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Extrait du manuscrit:"le cheval,la flute et la plume", par Mohammed Hifad

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Extrait du manuscrit:"le cheval,la flute et la plume", par Mohammed Hifad

Message  ibrahim le Ven 13 Nov - 11:09

Extrait du manuscrit:"Le cheval, la flûte et la plume", par Mohammed Hifad
Hifad le Mar 3 Nov - 12:57

.Autour du feu.


Autour du feu. Après avoir parcouru plusieurs lieues en patrouille, les cavaliers se retrouvent le soir autour du feu et se racontent des histoires ou chantent et dansent jusqu’à une heure tardive de la nuit. Un jeune prend la parole et commence à raconter à ses camarades assis en tailleur et en forme de cercle autour du feu : « -Je reviens un jour de ma tribu et il fait une chaleur d’enfer, mon cheval ne supporte plus cette chaleur après avoir marché toute la nuit et la matinée. Je m’arrête sous un grand arganier. Je partage le peu d’eau qui reste dans mon outre avec mon cheval. Je prends un peu de farine d’orge grillée , mandek, et azenbou, qui se trouve dans un autre sac en peau de chèvre , tawelkt, et je le mélange avec de l’huile d’arganier et un peu de miel que j’ai mis dans une jarre en terre cuite. Les figues sèches sont terminées. J’attache mon cheval au tronc de l’arganier et je fais un somme. Après je ne sais combien de temps, j’ouvre les yeux et je me trouve face au plafond de bois d’une grande pièce. Je veux me frotter les yeux pour voir si je suis en état d’éveil ou en train de rêver mais mes bras ne répondent pas. J’essaie de me redresser et j’arrive à peine à bouger mes doigts. Je touche doucement ma poitrine. Je remarque, à mon grand étonnement, que je suis complètement nu. Mon corps est induit d’une mince couche de henné. C’est alors que j’entends la porte s’ouvrir doucement et une aveuglante lumière passe au-dessus de mon visage. Où suis-je ? Que m’arrive-t-il ? Qui m’a emmené ici ? Qui m’a mis dans cet état ? Qui vient me voir ? Je sens la présence de quelqu’un au-dessus de ma tête. Mais, je suis comme paralysé, la tête lourde et les yeux à peine entrouverts. « -Cher frère, me dit alors une douce voix de femme, sois le bienvenu chez toi, Dieu merci, tu es sauvé. J’ai eu peur pour toi. Mais maintenant, je suis heureuse. Quel honneur pour moi de sauver la vie d’un valeureux cavalier de la tribu. Mon frère et maître, les nôtres ont besoin de toi. Il semble que tu viens de loin et que tu as fait un long voyage. Je t’ai trouvé sous l’arganier complètement évanoui à cause de la chaleur torride et du manque d’eau. Je t’ai emmené dans ma modeste chaumière. Tu ne la quitteras , par la volonté de Dieu , que lorsque tu seras guéri et capable de continuer ton chemin ou de rester parmi nous. Tu témoigneras devant Dieu et les hommes que j’ai fait mon devoir envers nos douze tribus. Je suis ta servante et ma vie appartient au cavalier de nos tribus sacrées. » « Je te suis reconnaissant, lui dis-je d’une voix à peine perceptible, et je te remercie au nom de nos tribus. » Elle me passe sa douce main sur le front. Et doucement, se déplace peu à peu vers mes pieds pour que j’arrive à la voir. De grands yeux bleus, bouche fine, une longue natte de cheveux devant qui descend jusqu’à ses pieds et une autre jetée par derrière .C’est juste à la maison qu’elle les dispose de cette manière mais dehors , elle les enroulent comme une couronne d’or sur sa tête. La voix, à ne pas en douter, est celle d’une chanteuse habituée au grand espace .Je sens l’harmonie des vibrations de ses cordes vocales comme celle d’un instrument de musique. La taille est moyenne, la poitrine est plutôt large et consistante. Je sens tout mon corps qui revient à la vie. Le destin a voulu que je sois sauvé par cette belle créature aux mains merveilleuses. Elle a su, grâce à son art éteindre le feu de mon corps et de mon âme. Je suis fier de mourir pour que cette Femme vive en paix dans la dignité et la liberté. Je lui ai remis tout ce que contient ma bourse et elle a accepté difficilement cette récompense dérisoire estimant avoir seulement fait son devoir envers ses douze tribus. Je ne l’ai jamais oubliée. Sa voix et ses parfums habitent encore mes rêves. Egalement, mon cheval n’a pas oublié son blé, son foin et sa jument. Le cheval est un animal sacré de nos ancêtres et c’est pour cela qu’on appelle toujours les habitants de la région les hommes-chevaux. Nous sommes fiers, courageux et résistants comme le cheval. Nous dansons, nous courons, nous sautons les pieds joints et nous hennissons comme lui en entrant chez nous pour marquer notre présence. Au dessus de chaque porte , on fixe un fer à cheval en signe de prospérité pour porter bonheur pour la demeure et la famille ou les protéger contre le mauvais œil ou sort .La partie ouverte du fer à cheval est dirigée vers le bas si elle est au dessus de la porte ou vers la droite ou vers la gauche si elle est fixée sur la porte elle-même comme pour indiquer la direction que doit prendre le cheval de la fortune et canaliser ses forces vers l’intérieur de la maison . Ce fer est ouvert vers le bas comme si on veut que la fortune sorte de la terre , entre à la maison et continue vers le ciel , même après la mort dans la maison de l’au-delà. Des douars entiers portent le nom de Tassila, le fer à cheval. Celui de l’animal sacré qui symbolise les tribus et la terre de la région. Les gens du Makhzen s’arrêtent parfois pour frotter la poussière collée aux fers de leurs chevaux juste après avoir traversé l’un de nos villages par peur que cela ne leur porte malheur .Les habitants , surtout nos femmes sont très réputés pour leur sorcellerie et leur pouvoir de jeter des sorts à leurs ennemis .Un voisin est allé moissonner chez une femme il n’y a pas longtemps , et en entrant chez elle il a vu un coq avec un gris-gris accroché au cou qui est poursuivi par ses poussins et qui les appelle comme une poule. En lui demandant pourquoi elle a fait ainsi , elle lui a répondu que leur mère est morte et qu’elle n’a pas une autre poule pour faire ce travail et accompagner ces poussins jusqu’à ce qu’ils grandissent normalement. Sous prétexte qu’il a oublié sa faucille dehors, il s’est enfui sans se retourner dans les règles de l’art -il ne faut jamais se retourner après la rencontre d’un esprit- par crainte de cette sorcière et de son pouvoir magique qui le transformerait facilement en homme-femme facilement .Comme le cheval ou la jument, nos femmes dansent en jetant en avant et en arrière leurs longs cheveux. Leurs ceintures, ressemblent à celles des selles des chevaux et des juments, autour des épaules, le long du dos jusqu’au bassin avec une partie ronde en bas qui ressemble à celle de derrière la selle et qui est mise sous la queue. : L’homme est un homme-cheval qui danse et la femme, une femme-jument qui danse également. Le poète chante le poulain qui symbolise souvent le femme et le jeune homme Nos hommes dansent et frappent des pieds sur le sol en imitant le bruit que font les chevaux à la marche, au trot et au galop. Malgré la disette, le cavalier des tribus est partout traité en seigneur et fils de seigneur qu’il est souvent. Lorsque le Caïd et Amghar envoient un mokhazni pour qu’il règle un différent entre deux personnes ou familles, il reste à la charge de ces dernières , lui et son cheval , en plus des taxes du Makhzen au point où les gens se réconcilient plutôt que de faire appel aux services coûteux de l’administration . Les miens m’ont choisi pour mes mérites de cavalier .Dès que j’arrive de la mosquée , je fais sortir mon cheval et je vais , à notre bonheur tous les deux , jusqu’à tagharte . Là sur la plage infinie, comme sur un tapis volant, nous courons ivres d’embruns, de sables et de vent. Dans un corps à corps sur mon cheval sans selle, nous avons l’impression de quitter le sol et de voler loin, toujours loin, très loin, jusqu’à l’épuisement total. La plage s’étend toujours devant nous. Mon cheval oublie qu’il me porte et moi que je suis sur lui. Nous formons un seul être et nous oublions que nous sommes sur la plage. Nous revenons au douar comme ayant accompli le plus noble des devoirs, en participant pour un moment au grand mouvement qui anime l’univers. Une fois par semaine, nous nous rencontrons , les cavaliers des douars voisins et nous , pour le saut d’obstacles et tbourida ou la fantasia ainsi que les jours de fête , dans nos champs à la grande admiration de nos femmes et de nos hommes. Ainsi, notre entraînement permanent est un plaisir pour les yeux et les cœurs. Et notre présence est un honneur et une fierté dans toutes les cérémonies. Parfois , j’aide les habitants à éteindre le feu dans un champ : je traverse de part en part le feu pour l’écraser et entraîner mon cheval à ne pas avoir peur du feu de l’ennemi. Soit il le saute, soit il le traverse directement en pleine vitesse étant entraîné dès son jeune âge à ne pas craindre le feu. Mon grand-père taleb m’a préparé tbarid , une amulette , qu’il a soigneusement mise dans un étui d’argent pur et que je porte constamment. Seule une balle en argent pur peut traverser mon corps. Le reste ne peut pas m’atteindre. Mes ennemis me tirent à bout portant sans me faire tomber. Souvent le cavalier fuit en vivant cette situation incroyable. Il m’arrive de lui arracher son fusil de ses propres mains grâce à mon amulette. Mon cheval aime danser au son du tambourin. J’aime aller d’un bout à l’autre entre la rangée des hommes et celle des femmes qui dansent ahwach. Mon cheval est dressé à suivre admirablement le rythme de taguinza, le tambourin. De temps en temps , je tire dans l’air , ce qui est suivi immédiatement en échos par les youyous stridents des femmes impressionnées par les coups de feu et l’odeur du baroud. Au moment de chaque pause , le poète , andame , chante à la gloire des ancêtres tout en réservant un mot, qu’il jette comme une fleur en passant, pour chaque membre de la grande famille , présent ou absent , suivant leur rang social. Chaque soir nous nous retrouvons à anrar, lieu sacré de dépicage, pour la danse d’ahwach. C’est l’endroit où nous recevons les troupes des autres douars ou tribus, surtout au printemps lorsque la nature est en fête. Nous formons l’asgua, coude à coude, un homme puis une femme , ou les hommes d’un côté et les femmes de l’autre ou la troupe des femmes seules et ensuite celle des hommes. Dans de telles occasions, nos poètes ont la tâche difficile. Chacun doit vanter pour l’autre les qualités des siens. Ils disent ce qu’ils ont patiemment préparé et appris et passent à l’improvisation où excellent les plus doués d’entre eux. Cela peut durer plusieurs heures jusqu’à ce que l’un cède la place au plus fort. Ce sont des rencontres pour le plaisir des cœurs et des esprits. Anrar se trouve loin des maisons à l’orée des bois. La fête commence l’après midi et ne se termine qu’à l’aube. Les jeunes, filles et garçons, par couple ou en groupe, vont s’étendre sous l’ombre des arbres et au milieu des fleurs. Les filles portent parfois des roses aux cheveux ou de petits bouquets de basilic qu’on présente aussi à celui ou à celle qu’on invite au moins une semaine avant la cérémonie. Ils ont tout leur temps pour se connaître et s’aimer en toute liberté. Nous autres , les cavaliers , nous sommes armés , en tenues de combat et nous faisons tbourida accompagnée de diverses acrobaties sur les chevaux . Ceux qui dansent également sont armés. Seules les femmes et les serviteurs ne portent pas d’armes mais en cas de notre absence , ils le sont par mesure de sécurité car il y a parfois des harka ou attaques ennemies par surprise et chaque bras compte pour la défense des nôtres. Il nous arrive de jouer et de chanter du douar jusqu’à la plage durant toute la nuit ; c’est la tactique que nous adoptons pour mettre à la mer un ennemi qui vient de débarquer , parfois supérieur en nombre . En entendant les détonations collectives de nos fusils , les cris stridents de nos femmes et les sourds sons des tambours , nos ennemis qui viennent de débarquer , nous imaginent plus nombreux qu’eux . Les sangliers , les hyènes , les chacals , les renards , les lièvres , les chiens et les chats sauvages fuient devant nous et s’attaquent les premiers aux ennemis comme une véritable armée que nous mettons à l’avant-garde. Et parfois , ils commettent l’imprudence de pénétrer un peu plus dans le pays et de laisser , entre eux et la côte , les sorties camouflées de nos grottes , ifrane , aménagées en longs passages souterrains pour surprendre , disperser et décimer les ennemis suivant la consigne d’Amghar. Ces mêmes ifrane servent de gîtes , de lieu de culte et nous permettent aussi d’échapper à certains fléaux naturels comme cette invasion de moustiques venus de la mer et qui ont décimé notre population ou les cyclones qui rasent nos maisons de surface et arrachent d’énormes arganiers , sans compter les secousses qui viennent de takouchte , le volcan. C’est pour cela que nos premières maisons avaient des toits coniques , en dos d’âne, comme nous disons dans le pays uniquement de paille pour les rendre légers et moins dangereux s’ils tombent sur nous. Ils ne sont pas comme ceux que nous avons en ce moment, plats et couverts de pierres, de terre et de chaux et plus dangereux en réalité en cas de tremblement de terre. Nous déposons dans nos ifrane toutes nos provisions ou à Agadir , en surface : une grande maison qui appartient à tous les habitants ou une forteresse , une sorte de réduit de défense contre d’éventuelles attaques ou harka ennemies. Les silos et les trappes qu’il y a dans nos maisons en surface sont en réalité les entrées de nos passages souterrains. Ils sont souvent creusés au milieu de la pièce où on passe la nuit par mesure de sécurité. Nous sommes souvent attaqués par des harka des hordes de cavaliers qui viennent de l’intérieur du pays. Nos femmes s’amusent à effrayer nos malades en leur annonçant l’arrivée d’une harka. Par peur, ils se sauvent en oubliant parfois leurs maladies. En effet, s’ils veulent garder leurs têtes sur leurs épaules, ils ont intérêt à joindre les autres dans les grottes. On y trouve encore certains vieillards habitués à ce mode de vie malgré la sécurité qui règne sur le pays. Parfois nos ennemis allument du feu à l’entrée de nos grottes pour nous obliger à en sortir mais ils oublient que ces passages ont toujours deux ou plusieurs issues de secours camouflées dans la forêt hors du douar . Ceux qui sont malades préfèrent y rester à l’abri pour parer à toute éventualité. Sans ces grottes , la vie dans les plaines serait impossible puisque les douars sont à découvert et faciles à atteindre , ce n’est pas comme sur la montagne. Et c’est les plus courageux qui vivent dans le sahel grâce à cette tactique des grottes ou passages. Nous sommes les hommes du front et la haie de nos tribus de l’intérieur. Nos aigles veillent jour et nuit sur leurs chevaux prêts à fondre sur l’ennemi à tout moment. Ils ne demandent de l’aide aux autres tribus qu’en cas de force majeure. c’est pour cela qu’Amghar préfère les cavaliers de ma tribu et fait d’eux sa garde personnelle.. Ce sont des hommes qui offrent une grande hospitalité en temps de paix et de guerre. Ils ont construit par leurs propres mains la nzala , le caravansérail , grande maison réservée aux caravanes qui traversent leur territoire . Les voyageurs, en plus des marchandises, apportent les nouvelles des pays qu’ils traversent et les habitants leur font savoir celles de leur territoire. C’est ainsi que circulent les informations. De grands personnages accompagnent souvent ces fabuleuses caravanes. La nzala est construite loin du douar, soit par mesure de sécurité car les voyageurs peuvent apporter des maladies ou être des brigands travestis en marchands de passage, soit pour la rapprocher du chemin des caravanes un peu loin du douar. Celles-ci y passent parfois plusieurs jours surtout en hiver lorsque l’oued est en crue et coupe la route vers la cité voisine. Nous sommes bien loin mes amis ! Où es-tu cher awade avec ta flûte merveilleuse ? Où es-tu Raïs avec ton tambourin ou taghenza ? Où es-tu Rais d’ahwach pour mener à bien la danse de ces hommes-chevaux impatients ? Nos cœurs et nos âmes enchantés voient des fleurs pousser partout où vous passez ! Ta flûte magique, cher awade, glorifie les ancêtres, chante notre histoire et unit les cœurs faits les uns pour les autres tel qu’il est écrit dans le Grand Livre en ce monde et dans l’au-delà. Qui peut séparer les cœurs qui s’aiment ? Demandes-tu à l’assistance de tous les âges ! ce ne sont ni le Raïs ni l’awade qui sont leurs messagers ; ce ne sont ni la musique ni la chanson qui sont la source merveilleuse de leur histoire ; ce ne sont ni leurs amis ni leurs parents qui en sont heureux ; ce ne sont ni les bêtes ni les oiseaux qui ne vivent que pour l’amour ; ce ne sont ni les papillons ni les abeilles ni le vent qui unissent les fleurs et font leur bonheur ; ce ne sont ni les champs ni nos forêts qui sont en plein printemps ; ce n’est ni la terre ni les étoiles qui vivent en harmonie et l’inspirent aux amoureux. Buvons du thé à leur bonheur et jetez sur leur passage des roses blanches ! Mangeons du miel et des amandes torréfiées ! Où êtes-vous valeureux guerriers ? Faîtes-nous sentir l’odeur du baroud ! C’est la nuit de notre amour, de notre victoire et de notre destin. Où êtes-vous valeureux cavaliers et puissants chevaux ? La cour est grande comme le cœur et l’esprit de notre hôte. Partageons sa joie et jouissons de sa grande générosité ! Que la peine soit maudite et que le vent du sud-ouest l’emporte à jamais ! Que le bonheur soit notre source intarissable ! Que les cœurs unis n’oublient jamais cette nuit ! C’est celle de leur destin ! Vous êtes les fils d’aujourd’hui ! Ne pensez ni à la veille, ni à demain ! Vous êtes les fils du présent ! Réveille-toi grand-mère ! Que notre nuit soit longue et que notre bonheur soit infini ! Raïs, lève-toi ! Ajoutez du bois à notre feu ! Levez-vous valeureux guerriers et faîtes-nous entendre les galops de vos chevaux ! Que le Raïs de la troupe veille au respect des règles ! Formez la file et faîtes le tour de notre cour et de notre feu qui unit notre cœur et nos âmes ! Doucement ! droite,gauche,droite,gauche, ! Bougez vos épaules et gardez la cadence, les têtes hautes comme vos fiers chevaux ! Face au Raïs, on frappe des mains , on frappe des pieds , en arrière jeune homme, on ne sort pas de la file , souffle awade ! Chauffe ton tambourin Raïs ! Les femmes, réveillez-vous ! Où voulez-vous que nos chevaux fassent des youyous à votre place ? Danse valeureux cavalier ! Oublie tes pieds et ta fatigue et que les esprits des vents possèdent ton corps et ton âme ! Que les vents de la pluie rendent fertiles tes terres ! Danse et frappe ton tam-tam jusqu’à l’aube ! Fais vibrer la pierre sous tes sabots d’étalon ! Arrière poulain ! Je veux des pas de danse et non des ruades ! raïs, danse sur ton tambourin et montre à ces enfants quelle est encore ton agilité ! Vous deux en avant face aux femmes ! Prenez vos couteaux et faîtes la danse des couteaux ! Montrez à vos frères et sœurs comment les mains d’un bon guerrier doivent être agiles ! Faîtes croiser vos mains et vos pieds au rythme de la musique et dites à nos femmes de préparer les encens pour ceux ou celles qui entrent en transe ! Apportez de l’eau et arrosez la cour creusée par les sabots de nos chevaux ! Tirez en l’air grands guerriers ! Annoncez la bonne nouvelle aux hommes des autres tribus s’ils veulent être des nôtres et faîtes danser vos fiers chevaux ! Ne vous approchez pas trop des femmes et faîtes attention aux enfants ! C’est notre nuit, jouissons chers frères et soyez les bienvenus ! Danse mon cœur et vole mon âme à la rencontre de la bien-aimée et de tous ceux m’attendent au pays des gens heureux ! ».
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