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Le Melhoun ses Origines et Essouira

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Le Melhoun et l'Art Culinaire

Message  ibrahim le Mer 3 Mar - 5:55

Le Malhoun et l'Art Culinaire

ibrahim le Ven 19 Fév - 20:58

Bonjour

Le Melhoun est une musique et une poesie extraordinaire.
Pour vous voici quelques traductions contant l'art culinaire Marocain, BON APPETIT
:

de AUTEUR : BENALI EL MESFIOUI
Traductiobn : Fouad GUESSOUS

LE FESTIN ZERDA

Voisin! rassasie ton hôte sans réfléchir
Mène-moi chez toi comble moi sans trop gèmir
Hôte de Dieu je suis, emmène moi chez toi!
Rien ne sert de penser! Tu n'es pas sournois!
Ne sois donc pas cupide à mon encontre
Elève moi car Dieu viendra à ta rencontre
J'ai appris de bonnes choses sur toi l'ami
Comble ton voisin,fais ce que Dieu a promis
Ton hôte conforte, ton voisin exhorte
Aux avares Dieu,n'ouvre aucune porte
Vautrés dans la sottise ils se rongent les ongles

Tu sais très bien que de zerda je suis fèru
Jadore les festins fussent ils à Baghdad
...
Souhaite moi la bienvenue au quotidien
Equipe la salle apporte table et vaisselle
Presente donc et sans aucune manière
Toutes ces bonnes choses que Dieu génère
...
Et pour commencer, apporte- moi du couscous
Mais prends bien garde! de tes mains ne l'éclabousse
Qu'il soit servi dans une très grande soucoupe
Note que le beurre y aura le vent en poupe
Garnis le de lègumes fraîches et de viande
Puis un tajine de tfaia aux amandes
Et une seffa où les pigeonneaux abondent
Bien au chaud et en disposition profonde
Pour que leur dialogue avec la vermicelle
soit tendre amoureux et confidentiel
Que le riz soit bien bouilli dan un lait très pur
Puis une soupe aux vermicelles en parure
Mais qu'elle soit bien chaude et torrentielle
Dès que je prendrai place sous la coupole
Apporte les tajjines les plats et les bols
Dis moi sois le bienvenu et bon appétit
Dès lors apporte les pastillas assorties
Mais que leurs ventres regorgent d'amandes
Et surtout qu'elles soient de beurre gourmandes
Et n'oublie pas d'apporter aussi la mhancha
Qu'elle soit chaude exquise et digne d'un pacha.
Sers moi ensuite les crepes mais sans répugner
Tu te rendras chez le bon marchand de beignets
Achete- y dix kilos que tu enduiras
De miel des montagnes et de beurre bien gras
Je prendrai ensuite mkharka et chebbakia
Que j'enroulerai pour un usage immédiat
Ah le bon makrout et le turban du cadi
les cornes de gazelle et les caaks pardi!

Ah le bon makrout et le turban du cadi!
Les cornes de gazelle et les caaks pardi!
Une centaine de ghriiba me suffisent
Une sauce poivrèe serait aussi de mise
De même qu'un bon pain de blè dur et pur
Saches qu'à mes yeux le bonheur il procure
Puis sers moi veux tu le kabbab maghdour
Nonobstant ceux qui ont trahi,ces vautours
Mais qu'ils soit agrementé d'oeufs en en plèthore
Apporte moi le mechoui et tous ses beaux dècors.
Kefta grillée sur les braises ,cent brochettes
Escortée de poivrons , en masse et en boulettes
Sers la glia dans des plateaux en cristal
Et le khlii que j'adore et qui me régale!







_________________
Avec Mes Amitiés
Ibrahim
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Le Melhoun ses Origines et Essouira

Message  ibrahim le Mer 27 Jan - 7:47



Hifad le Sam 23 Jan - 22:47

Le malhoun à Essaouira



Le malhoun à Essaouira
a connu des jours fastes au XIXème siècle avec son représentant le plus
illustre Mohamed Ben Sghir. Selon le chercheur illustre du patrimoine
du malhoun. Ahmed Souhoum, Mohamed Ben Sghir représente un chaînon fort
du malhoun et de la tradition poétique souiri de ce siècle. Ce maître
était un adepte de la confrérie des aissaoua pour laquelle il a composé
plusieurs chants religieux (adkar). Sa poésie d'une extrême finesse
épousait la culture de son époque. Néanmoins la richesse de ses textes
et de son répertoire lui on valu une grande notoriété dans tout le
Maroc et ce jusqu'à nos jours. Parmi ses célèbres qaçaïd on peut citer
en particulier Lafjar (l'aube); achamâa (la bougie), al falaka (la
punition), al kasbah et al warchane (la colombe). Al Warchane est un
véritable hymne à l'amour de l'auteur pour sa ville natale, poésie dans
laquelle la colombe d'Essaouira effectue une longue pérégrination,
imaginaire jusqu'à Tlemcen en Algérie après avoir rendu visite aux sept
saints des régraga dans l'arrière pays des chiadmas pour recueillir
leur bénédiction.


* "ô colombe...

* Colombe, va chez les fils d'Essaouira

* qui résident à Tlemcen.

* Porte leur le salut d'Allah

* Prie pour leur gloire et leur lumière,

* Pour qu'il nous reviennent comme ils nous ont quittés.

* De la porte du lion tu sortiras colombe,

* tu demandera protection à Sidi Mogdoul, seigneur du port.



* Sa nouvelle est parvenue jusqu'à Istanbul.



* Sois prudente et éveillée.

* Dépasse les amas de pierre au delà de la grande colline,

* Et touche de tes ailes moula dourain (saint de Regraga),

* Gloire de notre pays.

* Demain à l'aube tu te purifieras à l'écoute de la prière.



Mohamed Bassis (né en 1927), fut également un authentique interprète de malhoun pendant plusieurs décennies.




Le Melhoun ses Origines et Essouira



ibrahim le Jeu 24 Déc - 2:03




    • LE Melhoun

      Origine du Malhoune

      L'origine du mot Malhoune ou Melhoun ou Malhun en arabe الملحون désigne un poème mélodique qu'on appelle aussi qasida, issu d'une culture authentiquement marocaine qui remonte au XIIe siècle, en empruntant de manière simplifiée ses modes à la musique arabo-andalouse. Il s'est développé sous une forme littéraire qui ne respecte pas la structure grammaticale classique. Il constitue un imposant corpus de poèmes et de chants véhiculés par une double tradition orale et manuscrite en arabe dialectal. Elle fait étrangement penser à la chanson de geste.

      Le poème écrit en zajal (زجل) est enrichi de mélodies populaires, cette création donne naissance au genre musical.


      L'époque almohade et le malhoun

      La chanson populaire arabe au Maroc emprunte régulièrement ses modes à la musique arabo-andalouse. Le malhoun est connu depuis l’époque almohade qui avait créé un pouvoir central fort face à la structure tribale qui avait tendance à s’opposer et où nombreuses productions marocaines et andalouses du zajal ont vu le jour à une époque ou l'art Almohade marquait l’apogée artistique du Maghreb. Il furent les bâtisseurs de villes comme Ribat el Fath (Rabat). L’époque Almohade constitue un point fort de l’union culturelle entre Maghreb et Andalousie. Cette époque correspond également à une grande rigueur religieuse qui correspond à un étonnant déploiement du monde scientifique. Les élites s'ouvrent ainsi à la culture andalouse (poésie, médecine, philosophie...) avant de venir régner dans la capitale Marrakech. La différence entre culture citadine des élites et culture plus frustre des tribus s’affirme de plus en plus.


      La forme première du malhoun était véhiculée par les maddahin, qui s'accommodent très bien avec la mission de diffusion d’informations que s’étaient assigné ces premiers Almohades.

      Parmi les plus anciens auteur, Il convient de citer Abdelaziz El-Maghraoui (1578-1602) et Sidi Abderrahmane El-Majdoub qui ont vécu à la même période et qui se sont fait connaître avec leur quatrains mystiques « Rubaïyat ». Au cours du XVIII et XIX ème siècle, se succèdent de nombreux poètes qui ont adoptés et transmis ce genre artistique.

      Un événement illustre le début du VIIIème siècle. A Fès, El Haj Allal al-Batla qui vit au début du règne Moulay Abdallah (1729-1757), compose la nouba en mode istihlâl (le lever de la lune). Cette oeuvre, entièrement nouvelle, ne figure pas dans les 24 noubas ni dans l'arbre des modes, mais elle s'apparente plutôt à la nouba en mode dil qui a disparu.

      Dès l'avènement des dynasties saadiennes, les aèdes populaires se révèlent, étonnamment prolixes et imagés, ornant des traits de mœurs et de saillies originales leurs écrits d'allure romantiques. Ces poèmes, qui renouent à leur façon la tradition des longues ballades anté-islamiques, sont écrites en melhoun (sorte de koïné, poétiques littéralisé, fondé sur l'arabe vulgaire, influencé par les bédouins). La langue répudie les cas et les formes de la grammaire classique, la versification ignore ce qui faisait l'essence de la poésie arabe : la quantité. Uniquement basé, comme le français sur le nombre des syllabes, ce genre poétique ignore totalement les savantes combinaisons des anciens mètres. Son accentuation toute externe, est fonction du chant, en vue duquel il a été écrit et qui lui a valu son appellation si adéquate de mel'hoûn, signifiant à la fois incorrect et chanté. Cette musique n'est qu'un accessoire pour soutenir la poésie. Il n'y a pas de compositions originales ; souvent le poète se borne à prendre un air connu pour construire son poème et tisser sur sa trame son ouvrage poétique.ma Tahiri et Nordinne Chemasse, chercheur en poésie et spécialiste du malhoun

    • Plus tard

      Le malhoun à Essaouira a connu des jours fastes au XIXème siècle avec son représentant le plus illustre Mohamed Ben Sghir. Selon le chercheur illustre du patrimoine du malhoun. Ahmed Souhoum, Mohamed Ben Sghir représente un chaînon fort du malhoun et de la tradition poétique souiri de ce siècle. Ce maître était un adepte de la confrérie des aissaoua pour laquelle il a composé plusieurs chants religieux (adkar). Sa poésie d'une extrême finesse épousait la culture de son époque. Néanmoins la richesse de ses textes et de son répertoire lui on valu une grande notoriété dans tout le Maroc et ce jusqu'à nos jours. Parmi ses célèbres qaçaïd on peut citer en particulier Lafjar (l'aube); achamâa (la bougie), al falaka (la punition), al kasbah et al warchane (la colombe). Al Warchane est un véritable hymne à l'amour de l'auteur pour sa ville natale, poésie dans laquelle la colombe d'Essaouira effectue une longue pérégrination, imaginaire jusqu'à Tlemcen en Algérie après avoir rendu visite aux sept saints des régraga dans l'arrière pays des chiadmas pour recueillir leur bénédiction.

  • colombe...
  • Colombe, va chez les fils d'Essaouira
  • qui résident à Tlemcen.
  • Porte leur le salut d'Allah
  • Prie pour leur gloire et leur lumière,
  • Pour qu'il nous reviennent comme ils nous ont quittés.
  • De la porte du lion tu sortiras colombe,
  • tu demandera protection à Sidi Mogdoul, seigneur du port.
    Sa nouvelle est parvenue jusqu'à Istanbul.






Trois rythmes


Cette musique habitait le cœur de personne, des amateurs et des créateurs, qui proviennent des différentes catégories sociales de la société marocaine. Sous l'impulsion des musiciens professionnels et de l’élite cultivée, il continue encore aujourd'hui à jaillir du plus profond de l'âme marocaine. L'art du Melhoun est la voix qui a exprimé les préoccupations des marocains, leurs croyances, mais surtout leurs émotions ou tarab. Il représente la sédimentation de la mémoire du royaume chérifien à travers les âges. Le malhoun est indissociable à la vie quotidienne du peuple dans leurs heurs et malheurs et est considéré comme l’auxiliaire artistique et culturel par excellence d'une civilisation authentiquement marocaine. Les poèmes abordent tous les thèmes : spirituels, intellectuels et autres, sous des formes artistiques de toute beauté, alliant la splendeur des images à celle des mots.


Les thèmes du malhoun


Le malhoun, art musical en déclin ?

le «Malhoun» a connu un déclin en raison du peu d’intérêt qui lui était accordé, mais surtout au manque d’études approfondies qui lui étaient consacrées. «La préservation du patrimoine au Maroc se limite à des débats sur des écrits traditionnels n’ayant aucun lien avec le Melhoun et la poésie populaire», aime à souligner le professeur et chercheur Khorchafi Azzedine de l’Université de Fès qui a précisé que des œuvres n’ont pu être sauvées «que grâce à leur conservation dans des manuscrits ou grâce à des amateurs qui ont pris l’habitude d’apprendre les textes pour les chanter». La perte de vitesse actuelle pourrait provenir des nombreux ajouts apportés aux textes et l’introduction d’instruments de musique modernes qui imposent des adaptations pour les besoins de la gamme. La pénurie de poètes ou de paroliers n’est pas le lot du seul malhoun, mais de la chanson marocaine en général, mais Majda El Yahyaoui soutient qu'il ne saurait en pâtir tant son répertoire se révèle inépuisable. Ce genre tente toutefois aujourd'hui de se renouveler. Après le travail de Nass El Ghiwane qui a révolutionné la musique marocaine, puis c'est au tour de Jil Jilala et plus récemment à travers le rap (Fnaïre). Toutes ces formations ont tenté de le rendre plus accessible, mais si peu authentique. Actuellement, il y a des jeunes qui apprennent par cœur les « qsaïd ». Toutefois, des craintes font croire que si jamais ils ne trouvent pas l'appui nécessaire et l'encouragement qu'ils méritent, ils pourront abandonner ce genre musical.

Said el Meftahti explique : que sa conservation ne doit pas consister à le placer dans un musée et à l’exposer comme s’il représentait tout ce qui nous reste du passé. Nous devons bien plutôt le considérer comme le point de départ d’un parcours intellectuel reliant les différentes époques, parcours caractéristique du Maroc. Il ne nous est pas permis d’arrêter la marche du Malhoun en ce début du XXIe siècle, il rajoute Le Melhoun est un genre littéraire poétique ancien et nouveau. Pourquoi nouveau ? Parce qu'à ce jour, des poètes bien de notre temps évoquent encore et encore des thèmes immémoriaux qu'ils se font un devoir de transmettre au genre humain. L'on distingue aussi bien les chantres du Melhoun dans les grandes écoles certes mais il en est d'autres qui ont appris aussi à l'Ecole de la Vie. Ce qu'ils ont vécu, ce qu'ils ont vu a été mis en poésie pour servir à d'autres, pour servir l'Homme. Ils nous ont laissé un héritage fabuleux de beauté et de sagesse. C'est pourquoi je voudrais tant que cet Art soit connu de tous car il parle de tous et de chacun. C'est une forme musicale basée sur une qacida (poème) composée de vocabulaire mêlant l'arabe classique vulgarisé et le dialecte marocain. La musique du Melhoun inspirée de l'arabo-andalou, s'est fortement imprégnée de son identité marocaine.

A côté des qaçaïd du malhoun, que l’on peut considérer comme le discours amoureux par excellence des hommes, il existe d’autres formes d’expression qui décrivent l’amour mais côté femme. L’une de ces formes de poésie populaire féminine usitée au Maghreb depuis des temps immémoriaux est le style aroubiالعروبي) et le hawfi(حوفي) que les jeunes filles chantent en se balançant sur l’escarpolette. Notons que le aroubi est surtout algérois et blidéen. C'est un style originaire du Sahel qui se complète souvent par lui-même, et qui se perfectionne en faisant tout au long de la qasida caractéristique de l'art vocal arabe. Le couplet est chanté avec l'istikhbar (prélude vocal et instrumental du répertoire citadin, mélodie qui rappelle peut-être une nuit d'amour et de folie ravie à la course insensée du temps). L'aroubi présente également quelques similitudes avec le flamenco.

O Ahmed, ô Ahmed ! Toi qui n’es ni trop petit ni trop grand, ô prunelle de mes yeux, ô mon adoré, il n’y a d’autre cause à mon mal que Ahmed, tu fais palpiter mon cœur et tu me donnes la fièvre, personne ne m'est plus cher que toi, si ce n’est Dieu lui-même.


Manifestations de malhoun


    Le Melhoun

    ibrahim Aujourd'hui à 1:12





        • Le Melhoun
          Ahmed Hawari et son épouse Hayat BoukrissSaïd El Meftahi

          Cette photo a été prise à l'intérieur de la maison du Cheikh du Melhoun, le poète et interprète Mohamed Ben Rached, à Moulay Idriss ZerhounLa culture populaire au Maghrebrichesse, bien qu'elle fut surtout transmise oralement. Depuis l'ouverture à l'université de Tlemcen (Algérie), d'un troisième cycle spécialisé en "culture populaire", des écrits qui sont surtout des thèses de Magister ou doctorat, sont venus enrichir la connaissance de ce patrimoine poético-musical qu'est le Malhoun qui est la plus élaborée des formes de versification écrite en arabe dialectal. revêt une immense
          Origine du Malhoune

          L'origine du mot Malhoune ou Melhoun ou Malhun en arabe الملحون désigne un poème mélodique qu'on appelle aussi qasida, issu d'une culture authentiquement marocaine qui remonte au XIIe siècle, en empruntant de manière simplifiée ses modes à la musique arabo-andalouse. Il s'est développé sous une forme littéraire qui ne respecte pas la structure grammaticale classique. Il constitue un imposant corpus de poèmes et de chants véhiculés par une double tradition orale et manuscrite en arabe dialectal. Elle fait étrangement penser à la chanson de geste.

          Le poème écrit en zajal (زجل) est enrichi de mélodies populaires, cette création donne naissance au genre musical.
          L'époque almohade et le malhoun
          La chanson populaire arabe au Maroc emprunte régulièrement ses modes à la musique arabo-andalouse. Le malhoun est connu depuis l’époque almohade qui avait créé un pouvoir central fort face à la structure tribale qui avait tendance à s’opposer et où nombreuses productions marocaines et andalouses du zajal ont vu le jour à une époque ou l'art Almohade marquait l’apogée artistique du Maghreb. Il furent les bâtisseurs de villes comme Ribat el Fath (Rabat). L’époque Almohade constitue un point fort de l’union culturelle entre Maghreb et Andalousie. Cette époque correspond également à une grande rigueur religieuse qui correspond à un étonnant déploiement du monde scientifique. Les élites s'ouvrent ainsi à la culture andalouse (poésie, médecine, philosophie...) avant de venir régner dans la capitale Marrakech. La différence entre culture citadine des élites et culture plus frustre des tribus s’affirme de plus en plus.
          La forme première du malhoun était véhiculée par les maddahin, qui s'accommodent très bien avec la mission de diffusion d’informations que s’étaient assigné ces premiers Almohades.
          Parmi les plus anciens auteur, Il convient de citer Abdelaziz El-Maghraoui (1578-1602) et Sidi Abderrahmane El-Majdoub qui ont vécu à la même période et qui se sont fait connaître avec leur quatrains mystiques « Rubaïyat ». Au cours du XVIII et XIX ème siècle, se succèdent de nombreux poètes qui ont adoptés et transmis ce genre artistique.
          Un événement illustre le début du VIIIème siècle. A Fès, El Haj Allal al-Batla qui vit au début du règne Moulay Abdallah (1729-1757), compose la nouba en mode istihlâl (le lever de la lune). Cette oeuvre, entièrement nouvelle, ne figure pas dans les 24 noubas ni dans l'arbre des modes, mais elle s'apparente plutôt à la nouba en mode dil qui a disparu.
          Dès l'avènement des dynasties saadiennes, les aèdes populaires se révèlent, étonnamment prolixes et imagés, ornant des traits de mœurs et de saillies originales leurs écrits d'allure romantiques. Ces poèmes, qui renouent à leur façon la tradition des longues ballades anté-islamiques, sont écrites en melhoun (sorte de koïné, poétiques littéralisé, fondé sur l'arabe vulgaire, influencé par les bédouins). La langue répudie les cas et les formes de la grammaire classique, la versification ignore ce qui faisait l'essence de la poésie arabe : la quantité. Uniquement basé, comme le français sur le nombre des syllabes, ce genre poétique ignore totalement les savantes combinaisons des anciens mètres. Son accentuation toute externe, est fonction du chant, en vue duquel il a été écrit et qui lui a valu son appellation si adéquate de mel'hoûn, signifiant à la fois incorrect et chanté. Cette musique n'est qu'un accessoire pour soutenir la poésie. Il n'y a pas de compositions originales ; souvent le poète se borne à prendre un air connu pour construire son poème et tisser sur sa trame son ouvrage poétique.

          Naïma Tahiri et Nordinne Chemasse, chercheur en poésie et spécialiste du malhoun



      Hassan Slimani

      Poète de malhoun en langue arabe et en langue française. Hassan Slimani a interprété en 2008, à l'occasion du Festival du Malhoun d' Essaouira pour la première fois des qçaids en français.Chanter le malhoun en français est une première expérience au Maroc, a dit M. Slimani qui a été longuement applaudi, faisant savoir que l'objectif recherché est de promouvoir davantage le rayonnement de cet art authentique marocain au-delà des frontières et de permettre aux autres de mieux comprendre cette musique pour apprécier et identifier ses valeurs esthétiques.(source)


      Nass El Ghiwane

      Cette formation a pu composer une musiques sur base sur des paroles puisées dans la musique traditionnelle marocaine et le malhoun.


      Fnaïre

      Fnaïre métisse le melhoun et le hip-hop américain. Ce groupe a pour particularité d'offrir leur nouvelle vision du rap traditionnel en harmonisant des genres de musiques à priori incompatibles, et Fnaïre balaye tous les préjugés. Il mixent sans complexe rap et des sons de chaâbi marocain, look XXl et "bahjaoui attitude" dans ce qu'ils appellent eux-même du "hip hop traditionnel".

      Association sidi Kaddour El Alami

      Mario Scolas avec Aziz Le Meknassi, musicien de malhoun au sein de l'Association sidi Kaddour El Alami - Meknès

      Le malhoun à Essaouira




      Le malhoun à Essaouira a connu des jours fastes au XIXème siècle avec son représentant le plus illustre Mohamed Ben Sghir. Selon le chercheur illustre du patrimoine du malhoun. Ahmed Souhoum, Mohamed Ben Sghir représente un chaînon fort du malhoun et de la tradition poétique souiri de ce siècle. Ce maître était un adepte de la confrérie des aissaoua pour laquelle il a composé plusieurs chants religieux (adkar). Sa poésie d'une extrême finess épousait la culture de son époque. Néanmoins la richesse de ses textes et de son répertoire lui on valu une grande notoriété dans tout le Maroc et ce jusqu'à nos jours. Parmi ses célèbres qaçaïd on peut citer en particulier Lafjar (l'aube); achamâa (la bougie), al falaka (la punition), al kasbah et al warchane (la colombe). Al Warchane est un véritable hymne à l'amour de l'auteur pour sa ville natale, poésie dans laquelle la colombe d'Essaouira effectue une longue périgrinatio, imaginaire jusqu'à Tlemcen en Algérie après avoir rendu visite aux sept saints des régraga dans l'arrière pays des chiadmas pour receuillir leur bénédiction



      "ô colombe...




      Colombe, va chez les fils d'Essaouira

      qui résident à Tlemcen.

      Porte leur le salut d'Allah

      prie pour leur gloire et leur lumière,

      Pour qu'il nous reviennent comme ils nous ont quittés.

      De la porte du lion tu sortiras colombe,

      tu demandera protection à Sidi Mogdoul, seigneur du port.

      Sa nouvelle est parvenue jusqu'à Istambul.

      Sois prudente et éveillée.

      Dépasse les amas de pierre au dela de la grande colline,

      Et touche de tes ailes moula dourain (saint de Regraga),

      Gloire de notre pays.
      Demain à l'aube tu te purifieras à l'écoute de la prière."





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