qu'on les comprend , le langage de la foi n'est pas celui de la raison.Ce patrimoine n'a pas encore révélé tout ses secrets car une partie de l'étude reste tabou: on laisse de côté l'aspect chrétien et même peut être juif du mouvement Regragui , ce qui constitue ses fondements avant l'Islam.Ce jour de la réconciliation avec son passé viendra tôt ou tard et ne contredit en rien les principes de l'Islam , bien au contraire , il a bien préparé les Regraguis et leurs adeptes à la conversion à l'Islam.
</BLOCKQUOTE>

bonsoir si Hifad
Je suis tout à fait d'accord avec toi qu'on ne connait pas le fond et il reste un secret et que meme dans son livre d'un Marabout à l'autre Georges Lapassade a dit:
Là où les Regraga passent, c'est la fécondité. Là où ils ne passent pas, c'est la stérilité ».
chose que ne croit meme pas les plus dupes .
et rajoute :Je m'amusais beaucoup à écrire ce livre sur les Regraga dont les passages relatifs à la théorie du « Tmarsit » c'est vrai qu'il a rendu de louables services aprés de longues recherches pour faire sortir les régragas de l'anonimat chez quelques uns , comme Abdelkader mana qui est plus tangible et plus apte à se rapprocher un peu de la vérité je pense.En tout cas le fond reste un peu obscur à présent.

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Avec Mes Amitiés
Ibrahim




Qui dit Chiadma dit RAJRAJA ou RAGRAGA



Hifad le Mer 2 Déc - 20:22


Bonsoir si Ibrahim

Tu sais si Ibrahim qu'il s'agit ici de deux textes de Mana Abdelkader même si sur ce site on n'indique pas son nom.c'est vrai qu'il ne peut pas appréhender un phénomène de l'extérieur comme peut le faire de l'intérieur un vrai Regragui mais il a rendu un grand service à cette confrérie en lui resevant tout un livre et plusieurs articles et interviews, ce qui a fait connaitre à un grand nombre de gens l'existence des Regraguis un patrimoine de la région en voie de disparition.Je ne pense pas que si Ibrahim fait comme ses ancêtres les quarante et quatre tours ou daours comme j'ai perdu moi même les traces des Andam , des Rwais et ne sais plus danser ahwach comme mon père.Mais tu dis toi même que c'est difficile à expliquer même pour un Regragui.C'est la nature les choses spirituelles : on les ressent plus qu'on les comprend , le langage de la foi n'est pas celui de la raison.Ce patrimoine n'a pas encore révélé tout ses secrets car une partie de l'étude reste tabou: on laisse de côté l'aspect chrétien et même peut être juif du mouvement Regragui , ce qui constitue ses fondements avant l'Islam.Ce jour de la réconciliation avec son passé viendra tôt ou tard et ne contredit en rien les principes de l'Islam , bien au contraire , il a bien préparé les Regraguis et leurs adeptes à la conversion à l'Islam.






Re: Qui dit Chiadma dit RAJRAJA ou RAGRAGA

Bouhadana David le Mer 2 Déc - 17:41


les personnes au debut me sont familier
je connais les gens du debut
je veux leurs rendre Hommage par cette video






Re: Qui dit Chiadma dit RAJRAJA ou RAGRAGA



Bouhadana David le Mer 2 Déc - 17:39









Re: Qui dit Chiadma dit RAJRAJA ou RAGRAGA



ibrahim le Mer 2 Déc - 16:14

[quote="Hifad"]Regraga :


Ma découverte des Regraga s'est faite un peu par hasard. En 1984, je travaillais sur les formes et les manifestations de la vie musicale à Essaouira. Mais mes recherches n'avançaient pas. Je décidai donc de laisser choir la musique sacrée pour partir à la campagne, à la rencontre de gens qui me sont à la fois proches et lointains : j'aurai à transcrire de l'aroubi en français. On ne connaissait alors du pèlerinage des Regraga que l'étape que ces derniers faisaient en ville au début du mois d'avril. En 1985, Georges Lapassade s'est lui aussi passionné pour ce sujet. Nos points de vue sont à la fois différents et complémentaires : j'ai effectué le « tour » dans le clan de la Khaïma qui préside aux destinées de la partie du territoire situé à l'Est de la montagne sacrée (djebel Hadid), alors que Georges effectua son enquête participative dans le clan de la Taïfa qui préside aux destinées de la partie Ouest de ce même territoire. Et si mon attention était focalisée sur la fonction fécondante de la baraka des Regraga, la sienne était particulièrement attirée par les conflits de pouvoir entre les clans de la Taïfa et de la Khaïma. Nous étions l'un et l'autre les scribes de clans opposés : le clan de l'Est qui symbolise le soleil et la terre, contre le clan de l'Ouest qui symbolise la lune et la mer.
Au début du mois de mars 1985, je publie les résultats de mes recherches dans un article intitulé : « les Regraga, les pèlerins tourneurs du printemps ». C'est muni de cet article que Georges se rendit pour la première fois chez les Regraga avec comme mode d'intervention institutionnel le tournage d'une vidéo pour le compte de la Province. Il découvrit progressivement l'enjeu du pouvoir qui oppose le clan de la Khaïma et celui de la Taïfa. Ce qui rappelle d'ailleurs étrangement une autre compétition rituelle que connut la ville d'Essaouira dès sa naissance, lors de chaque choura, entre le clan des Béni Antar du côté de la mer, et celui des Chebanate du côté de la terre. « On dit au Maroc que les gens d'Essaouira ne sont pas politisés. Qu'il n'y a pas de forces de gauche. C'est pourquoi les Hamadcha remplissent avec les Gnaoua le champ culturel. Les Souiris forment plutôt une communauté traditionnelle, et non une société de classes, des organisations
avec fortes, des militants et des critiques. À Essaouira, il n'y a pas de classes sociales mais des clans » affirmait Georges. Vis-à-vis de la ville, en tant que socianalyste, il adoptait la même posture d'écoute que celle du psychanalyste avec son patient. Il sondait ainsi les rêves collectifs pour faire remonter à la surface la mémoire de la ville. Chercher l'histoire de la ville dans l'imaginaire collectif : « faire parler les gens sur l'île, le château portugais, borj El Baroud, Dar Sultan, les clans des Chebanates et des Béni Antar, le Protectorat, l'Indépendance. Parler de l'artisanat, du graphisme, de l'architecture », s'enflammait-il. Or, dans la vie quotidienne, cette mémoire ne se livre pas de façon spontanée et évidente : il fallait faire « monter le Saken » (l'habitant surnaturel), le faire « parler », comme la voyante qui, au cours d'une « lila » des Gnaoua, fait parler les Mlouks. Et pour cela il faut savoir se mettre en permanence dans la posture du « philosophe du quotidien », interrogeant en permanence des « évidences » qui se révèlent brusquement problématiques, voire énigmatiques.
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mon cher Hifad
de mon coté je pense que la réalité du sujet des rérgragas ne peut sortir que de la bouche
d'un homme de terrain ould lablad qui a vécu corps et ame avec les régragas et non pas d'un étranger meme en en tant que professeur chercheur et qui a effectué 2 ou 3 tours soit avec la Taifa ou la khaima.pour moi ce ne sont pas des clans , mais des équipes qui se completent . Il y a des étapes ou la Khaima ne bouge pas.
comme celle d'Essouira , la Khaima reste à moulay Bouzerktoun , puisque à Essouira il éxiste Jamaa Régraga , tout comme d"autres étapes , la Khaima reste à Akermoud et la Taifa se déplace dans d'autres marabouts avoisinantes . Bref c'est un peu compliqué à éxpliqué meme par un Régragui d'origine qu'à un étranger . Mais tout ce que je peux dire en ce sens c'est comme des équipes en catégorie (junior/senior) . je me rappelle encore , étant petit enfant écouter la Taifa dire en rendant visite aux fief des zaouias des alentours.
" JINAKOUM YA NASS LAFDAIL NSSAAW ALLA WA NBI YASSKINA MEN HAWDKOUM"
Cela veut dire LAGRAGUA LAHRAR , les vrais issus de SABBATOU RIJAL qui sont Benis par le prophète et ont la Baraka comme on dit et ceux qui veulent le devenir par allégence .
je pense revenir sur ce sujet pour plus d'éxplications et de démonstration car c'est un peu complexe et sa demande une attention particulière.
amicalement


Dernière édition par ibrahim le Mer 2 Déc - 19:48, édité 1 fois
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Ibrahim







Re: Qui dit Chiadma dit RAJRAJA ou RAGRAGA



Hifad le Ven 27 Nov - 11:04

Regraga :


Ma découverte des Regraga s'est faite un peu par hasard. En 1984, je travaillais sur les formes et les manifestations de la vie musicale à Essaouira. Mais mes recherches n'avançaient pas. Je décidai donc de laisser choir la musique sacrée pour partir à la campagne, à la rencontre de gens qui me sont à la fois proches et lointains : j'aurai à transcrire de l'aroubi en français. On ne connaissait alors du pèlerinage des Regraga que l'étape que ces derniers faisaient en ville au début du mois d'avril. En 1985, Georges Lapassade s'est lui aussi passionné pour ce sujet. Nos points de vue sont à la fois différents et complémentaires : j'ai effectué le « tour » dans le clan de la Khaïma qui préside aux destinées de la partie du territoire situé à l'Est de la montagne sacrée (djebel Hadid), alors que Georges effectua son enquête participative dans le clan de la Taïfa qui préside aux destinées de la partie Ouest de ce même territoire. Et si mon attention était focalisée sur la fonction fécondante de la baraka des Regraga, la sienne était particulièrement attirée par les conflits de pouvoir entre les clans de la Taïfa et de la Khaïma. Nous étions l'un et l'autre les scribes de clans opposés : le clan de l'Est qui symbolise le soleil et la terre, contre le clan de l'Ouest qui symbolise la lune et la mer.
Au début du mois de mars 1985, je publie les résultats de mes recherches dans un article intitulé : « les Regraga, les pèlerins tourneurs du printemps ». C'est muni de cet article que Georges se rendit pour la première fois chez les Regraga avec comme mode d'intervention institutionnel le tournage d'une vidéo pour le compte de la Province. Il découvrit progressivement l'enjeu du pouvoir qui oppose le clan de la Khaïma et celui de la Taïfa. Ce qui rappelle d'ailleurs étrangement une autre compétition rituelle que connut la ville d'Essaouira dès sa naissance, lors de chaque choura, entre le clan des Béni Antar du côté de la mer, et celui des Chebanate du côté de la terre. « On dit au Maroc que les gens d'Essaouira ne sont pas politisés. Qu'il n'y a pas de forces de gauche. C'est pourquoi les Hamadcha remplissent avec les Gnaoua le champ culturel. Les Souiris forment plutôt une communauté traditionnelle, et non une société de classes, des organisations
avec fortes, des militants et des critiques. À Essaouira, il n'y a pas de classes sociales mais des clans » affirmait Georges. Vis-à-vis de la ville, en tant que socianalyste, il adoptait la même posture d'écoute que celle du psychanalyste avec son patient. Il sondait ainsi les rêves collectifs pour faire remonter à la surface la mémoire de la ville. Chercher l'histoire de la ville dans l'imaginaire collectif : « faire parler les gens sur l'île, le château portugais, borj El Baroud, Dar Sultan, les clans des Chebanates et des Béni Antar, le Protectorat, l'Indépendance. Parler de l'artisanat, du graphisme, de l'architecture », s'enflammait-il. Or, dans la vie quotidienne, cette mémoire ne se livre pas de façon spontanée et évidente : il fallait faire « monter le Saken » (l'habitant surnaturel), le faire « parler », comme la voyante qui, au cours d'une « lila » des Gnaoua, fait parler les Mlouks. Et pour cela il faut savoir se mettre en permanence dans la posture du « philosophe du quotidien », interrogeant en permanence des « évidences » qui se révèlent brusquement problématiques, voire énigmatiques.
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Re: Qui dit Chiadma dit RAJRAJA ou RAGRAGA


Hifad le Ven 27 Nov - 11:01


Un symbole d'oecuménisme :

Dans la région d'Essaouira, en pays berbère, les Regraga sont des tribus dont la mémoire a encore de nombreux secrets à livrer. Abdelkader Mana s'est livré à une introspection de la vie de ces hommes et de ces femmes hors du commun. Dès la parution de son dernier livre « D'un marabout, l'autre », Georges Lapassade s'empressa de le dédicacer à Sa Majesté Mohamed VI, d'autant plus que le fondateur même d'Essaouira portait beaucoup d'affection aux Regraga comme le signalait déjà « A1 Istiqsa » : au mois d'avril 1784, Sidi Mohamed Ben Abdellah vint à Essaouira spécialement pour rencontrer les Regraga, à la période du Daour. À présent à la retraite, Georges Lapassade est malade et ne peut plus se rendre à Essaouira, qu'il aime tant. Alors ses amis des deux rives de la Méditerranée ont voulu rendre hommage à ses trente années de recherches à Essaouira en publiant deux ouvrages: « Regards sur Essaouira » et « D'un marabout, l'autre ». Hommage auquel Sa Majesté Mohamed VI s'est associée personnellement en félicitant le professeur émérite pour le « regard appréciable qu'il porte sur la confrérie des Regraga ». Le message Royal ajoute : « l'ouvrage dépasse le cadre d'un simple journal de route pour s'inscrire dans une analyse profonde du fait social et religieux de la région d'Essaouira. »

Du Malhun ou pays Haha :

Ma première rencontre avec Georges Lapassade date du début des années quatre-vingt. Dans le sillage du colloque de musicologie du premier festival « La musique d'abord », il menait alors une enquête sur la chanson d'Essaouira, en particulier sur le poète Mohamed Ben Sghir, auteur de qasïd de Malhun. Il m'a embarqué dans une recherche dans laquelle je me débats encore aujourd'hui! Immédiatement après la réunion sur le Malhun souiri, il me demande d'aller enquêter auprès des poissonniers sur les chants des marins, puis d'aller interroger une vieille chikhate du Mellah, pour préciser l'apport de la plaine côtière Chiadma à la culture de la ville. Puis nous voilà partis tous deux par autocar au pays Haha - où j'avais mené quelques années auparavant une enquête de sociologie rurale sur la fraction de tribu berbère tlit, une enquête de type structuraliste puisqu'il s'agissait de savoir si cette communauté était en dissolution. Mais notre but n'est plus la sociologie rurale traditionnelle, nous sommes maintenant en quête de la parole poétique. « Je suis étonné qu'on puisse accorder plus d'intérêt à quelques tessons de tagines considérés comme des vestiges phéniciens de l'île de Mogador qu'aux chants des moissonneurs! » disait Georges. Je découvre alors la méthode de l'observation participante, que je retrouverai quelques années plus tard en décrivant le Daour des Regraga dans un journal de route.

La caprification magique :

En effet, « le journal de route » est la forme la plus appropriée pour décrire le pèlerinage circulaire des Regraga. C'est une démarche déambulatoire qui relie les jalons à chacun des horizons pour unifier symboliquement l'espace parcouru. Le mardi 11 avril 1984, à l'étape des Oulad Aïssa, je note : « Les villageois déposent un van contenant un tagine, trois galettes et un service à thé destiné à la maison des hommes. Un vieux à la barbiche d'HoChiMinh insinue sur un ton mêlé de plaisanterie et de reproche : « vous autres, gens des villes, vous êtes injustes, vous dites « donnez-nous nos haricots », sans connaître le travail que cela nécessite. » Brik, qui nous sert le thé et semble fier d'avoir un membre de sa famille en ville, me dit : « Chez nous, les Regraga sont le Tmarsit du bled. Qu'est-ce que le Tmarsit? lui demandé-je. Enfile des figues sauvages aux branches du figuier stérile, les insectes qui en sortiront le rendront fécond. Sans ce Tmarsit, les figues tomberaient avant d'être mûres. Là où les Regraga passent, c'est la fécondité. Là où ils ne passent pas, c'est la stérilité ». Je m'amusais beaucoup à écrire ce livre sur les Regraga dont les passages relatifs à la théorie du « Tmarsit » (la caprification magique) provoquèrent tant de gloussements jubilatoires chez Georges. Il se mit alors à voir du « tmarsit » partout, y compris dans les échanges académiques et universitaires. Pour lui, le fait de truffer la langue française de termes vernaculaires n'était ni un défaut, ni une entorse à la grammaire, mais un « tmarsit », une fécondation! Bien des années plus tard, quelle ne fut pas ma surprise de voir sur la route l'indication « le printemps des Regraga » pour désigner la limite nord du pays Chiadma. Menu : Rgraga, la région d'Essaouira Regraga : Khaima contrele Taifa

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qui dit Chiadmas dit Régragas

Message  ibrahim le Ven 13 Nov - 1:00

Re: Qui dit Chiadma dit RAJRAJA ou RAGRAGA
Hifad le Sam 7 Nov - 23:02

.A l'entrée de mon village , juste à côté de ma maison , se trouve un arganier sacré séculaire trouvé là par mes propres parents et moi-même , reste certainement de croyances et de cultes païens disparus après la conversion des habitants successivement au Judaïsme, au Christianisme et à l'Islam.Notre arganier porte le nom de Sidi Abdeljalil (de Talmeste) et le clou des Regragas , leur baraka , est là sur le tronc . La viste de cet arganier sacré se fait le dimanche , comme had dra , et celà doit donc dater du temps où les habitants de la région étaient chrétiens comme les Regragas dont les ancêtres , dit-on , étaient des chrétiens monophysites , qui croient à la seule nature divine du Christ et qui étaient chassés de l'Europe par les catholiques , qui admettaient eux la nature divine et humaine du Christ.Pour l'autre moitié du Douar , ceux de cherki(le vent qui souffle du nord et qu'on appelle aussi asouiri par référence à Essaouira, par opposition à la moitié sud ceux d'adou ou n'zar , le vent de la pluie, ils ont leur arganier sacré qui porte le nom de Sidi Ben Nacer par référence à la zaouia berbère de Naciri au sud du Maroc et qui organisait des caravanes sous sa direction pour l'accomplissement du pelerinage pour tous les habitants du pays qui le désirent à l'époque.L'agouram de notre arganier sacré , celui qui s'en occupe par délégation des Regrags, c'est mon grand-père maternel par héritage , le père de Adnani.Un voisin et cousin , en voulant construire les maisons pour ses fils près de cet arganier , a même détecté des fondations de vingt mètres de large et d'une trentaine de long , qui sont sûrement les restes d'un ancien temple .Les femmes continuent à le fréquenter jusqu'à ce jour pour demander la pluie , pour former des voeux en enfonçant un clou à son tronc et en y nouant un fil et un jeune étudiant canadien a préparé un mémoire , en ma compagnie , sur tous les arganiers sacrés de la Commune de Sidi Kaouki et il a pris le soin de les repérer par GPS pour le cas où ils viendraient à disparaitre complétement.C'est vrai que les regragas sont berbères arabisés car c'étaient un moyen commode que de passer par les nobles et chef de tribus sur place pour convertir le reste de la population qui dépend des terres sous leur contôle et la hadia annuelle du palais doit bien y avoir trouvé ses origines ..
Hifad
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Qui dit Chiadma dit RAJRAJA ou RAGRAGA
ibrahim le Ven 6 Nov - 22:12

.D’où est venu le surnom des régragas
les chiadmas c’est la région des « regragas » , ces derniers étaient sept hommes berbères qu’on appelait « sebaatou rijal « parait-il qu’ils avaient entendu parler de la nouvelle religion d’alors qui était l’islam et ils ont décidé d’aller à la rencontre du prophète et quand ils étaient arrivé , ils avaient trouvé le prophète avec les « sahabas » alors l’un d’eux avait demandé qui était le prophète en berbère « ma guiton gan arakhassan rabi » et la un des sahabas avait dit « ma li hadou alkawm yourajrijoun » ? Et de la était venu le surnom des rajrajas qui est devenu ragraga.
Le sultan des regragas est « sidi wasmen » qui est toujours enterré à « jbal lahdid » qui se trouve après le village de « bir kouat « sur la route nationale 10 km environ de « talmest » et à 50km d’Essaouira.
La région organise tous les ans l’un des plus grand moussem du Maroc qui dure 44 jours.
Quand on arrive du nord, c'est-à-dire de Safi le plat pays de « sabda » et qu’on aperçoit les montagnes et beaucoup d’arbres, des oliviers, des figuiers et surtout des arganiers, on est arrivé à « chiadma » qui s’étend à l’est vers Marrakech et au sud elle est limitrophe de la région de « Haha » ..
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