Mogador-Taghart-Essaouira _ آلصويرة. ثاغارت. موكادور
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أهواك ! مدينتي أهواك يا مدينتي دون غيرك لأني رئيت آلنوربين ظهرانك أهواك حتى لا أهوى سواك ليرفرف ألقلب والفؤاد لك أنا منك مهما أبعدوني عنك وسيضل ألحنين يشدني إليك لن يرتاح البال حتى أزورك ولن تنام عيني حتى أتفقدك لقد قالوا عنك مدينة ألرياح وأجمعوا لك وإليك كل آلسواح بأنكي قبلتهم وراحتهم فقصدوك كثيرا منهم عمروك وأسكنوك وآخرين تملكوا واستثمروا بك فما مكانتي بين هؤلاء وهؤلاء فلا حول ولا قوة لي إلا صبري لا حيلة لي ألا دمعتي وحزني عليك

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Diabet et le mouvement Hippie

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Diabet et le mouvement Hippie

Message  ibrahim le Mar 22 Déc - 6:34

Re: Diabet et le mouvement Hippie

hamid kaabour le Sam 19 Déc - 9:39

CITATION
Les hippies (hippie au
singulier, ou parfois hippy) étaient les membres d'un mouvement de contre-culture des années 1960 et des années 1970 qui avaient pour but un style de vie marginal,
communautaire ou nomade, renonçant au nationalisme corporatiste. Ceux-ci
s'étaient opposés à la Guerre du Viêt Nam, avaient pour certains embrassé des aspects
du bouddhisme, de l'hindouisme, et/ou de la culture religieuse américaine indigène, et étaient en désaccord avec les valeurs occidentales
traditionnelles de la bourgeoisie. Ils virent dans l'autorité
gouvernementale, le paternalisme et les mœurs qu'il prescrivait,
l'industrie de corporation, et les aspects sociaux traditionnels autant
d'éléments d'un establishment unifié auquel ils ne
reconnaissaient aucune légitimité
authentique.


Il s'agissait néanmoins d'un mouvement de
très grande ampleur car il concernait simultanément une grande partie de la
jeunesse née du baby-boom dans tous les pays occidentaux.


Bien que ce mouvement soit aujourd'hui
éteint, il a laissé des empreintes profondes et durables dans les sociétés
occidentales, sans être parvenu à les changer radicalement.





Re: Diabet et le mouvement Hippie



Bouhadana David le Ven 18 Déc - 21:50

Ibrahim

c'est tout a fait ca
les gens on su dire Diabet mais pas Essaouira
apres les annees Diabet , j'etais en Amerique moi meme , et j'ai entendu DIABET en pleinne rue de N.Y
Diabet ete connu plus qu'Essaouira
c'etait a cause du mouvement des Hippies
la femme avec moi a Diabet etait de N.Y







Re: Diabet et le mouvement Hippie



ibrahim le Ven 18 Déc - 21:27



<BLOCKQUOTE>Hifad a écrit:Ce n'est pas un don David , j'ai dit qu'il a financé aux USA une revue pour faire connaitre Diabet et Essaouira de par le monde et même au Maroc car c'est grâce aux touristes qui demandaient aux services de Nouacer où se trouve Diabet que leurs agents l'ont connue eux-mêmes .
</BLOCKQUOTE>

bonsoir Hifad
C'est juste , dans les années soixante j'étais à casa poursuivre mes études à ( Al Khawarizmy)
et à chaque période de vancances j'empreinte la CTM le billet coutait 10,65 dh et il y avait
notre courageux souiri Larbi Bghila dit (juin) qui travaillait à la compagnie et pendant que j'ai pris mon
billet chez Larbi un groupe se présentait à la caisse en disant d'un français d'ailleurs 15 billets pour Diabet
car les hippies connaisaient Diabet et ignorait Essouira à cette époque

_________________
Avec Mes Amitiés
Ibrahim









Re: Diabet et le mouvement Hippie



Hifad le Ven 18 Déc - 21:02

Ce n'est pas un don David , j'ai dit qu'il a financé aux USA une revue pour faire connaitre Diabet et Essaouira de par le monde et même au Maroc car c'est grâce aux touristes qui demandaient aux services de Nouacer où se trouve Diabet que leurs agents l'ont connue eux-mêmes .







Re: Diabet et le mouvement Hippie



Bouhadana David le Ven 18 Déc - 16:47

Je veux dire que moi meme j'ai connu Jimi lors de son passage a Diabet, il etait tres cool
ainsi que d'autres comme les gens du Leaving theatre dont une du nom de Suzanne qui as eu un enfant
avec Notre PACA
mais l'histoire de don pour diabet , je ne suis pas au courant
tout est possible







Re: Diabet et le mouvement Hippie



Hifad le Ven 18 Déc - 16:07

Jimi Hendrix de notre génération mérite notre hommage autant qu 'Orson Wells de la génération précédente.Au rond point de Barakat Mohamed , il y a souvent des touristes de tout âges qui me demandent où se trouve Diabet .Les anciens hippies , de hauts responsables actuellement , reviennent en pelerinage en compagnie de leurs enfants , petits enfants et amis ,pour Diabet , rendu de renommée internationale par Jimi Hendrix , ce grand chanteur et mélomane qui a marqué bien des générations.Essaouira n'a pas encore su tirer profit de cet atout touristique par négligence ou par manque de professionnalisme dans ce domaine.Jimi mérite d'avoir une place à lui à Diabet avec une statue commémorative à l'instar de celle d'Orson Wells dans l'ancienne médina.Et surtout qu'aujourd'hui , on assiste à une renaissance du mouvement hippie avec de plus en plus de visiteurs de différentes générations pour Essaouira et Diabet.J'ai entendu parler à l'époque d'une revue ou un numéro spécial sur diabet et Essaouira financé par Jimi et distribué sur l'ensemble du territoire américain.Si nos membres qui ont des parents aux USA voudraient bien vérifier si c'est vrai et s'il est possible d'en avoir les références pour mémoire et pour l'histoire .Malgré le côté négatif du mouvement en ce qui concerne la drogue, le sex etc mis en relief par ses détracteurs , il véhicule des valeurs de tolérance, de paix ,d'amour , d'humanisme ,de co-existence pacifique, de non-violence, lutte contre la guerre , toutes les guerres , s'interesse déjà aux problèmes de l'environnement , sans oublier son arme redoutable , ce grand moyen de communication universel qui en constitue l'un des pilliers à savoir la musique , tout dire avec de la musique et des fleurs!Merci Jimi et compagnie!







Re: Diabet et le mouvement Hippie



Bouhadana David le Ven 18 Déc - 11:11



Une photo de moi avec une hippie des annees 68-69
a Diabet







Diabet et le mouvement Hippie



ibrahim le Mar 24 Nov - 23:19

Diabet a vécu dans les années soixante un mouvement dont voici quelques éxtraits



Né aux Etats-Unis, le mouvement hippie a conquis les jeunes européens mais aussi les jeunes arabes. Eh oui, peu de gens le savent, mais ce mouvement de "contre-culture" comme on l’appelle, avait aussi des adeptes dans les pays du monde arabe. C’est notamment le cas au Maroc, et tout particulièrement à Essaouira, une ville autrefois appréciée des hippies… A propos d’Essaouira, cette cité s’est d’abord appelée Amogdul ("La bien gardée" en berbère) puis Mogador suite au passage des conquérants portugais et espagnols. La médina d’Essaouira, l’ancienne ville traditionnelle, avec ses remparts et ses souks, est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Question climat, Essaouira est exposée aux vents toute l’année, mais cet inconvénient est compensé par la douceur du climat. Autres atouts et non des moindres : la ville est réputée pour la gentillesse de ses habitants et son caractère cosmopolite. Les artisans et les pêcheurs côtoient les artistes du monde entier. Jusqu’au début des années 1950, il y avait une importante communauté juive à Essaouira. Composée en majorité de marchands et de bijoutiers, elle contribuait grandement à la prospérité du port. A l'indépendance du Maroc en 1956, Mogador retrouve le nom d'Essaouira, "la bien dessinée" en arabe et dans le même temps, beaucoup de juifs la quittent. Dans les années 60, Essaouira, ville calme, cool même, attire les hippies. L’époque hippie d’Essaouira Pour info, hippie ou hippy est un mot dérivé de l’argot anglo-américain "hip", qui signifie dans le coup, branché. Les hippies rejettent le consumérisme, la guerre, les principes moraux rigides et prônent un mode de vie proche de la nature. Ils prônent le "flower power" et le "peace and love" en opposition aux conflits et à la violence.
Donc Essaouira a eu sa période hippie. On suppose qu’elle a commencé avec l’arrivée des new-yorkais Julian Beck et Judith Malina, fondateurs du Living Theater. Littéralement "Théâtre vivant", le Living Theater est une troupe de théâtre expérimental aux messages politiques révolutionnaires, dont la marque de fabrique est l'improvisation, alliée à un jeu très physique. La troupe était devenue une communauté nomade d’une trentaine de personnes, qui donnait des représentations dans le monde entier. Mais en juillet 1968, elle décide de boycotter le festival d’Avignon, parce qu’il n’était pas complètement gratuit. La troupe choisit alors d’aller plus au Sud. Le port marocain d’Essaouira est évoqué. Pour plusieurs raisons : La vie y est bon marché et en plus, c’est un haut lieu de pratiques mystiques, avec les nuits de transe organisées par les Gnawas, les musiciens guérisseurs. Quelques jeunes artistes et intellectuels y avaient déjà élu domicile, comme Lakhdar Boujemaa, inventeur d'un Musée d'art populaire qui révéla les peintres originaux d'Essaouira... Et puis un ami de la troupe, Ira Cohen, le créateur du psychédélisme, avait vécu au Maroc entre 1961 et 1966, la troupe ne débarquerait donc pas en terrain inconnu. Donc en 1969, le Living Theater débarque à Essaouira, prônant l’égalité, la liberté du corps (exhibitionnisme ?), de l’esprit (prise de LSD ?) et l’amour libre et sans engagement… Au passage, le groupe hippie convainc très vite des Marocains de le rejoindre. Le groupe s’étoffe davantage lorsque de nouveaux "membres" européens et américains arrivent. Ils habitent à l'Hôtel du Pacha, qui aujourd'hui s'appelle Riad al-Madina, dans le village de Diabat. L’aventure dura trois mois et demi, puis la troupe du Living quitta le port d’Essaouira pour d’autres cieux.

Fin juillet 1969, c’est le célèbre guitariste Jimi Hendrix qui fait escale à Essaouira pour souffler quelques jours avant de préparer le fameux festival de Woodstock. Il venait de vivre des moments difficiles : démêlés avec la justice, querelles intestines avec son groupe, .etc.. Il ressentait le besoin de faire un break au soleil, sans doute. Il a d’abord posé ses valises à Marrakech avec un ami, avant de rejoindre Essaouira, plus fraîche grâce à ses alizées. En plus, là-bas, des amies les attendaient. Jimi Hendrix, ses compagnons et le groupe du Living Theater ont sûrement passé au moins une soirée ensemble. On sait que Jimi s’est acheté une djellaba, qu’il fuma quelques joints et qu’il se promena sur la plage. Puis il reprit l’avion début août pour préparer Woodstock. Comme ce séjour n’a pas été mémorisé par un film ni même une photo, les rumeurs sont allées bon train sur son déroulement. Ainsi, on raconte au Maroc qu’Hendrix a composé Castle Made of Sand (Château de sable en anglais) à Essaouira, ce qui n’est pas le cas malheureusement ! Autres anecdotes amusantes : on l’aurait vu discuter avec des musiciens locaux, partager le pain m’semen avec des Marocains, et même gravir une montagne à Chefchaouen… Plus amusant encore, des Marocains affirment avoir aperçu son fantôme dans différents lieux, à Marrakech et à Tanger… Bref, la présence, même quelques jours seulement, de la légende Hendrix au Maroc, a inspiré beaucoup de belles histoires.
En 1972, la police d’Essaouira, qui ne comprenait rien aux nouvelles revendications libertaires de sa jeunesse et au mouvement hippie, commence la chasse aux hippies. Les tensions avec les hippies existaient déjà, mais elles se sont exacerbées au début des années 70. C’est que la plaisanterie a assez duré : on emmène au poste les jeunettes en minijupes et cheveux longs pour les sermonner, on admoneste les jeunes hommes aux coupes afro, on ne tolère plus les jeunes en sandales marocaines et veste en peau de mouton qui se roulent des joints en toute impunité… Selon les rumeurs populaires, on rasait la tête aux jeunes filles trop peu vêtues. En 1973, la police marocaine disperse les derniers groupes hippies en affirmant vouloir lutter contre le trafic d'opium. Après le départ forcé des groupes hippies, les jeunes Marocains qui s'étaient joints au mouvement, une vingtaine sans compter les sympathisants, ont été mis au ban par leurs compatriotes. Des filles mères se sont retrouvées seules, des artistes adeptes des hallucinogènes ont du changer de look et se cacher… Certains hippies marocains ont cependant réussi à tirer leur épingle du jeu, comme Abderrahman Paca, pivot incontournable du chant gnawa marocain et membre du groupe Nass El Ghiwane, et Taieb Saddiki, grand dramaturge arabe et créateur du Théâtre National, où il a mis en scène les grands textes littéraires arabes. Photo ci-contre : le groupe de gnawa Nass El Ghiwane. L’ivresse pleine de promesses de l'époque hippie a laissé place à la désillusion, mais à de beaux souvenirs aussi. En témoigne ce père marocain âgé de la cinquantaine passée et qui se souvient de l’époque fort sympathique où les hippies, cheveux longs et pantalons en pattes d’éph’ venaient taquiner leurs guitares sur la plage. "On était encore petits ou ados mes amis et moi, et on s’attroupait autours de ces rebelles pacifiques et chaleureux pour les écouter jouer de la guitare et chanter", nous explique ce monsieur avec des yeux pétillants. Puis d’ajouter : "Ils étaient très gentils, très ouverts, ils ne nous chassaient pas comme le faisaient beaucoup d’adultes. Ah, c’était la belle époque", il mime alors un guitariste tout en se souvenant des tubes qui ont marqué sa jeunesse "I can’t get no, ta ta ta, satisfaction…"..


Autre lieu, autre époque. À la fin des années 60, des centaines de hippies délaissèrent Ibiza pour Essaouira. L’Hôtel Pacha – désormais rebaptisé Riad Al Madina – était leur point de chute. Malheureusement, les fresques psychédéliques des chambres ont aujourd’hui disparu sous plusieurs couches de peinture pastel, mais le patio où se tenaient d’énormes fêtes a conservé toute sa splendeur. On y croisait Malina et Julian Beck, les deux New-Yorkais qui fondèrent la sulfureuse compagnie théâtrale The Living Theatre, un mythe de la contre-culture des sixties. Après s’être fait exclure du Festival d’Avignon en 1968, la troupe libertaire trouva refuge ici. Elle y joua en avant-première sa pièce Paradise Now, un happening de danses et de comédie, interprétée par des jeunes gens en révolte, aux corps dénudés et bourrés de LSD.
À la terrasse d’un café, Ibrahim, la soixantaine passée, se souvient de ces années avec un brin de nostalgie : « On surnommait ces Occidentaux aux cheveux longs les mangeurs d’enfants. On disait aux gamins turbulents : si tu continues comme ça, ils vont venir te dévorer. C’était très efficace ». D’après lui, les hippies furent les premiers au Maroc à transformer l’herbe en résine de cannabis. Cela leur aurait permis de faire croire aux policiers que ce produit était destiné à la réparation de leurs guitares. Le subterfuge fonctionna pendant quelques années.
Lorsqu’on discute des sixties avec les habitants d’Essaouira, un nom revient souvent : Jimmy Hendrix. Il ne fit qu’un passage éclair pendant l’été 69 et pourtant cette visite est à l’origine de bien des mythes. Il y aurait écrit la chanson Castle Made of Sand après avoir vu sur la plage les ruines du fort portugais. La chanson étant sortie durant l’hiver 67, cela paraît donc peu probable. Toujours est-il que ces rumeurs ont largement contribué à la renommée de la cité portuaire…
Que reste-t-il aujourd’hui des charmes de la ville qui attirèrent également Paul Simon, Cat Stevens et plus récemment les Rita Mitsouko ? Pour Cathy, une routarde anglaise de 24 ans, la ville n’a pas perdu son âme : « On n’y est pas oppressé par les multiples sollicitations, comme à Fès ou à Marrakech. L’ambiance y est beaucoup plus décontractée. » Dans les rues de la médina, on croise encore plus de voyageurs indépendants que de groupes de touristes.
D’ailleurs, il est facile d’éviter l’homo touristicus. Il suffit de quitter les rues principales et de partir se perdre dans les ruelles. Un conseil : lorsque vous entrez dans la ville par la porte de Marrakech – Bâb Marrakech –, prenez la première à gauche. Dans la rue d’Agadir, le temps semble s’être arrêté. Les portes bleues qui se détachent des façades blanches feront le bonheur des photographes.
Pour plus d’animation, rendez-vous dans le mellah, l’ancien quartier juif. C’est dans cette partie de la ville que vivent les familles les plus pauvres. Certains immeubles tombent littéralement en ruine. Pourtant, déambuler dans ces passages sombres, éclairés simplement à la lampe à pétrole, procure un véritable plaisir. Ici, personne ne vous proposera d’acheter des souvenirs, car, de toute façon, il n’y a pas grand-chose à vendre. Après être passé sous la porte Doukkala, vous arriverez place des Artistes. Et des artistes, ce n’est pas ce qui manque à Essaouira.
Si les traces des passages de Welles ou Hendrix se sont estompées, Essaouira est restée une ville d’art. Le nombre impressionnant de galeries disséminées dans la médina témoigne du dynamisme culturel de cette cité portuaire. N’hésitez pas à franchir leurs portes, ne serait-ce que pour jeter un coup d’œil. L’accueil y est bien plus chaleureux que dans les galeries françaises. La plus importante se trouve en face de l’Horloge. La galerie Frédéric Damgaard porte le nom de son créateur, un mécène danois qui fit beaucoup pour le rayonnement de l’art marocain en Europe. Vous y trouverez des œuvres de la jeune génération d’artistes souiris, dont les tableaux naïfs et colorés tranchent avec la blancheur des murs. Des pièces de mobilier, qu’on imagine sans difficulté trôner dans un coin de son salon, sont également exposées.
Située dans un ancien entrepôt, rue du Caire, la galerie Othello est plus intimiste. La lumière est tamisée et un disque de Gotan Project passe en boucle. Après la profusion de couleurs que l’on trouve dans la plupart des autres galeries, l’œil est attiré par ce qui ressemble de loin à des calligrammes d’Apollinaire, en fait des calligraphies de Mohammed Tifardine.
Dans son atelier de la rue de la Ceuta, ce peintre reçoit avec un calme certainement hérité d’une pratique intensive de la calligraphie. Il explique timidement sa démarche artistique : « Mon idée est de dessiner avec des lettres arabes des poèmes ou des proverbes issus de la littérature occidentale ». Il trouve son inspiration chez Socrate ou Rousseau. Ses tableaux symbolisent la rencontre de l’Orient et de l’Occident. Son œuvre est à l’image de sa ville : un véritable mariage de cultures.
Avec la peinture, la musique est un art majeur de la cité. Le gnaoua, apporté d’Afrique Noire par des esclaves et comparé non sans raison au blues, est omniprésent à Essaouira. Même Saïd, un vendeur de tapis, joue quelques accords sur son guembri – une guitare à trois cordes – en attendant d’hypothétiques clients. Si vous cherchez le centre de la musique gnaoua, il se trouve dans un mausolée le long des remparts. Demandez aux habitants de vous indiquer la zaouïa. Ici, lors des dix nuits précédant le Ramadan, des musiciens se relaient et la fête ne se termine qu’au petit matin.
Si vous n’avez pas la chance d’être à Essaouira à cette période ou durant le festival gnaoua, voici le récit d’un samedi soir ordinaire. Première étape au restaurant Dar Loubane près de la place de l’Horloge. Le Maaâlem (maître de cérémonie) Omar Hayat et son groupe s’y produisent chaque semaine. Au programme : du gnaoua classique en habit traditionnel, devant un parterre de couples qui semblent médusés. La musique est de qualité, car Omar Hayat est un musicien réputé, même si on a parfois la désagréable impression d’assister au spectacle d’un club de vacances.
Après avoir traversé la place Moulay-el-Hassan, où une émeute menace quasiment d’éclater à l’entrée d’un concert de rap, rendez-vous au Taros, le bar branché de la ville. Le public est composé de jeunes Marocains huppés, d’expats en goguette et de routards à la recherche de breuvages alcoolisés. Le groupe Ganga Fusion vient y jouer depuis des années. Leur musique marie gnaoua revisité, jazz et reggae. Le moins que le puisse dire, c’est que ce mélange semble fonctionner. Au bout de quelques minutes, la piste de danse est assiégée. Scène improbable, une dame voilée descend en quelques gorgées une bière hollandaise d’une marque bien connue. À la fin de la soirée, le chanteur Yassine Elkounni en jean-basket et casquette me donne sa vision de son groupe : « Notre musique ne doit pas rester figée. Notre but est de l’enrichir au fil des rencontres que nous pouvons faire avec des musiciens d’horizons différents ». À minuit, les derniers clients désertent le lieu, la fête est terminée.


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