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Achoura un Grand jour

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Re: Achoura un Grand jour

Message  ibrahim le Ven 17 Déc - 4:02

Le jeûne du jour de 'Achoura et l'histoire de Moussa avec Pharaon



MARDI 7 DÉCEMBRE 2010
débute le mois de Mûharram (le 1er mois du calendrier islamique)




1er muharram Awal Mouharam le nouvel an/ jour de l’Hégire





Date du 1er muharram 1432 : Mardi 7 Décembre 2010
Le nouvel an n’est pas considéré comme une fête en Islam. Mais, il marque un évènement important de l’histoire musulmane qui est l’ Hégire : le départ du Prophète Mûhammâd (صلى الله عليه و سلم) de la Mecque pour Médine en 622 qui a conduit à la création de la communauté musulmane (Umma).
En Islam, il existe deux fêtes annuelles qui sont Aid fitr qui marque la fin du ramadan et Aid Ad-ha: qui a lieu à la fin du pèlerinage à La Mecque et qui commémore le sacrifice d'Ibrahîm ('alayhi salam) et une fête hebdomadaire soit le vendredi. Toutes les autres fêtes sont des innovations
introduites en Islam et qui n'existaient pas du temps du Prophète Mûhammâd (صلى الله عليه و سلم)
ET LE JOURS DE 'ASHÛRA' EST LE JEUDI 16 DÉCEMBRE
in sha ALLAH


Le jeûne du jour de 'Ashûra' et l'histoire de Mûssa avec Firawn
jeûne du jour d’'Achoura
(10ème jour de Mouharram)







Louange à Allah, seigneur des univers, prière et salut sur notre Prophète Muhammed ainsi que ses proches, et ses compagnons.

Mouslim rapporte dans son Sahih que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « le meilleur jeûne après le jeûne du Ramadan est celui du mois sacré d'Allah ''Al-Mouharram ».


Il fut questionné au sujet du jeûne du jour d’'Achoura et le Prophète (صلى الله عليه و سلم) répondit : « Il expie les péchés de l'année écoulée » Rapporté par Mouslim. Lorsque le Prophète (صلى الله عليه و سلم) émigra à Médine, il trouva les Juifs qui jeûnaient le jour d’'Achoura. Il leur demanda : « Quel est ce jour que vous jeûnez ? » Ils répondirent : « C'est un grand jour durant lequel Allah sauva Moussa (Moïse) et son peuple, et noya pharaon et son peuple. Moussa le jeûna alors pour remercier Allah, donc, nous le jeûnons également. ». Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) dit : « Nous sommes plus dignes de nous réclamer de Moussa que vous.». Ainsi, il jeûna ce jour et ordonna de le jeûner.

Il dit également : « Si je suis toujours vivant l'année suivante, je jeûnerais le neuvième jour de Muharram.» Rapporté par Mouslim. Cela signifie qu'il jeûnera le neuvième avec le dixième.

Dans une autre version : « jeûnez un jour avant ou un jour après, faites le contraire des juifs.»

Et dans une autre version : « jeûnez un jour avant et un jour après.» Rapporté par Ahmed.

Il est donc souhaitable pour le musulman de jeûner les trois jours : le neuvième, le dixième, et le onzième de Mouharram, afin d'obtenir les mérites suivants:

- Premièrement : Il lui sera inscrit la récompense d'un mois complet de jeûne, car chaque bonne action a dix fois sa récompense.

De plus, le Prophète (صلى الله عليه و سلم) jeûnait trois jours chaque mois et ordonnait de le faire.

- Deuxièmement : Le jeûne de ce mois est le meilleur après celui de Ramadan, comme l'indique le hadith précité.

- Troisièmement : Faire le contraire des Juifs, en jeûnant le neuvième jour et le onzième avec le dix.

- Quatrièmement : Suivre l'exemple du Prophète (صلى الله عليه و سلم), car il l'a jeûné et a ordonné de le jeûner, comme l'a rapporté Al-Boukhari et Mouslim d'après Ibn 'Abbas.

- Cinquièmement : Il expie les péchés d'une année complète. C'est-à-dire les petits péchés à condition de s'écarter des grands péchés.

Quant au jeûne en lui même, sa récompense n'est pas fixée, ni limitée, le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : pour toute oeuvre du fils d'Adam, chaque bonne action a dix fois sa récompense, jusqu'à sept cents fois.

Allah - تعالى - dit : « Sauf le jeûne, car il est pour moi, et c'est moi qui le récompense. »

En effet, le jeûne fait partie de la patience or Allah - تعالى - a dit : « Les endurants auront leurs récompenses sans compter. » (Les groupes, v.10)

Le jeûne en hiver constitue un gain facile, la journée étant courte et froide, et une récompense sans effort. De même qu'en été le jeûne constitue une des meilleures oeuvres.
L'histoire de Moussa avec pharaon :

En résumé, lorsque Moussa ('alayhi salam) quitta l'Égypte avec ses troupes, pharaon le suivit avec son peuple. Quand les deux groupes furent à portée de regard les uns des autres, Moussa
se dirigea vers la mer avec son peuple, alors que pharaon et son peuple s'approchaient d'eux. Les compagnons de Moussa s'écrièrent : ils nous ont rejoints! Allah inspira alors à Mussa de frapper la mer de son bâton. Il la frappa et s'ouvrirent douze chemins, comme le nombre de tribus. Lorsque Moussa et son peuple empruntèrent le chemin et en sortirent, pharaon et son peuple le suivirent. Puis, quand ils furent tous au complet, Allah donna l'ordre et la mer se rabattit sur eux, leurs corps périrent noyés et leurs âmes dans le feu de l'enfer pour y brûler.

Allah - تعالى - dit : [b]« Le feu de l'enfer, auquel ils seront exposés matin et soir. Et le jour où l'heure arrivera, on dira: faites entrer pharaon et ses proches au plus dur des châtiments.»
(Celui qui pardonne v. 46)

Ils servirent d'exemple pour ceux qui réfléchissent, tel est la conséquence des péchés.

Allah - تعالى - dit : « Nous fîmes traverser la mer aux Enfants d'Israël. Pharaon et ses armées les poursuivirent avec acharnement et inimitié. Puis, quand la noyade l'eut atteint, il dit : « Je crois qu'il n'y a pas d'autre divinité que Celui en qui ont cru les Enfants d'Israël, et je suis parmi les soumis!»(Yûnus v .90)

On lui répondit : « Maintenant ?! Alors qu'auparavant tu as désobéi et tu étais parmi les corrupteurs! Aujourd'hui, nous allons épargner ton corps, afin que tu sois un signe pour tes successeurs. Mais beaucoup de gens ne prêtent aucune attention à nos signes d'avertissement.» (Yûnus v .91-92)

Puis le mer le rejeta, afin qu'ils s'assurent qu'il fut bien mort, alors qu'il disait: « Je suis votre seigneur le très haut! » (Les anges qui arrachent les âmes v. 24)

Et aussi : « Je ne connais pas pour vous d'autre divinité que moi! » (Les récits v.38)

Ainsi est la finalité de l'injustice et de la tyrannie, et le châtiment de l'au-delà est encore plus pénible et permanent.

Dans les deux recueils authentiques de Boukhari et Mouslim, Ibn 'Abbas (رضي الله عنه) fut questionné au sujet du jour d''Achoura, il répondit : "je n'ai pas vu le prophète jeûner un jour en y recherchant plus son mérite si ce n'est ce jour-ci, c'est-à-dire 'Achoura.

Le jour de 'Achoura a un mérite. En effet, il est sacré de longue date, son jeûne était connu chez les prophètes de part son mérite. Nouh (Noé) et Moussa l'ont jeûné, les Gens du Livre le jeûnaient, de même les Qouraychites le jeûnaient à l'époque préislamique. Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) l'a jeûné en quatre étapes :

1/ Il le jeûnait à La Mecque, sans ordonner aux gens de le jeûner. Dans les deux recueils authentiques d'après Aïcha (رضي الله عنها) : «'Achoura était un jour de jeûne pour les Qouraychites à l'époque préislamique et le Prophète (صلى الله عليه و سلم) le jeûnait. Puis, quand il émigra à Médine, il le jeûna et ordonna de le jeûner. Ensuite, quand fut révélée l'obligation du mois de Ramadan, il ne jeûnait que le Ramadan et délaissa le jeûne de 'Achoura. Donc, celui qui veut, le jeûne et celui qui ne veut pas, mange.»

2/ Lorsqu'il arriva à Médine, il vit que les Gens du Livre jeûnaient ce jour et le vénéraient. Et il aimait faire comme les Gens du Livre dans les choses pour lesquelles il n'avait pas reçu d'ordre. Il le jeûna donc et ordonna aux gens de le jeûner, et les incita, à tel point qu'ils faisaient jeûner leurs enfants, comme cela est rapporté dans les deux recueils authentiques d'après Ibn 'Abbas et d'autres.

3/ Lorsque fut prescrit le jeûne du mois de Ramadan, le prophète (صلى الله عليه و سلم) n'ordonna plus les compagnons de jeûner 'Achoura et n'insista plus à son sujet.

Le hadith de Aïcha (رضي الله عنها) à ce sujet a été précité, et la plupart des savants jugent qu'il est conseillé de jeûner sans caractère renforcé.

4/ A la fin de sa vie, le Prophète (صلى الله عليه و سلم) décida de ne plus le jeûner seul, mais d'y ajouter un jour, afin de faire le contraire des Gens du Livre dans leur jeûne.

Ibn El Qayyim (رحمه الله) a dit : « Le jeûne d'Achoura se fait de trois façons :

- La plus complète consiste à jeûner un jour avant et un jour après.

- Ensuite, jeûner les neuvième et dixième, la plupart des hadiths concernent cela.

-Ensuite, jeûner le dixième seul.

Certains prédécesseurs jeûnaient 'Achoura en voyage, parmi eux Ibn 'Abbas (رضي الله عنه), et ils disaient : « le mois de Ramadan peut être compensé par un nombre égal de jours, alors que 'Achoura, si son jour passe, on ne peut plus le compenser.»

Parmi les choses les plus extraordinaires rapportées au sujet de 'Achoura: le fait que les animaux sauvages, les fauves et les fourmis le jeûnaient !

Parmi ses mérites : Allah pardonna à un peuple en ce jour et il pardonna à d'autres comme dans le hadith rapporté par El-Tirmidhi d'après 'Ali. Ceci incite à renouveler le repentir sincère à Allah le très haut, en ce jour de 'Achoura, en espérant qu'il accepte le repentir, car celui qui se repent à Allah de ses péchés, Allah accepte son repentir.


[Extraits de Latâif El Ma'ârif de Ibn Rajab et Zâd El ma'âd de Ibn El Qayyim]


-nous, Tu es celui qui pardonne et le miséricordieux.

Pardonne-nous ainsi qu'à nos parents et tous les musulmans.

Accorde-nous d'accomplir ce que tu aimes et agrées, tu es en toute chose omnipotent.

Et que la prière et le salut d'Allah soient sur son adorateur et messager Muhammed, ainsi que ses proches, et ses compagnons.



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Re: Achoura un Grand jour

Message  ibrahim le Ven 17 Déc - 3:16



ibrahim Aujourd'hui à 15:43

Phénomène : Baba Achour ou Baba Noël ?

par Leila Hallaoui


Alors que les traditions marocaines commencent à disparaître, une association crée Baba Achour pour sauver la mémoire collective.


Dans les magasins de jouets, les poupées à l’effigie du Père Noël connaissent un véritable succès. A des prix défiant toute concurrence, elles sont à la portée de toutes les bourses et l’acte d’achat en soi ne semble poser aucun problème «culturel» aux parents. «Et c’est normal de s’occidentaliser ! Nos enfants connaissent Noël et Halloween, mais pas Baba Achour. Ce personnage qui a longtemps habité la légende marocaine reste un parfait inconnu», constate Najima Tay-Tay Ghozali, présidente de l’Association Conte’Act pour l’éducation et les cultures. Révoltée contre l’amnésie populaire, cette passionnée des traditions a donc décidé de donner vie à Baba Achour. Détrompez-vous, il ne s’agit pas d’une vengeance personnelle, mais plutôt d’un attachement à ce qui constitue l’identité marocaine. «Par manque de conscience, on a perdu la véritable portée d’Achoura à laquelle on colle, malheureusement, l’étiquette de sorcellerie et de magie noire. Or, Achoura n’a rien à voir avec ces idées fausses», confie Najima Tay-Tay Ghozali légitimant la nécessité d’un retour en arrière pour remettre les choses à leur place initiale.

Et que la fête commence !
A partir de ce jeudi, jour d’Achoura (dixième jour de Moharram), Baba Achour défilera avec son cortège dans les artères de la médina de Salé. Conte’Act donne le coup d’envoi à la cinquième édition des festivités de l’Achoura en partenariat avec les ministères de l’Education nationale et de la Culture, la préfecture de Salé, le conseil de la ville et l’Union des femmes marocaines. «Nous démarrons à 10h à partir de l’édifice du mausolée de Sidi Abdellah Benhassoun. Nous passerons par la grande mosquée avant d’arriver à la place de la préfecture», décrit la présidente de l’association. Après Rabat, Casablanca, Tétouan et Fès, Baba Achour fait escale dans la ville des corsaires pour semer les graines du bonheur. Baba Achour est «inspiré de la mémoire populaire qui en garde quelques souvenirs fragmentés, dans les chants et récits; on le chantait à l’occasion de la distribution de la zakat annuelle, le 10 du mois de Moharram», explique la conceptrice. Et de préciser qu’en personnifiant ce personnage, elle tient à affirmer sa volonté de réhabiliter les nobles traditions de l’Achoura afin de perpétuer et de renouveler les traditions séculaires. Baba Achour laisse de côté la légende pour servir de rappel aux valeurs originales d’Achoura : solidarité, humanisme, tolérance et entraide. «Nous voulons commercialiser la culture marocaine avec un nouveau packaging», insiste Najima Tay-Tay Ghozali. Une action de sensibilisation qui prend l’allure d’un festival au goût des Mille et une nuits. Il a un agenda très chargé, notre Baba Achour. Ce jeudi est consacré à une longue tournée appelée «Man dar l’dar» (porte-à-porte). Baba Achour frappe aux portes des maisons pour distribuer des friandises et des cadeaux aux enfants et aux femmes. Pour certains d’entre eux, estime Conte’Act, c’est un «exauceur» de vœux, un distributeur de joie et de bonheur même si cela ne dure qu’un court moment, un fois tous les ans. «Pour tous, c’est le côté festif que suscite son passage d’un commerçant à un autre, d’une maison à une autre et d’une rue à une autre qui est attrayant», souligne l’initiatrice de l’événement.
Alors qu’il défile dans les ruelles, Baba Achour se fait escorter par des enfants de plus en plus nombreux. Le cortège s’accompagne de cris de joie, de rires et de chants. Aujourd’hui encore, rappelle Conte’Act, dans certains quartiers populaires, les enfants se constituent en bandes et vont quémander au nom de Baba Achour (haq Baba Achour).
Les femmes, pour leur part, chantent « baba aïchour, alik hallit ch’ouri». Une chanson supposée servir de remerciement à Baba Achour qui leur apporte, en ce jour précis, la libération des contraintes ménagères, de la domination masculine et leur offre une fête familiale et des dons. L’Association Conte’Act plonge ainsi dans le fin fond des traditions pour en sortir avec une manifestation où Baba Achour se voit aussi confier la mission de médiateur entre ceux qui ont les moyens et ceux qui n’en ont pas.
L’avis du psyMohssine Benzakour, psychosociolgue

« L’Achoura réunit de moins en moins la famille marocaine »Achoura est-elle toujours une occasion qui réunit la famille marocaine ?

Au Maroc, l’Achoura est perçue, depuis des siècles, comme la fête de l’enfance, de la famille et des traditions. Cette manifestation revêt une signification spirituelle et sociale indéniable. C’est aussi un jour de partage et de charité. Elle rappelle l’obligation de faire l’aumône, de s’acquitter d’une contribution matérielle, la zakat, destinée à assister les plus démunis. Mais, si l’on excepte une partie du monde rural et des classes urbaines dites «populaires», l’Achoura a tendance à s’atténuer et réunit de moins en moins la famille marocaine.
Quels changements a subi la célébration de Achoura ?
La célébration d’Achoura, pour ceux qui la fêtent encore, a gardé tout son charme, à savoir les enfants qui allument de grands feux, sautent, chantent et dansent autour. Qui reçoivent des petits présents (jouets traditionnels, tambours, poupées, pistolets à eau…) et font exploser des pétards dans les rues. La famille qui se régale de fruits secs et de couscous à la viande de mouton séchée. Les femmes et les fillettes s’ornent les mains de henné. Le lendemain de Achoura, dit Zem Zem, du nom du puits homonyme à l’eau purificatrice (sis à La Mecque), les enfants (et même les adultes) aspergent d’eau leurs proches, leurs copains, et les passants. Pour ceux qui ne fêtent pas Achoura, ils croient que ce n’est pas une fête mais un évènement qui a pris une ampleur plutôt gênante, car c’est du harcèlement et du non-civisme que de mouiller les passants et de jeter de tout et n’importe quoi.
Le père Noël représente-t-il une sérieuse concurrence à Achoura ?
Dans une société assez conservatrice comme la nôtre, je ne le crois pas. Bien qu’on voit des jouets qui se vendent à l’occasion et qu’il y a des familles qui célèbrent Noël à leur manière. Mais déjà, faire le lien entre Achoura et Noël veut dire que c’est l’enfant qu’on veut fêter à travers ces occasions.





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Achoura, Noël ou les deux ?


ibrahim Aujourd'hui à 15:28

Alors que certains ont préparé Achoura comme il se doit, avec fruits secs et jouets pour les enfants, d'autres font déjà des commandes pour offrir des cadeaux en cette fin d'année pour fêter Noël. Car au-delà de la pratique ou non des rites, qui ont perdu peu à peu leur caractère religieux ou historique, des modes de consommation apparaissent où les Marocains s'approprient, eux aussi, les usages de la fête de Noël. En effet, plusieurs Marocains ne trouvent aucun mal à fêter les deux événements. Tout pour les bonnes affaires des commerçants, marchands de jouets, bijoutiers, chocolatiers, marchands de vêtements…

La grande fête des enfants
Depuis plus d'une semaine, les préparatifs d'Achoura, fêtée aujourd'hui, sont allés bon train. Cette fête ne fait pas que le bonheur des petits, les grands en jubilent aussi. Le business des jouets battait son plein et il suffisait de faire un tour dans un souk populaire pour se rendre compte des préparatifs qui ont précédé le jour J. Poupées, épées, pistolets, tambours, pianos… sont étalés partout.
Trouver un passage libre, aux alentours du grand marché de Hay Hassani à Casablanca, relève de l'exploit. Les marchands poussent comme des champignons. Certains présentent leurs marchandises sur des carrioles à deux roues, d'autres étalent leurs articles à même le sol. «J'ai des jouets pour tous les âges. Pour les garçons et filles», se vante Abdelhadi. Ce marchand de jouets présente des produits de différentes sortes et couleurs. «Mes produits sont adaptés à toutes les bourses. Des jouets aux choix avec des prix abordables et une marge de négociation.

Les prix varient entre 20 et 80 DH. Les poupées qui parlent sont parmi les articles les plus chers et les plus prisés», ajoute-t-il. Son voisin de droite étale presque les mêmes marchandises. Habituellement marchand ambulant de sous vêtements et chaussettes, ce dernier change d'activité pendant la période d'Achoura.
«Cela rapporte mieux», explique-t-il. Comme à l'accoutumée, les petits détaillants sont concurrencés par les marchands de gros. Un tour d'horizon au marché de gros de Derb Omar montre que les grossistes se convertissent en détaillants. Pourquoi et comment ? La période oblige. «La demande est abondante en cette période. Il vaut mieux se convertir car cela rapporte davantage», soutient Houcine. Et d'ajouter : «Notre commerce prospère durant la semaine d'Achoura et des fêtes de Noël. Les parents viennent nombreux acheter les jouets qui font le bonheur des enfants».

Et Noël…
Achoura est le "père Noël marocain", disent certains.
Si Noël n'a pas la même signification pour les musulmans, il reste tout de même une occasion pour offrir des cadeaux et faire la fête. Les gâteaux sont devenus presque incontournables en cette occasion. «Cela fait deux semaines que nous travaillons sans relâche», souligne une vendeuse dans une boulangerie au quartier Gauthier, à Casablanca. Les commandes des clients affluent en cette période de l'année, ajoute-t-elle. Marocains ou étrangers, chacun fête le nouvel an à sa manière et pour ses propres raisons. Nadia est cadre commerciale: «J'ai toujours adoré Noël», dit-elle avec enthousiasme. Et d'ajouter : « Quand j'étais petite, ma mère qui travaillait chez une famille française ramenait un sapin, un gâteau et des cadeaux. J'ai gardé un grand attachement à cette fête, qui n'a pas forcément un caractère religieux. Je ne vois pas pourquoi je vais me priver et priver mes enfants de cette fête ». Elle ajoute que pour elle, Noël est une occasion en or pour offrir des cadeaux à son mari et à certains de ses proches.

Même son de cloche chez Abdel. Ce professeur assure qu'il fête à la fois Achoura et Noël. «Ce sont des occasions pour faire la fête, un point c'est tout», soutient-il. Abdel aime bien l'ambiance des fêtes et le bonheur qui se lit sur les visages des enfants. «J'achète un petit sapin pour ma fille qui fait ses études dans une école française. C'est ma manière de la protéger pour qu'elle ne se sente pas trop différente de ses camarades de classe», ajoute Abdel qui est marié à une Française. Selon lui, sa femme donne peu d'intérêt à cette fête, mais elle est enchantée dès qu'il lui offre un cadeau pour l'occasion.

Occasion par excellence pour s'offrir des cadeaux, Noël est très attendu par les commerçants. « Pour nous, cette période est la plus faste de l'année. Nous réalisons plus de 80% de notre chiffre d'affaires à cette occasion», indique une vendeuse dans une boutique à Maârif. En effet, presque toutes les boutiques branchées de ce quartier ont fait peau neuve et proposent également des réductions. «La demande est faible. Cela nous oblige à faire une promotion», souligne Jihane, gérante d'une bijouterie. «D'habitude, en cette période de fin d'année, nous recevons des commandes de la part des compagnies et sociétés qui veulent gâter leurs cadres. Mais crise oblige, les clients sont peu nombreux», ajoute-t-elle.

Festival Baba Achour
Le «père Noël marocain» sera fêté cette année par un tissu associatif. Et c'est la ville de Salé qui va abriter la cinquième édition. Ainsi, du 16 décembre au 4 janvier, la ville de Salé va commémorer cet événement. Les associations organisatrices tendent à sauvegarder ce patrimoine. Initiée par l'association «Conte'Act» pour l'éducation et les cultures, la quatrième édition de ce Festival a été organisée à Fès. Le public fassi a apprécié, trois jours durant (15-17 janvier), les spectacles de cette manifestation sociale et artistique qui s'est terminée sur des notes chaleureuses, consacrant le brassage culturel et mettant en avant la culture du spectacle. Le Festival Baba Achour a consacré une programmation aussi riche que variée dédiée aux jeunes et aux moins jeunes de la capitale spirituelle du Royaume, à travers des activités distractives et à caractère pédagogique.



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Les tambours d’Achoura




ibrahim Aujourd'hui à 15:25

Les tambours d’Achoura



Les tambours dans les rues de la medina de Marrakech


En haut du riad, au coeur de la médina de Marrakech, la soirée est rythmée par de petits roulements de tambours, qui semblent provenir de toutes les directions. Le soleil s’est couché, les oiseaux se sont tus, et les bruits de la ville montent vers la terrasse. Mais les cris des marchands, des conducteurs d’ânes, les vrombissement des scooters qui se frayent difficilement un chemin dans les rues étroites comme au Moyen-âge sont couverts par les rires des enfants qui préparent Achoura.
Le jour d’Achoura, le dixième (achoura) du mois de Muharram a des significations bien variées dans tout le monde musulman. Jour de deuil et de tristesse pour les chiites qui revivent chaque années le martyre de Hussein et de sa famille, le petit-fils de Mahomet tué par les califes ommeyades dans la lutte pour le pouvoir, il devient beaucoup plus anodin dans le monde sunnite, où il n’est plus qu’un des deux jours de jeûne devenus facultatifs après l’institution de Ramadan.

Il peut aussi être associé aux morts, à la visite du cimetière, où on allumera des bougies le soir, comme en Tunisie. En même temps, il est, surtout en Afrique du Nord, associé aux très anciens rites de résurrection, et, toujours en Tunisie, on allume des feux au dessus desquels les enfants sautent en chantant, un peu comme nos feux de la Saint Jean.

Les enfants jouent du tambour dans les rues
Au Maroc, c’est avant tout la fête des enfants et de la famille. C’est comme toutes les fêtes un jour de charité, et la repentance héritée de la signification première d’Achoura (reprise par Mahomet du jeûne de Yom Kippour, le grand pardon) reste attachée au jeûne religieux.
Mais pour les enfants, il n’y a que la fête, un mélange de Saint Nicolas et de Carnaval. Ils reçoivent des habits neufs des jouets, des pétards, de petits instruments de musique, ils déambulent dans les rues en demandant quelques dirhams aux passants, et ils se préparent pour le grand jour du lendemain, « Zem-Zem ».
« Zem-Zem » est le nom d’un puits à la Mecque. Et Zem-Zem au Maroc, c’est le jour de l’arrosage. Tous les enfants (normalement de moins de 12 ans) ont une liberté totale pour arroser les grands, ils courent autour des fontaines pour faire provision et retourner asperger amis et voisins.
Dans les campagnes, des rites proches de carnaval existent aussi. Les hommes se déguisent en femmes, et passent d’une maison à l’autre en chantant…
Dans notre sud, à Tazzarine, un homme va s’habiller de façon un peu effrayante, et mettre sur sa tête des branches de palmier enflammées, disposées comme des cornes. Suivi de tous les enfants du village qui chantent, rient et chahutent, il passe de maison en maison, toquant à chaque porte pour demander du Gaddid (la viande du mouton de l’Aïd, épicée et séchée, qui peut se conserver une année entière), insistant et restant sur place si une famille un peu avare refuse de donner son dû. Mais il emporte toujours gain de cause, et, accompagné de tous les enfants, il finira la soirée dans un coin du ksar, partageant généreusement avec eux son Gaddid, dans un festin à la fois joyeux et délicieux.
Achoura aura lieu le 29 janvier cette année. Une semaine avant, toute la ville se prépare déjà. Dans les ruelles de la médina, je vois des petits assis devant un grand plat de bonbons, et à chaque échoppe, à chaque recoin, on trouve un petit étal qui vend des tambours… les mêmes tambours qui marquent le début de ma nuit.

Choisir son tambour



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Achoura, entre tradition et ambiance festive




ibrahim Aujourd'hui à 15:11




Achoura est une fête religieuse qui revêt au Maroc une connotation assez spéciale. ALM a fait un petit tour dans de la capitale économique et vous rapporte un aperçu sur cet événement hors du commun.


Très attendue par les petits et les grands et associée depuis des siècles à l’enfance et au partage, Achoura est la fête des enfants et de toute la famille marocaine. Elle sera célébrée comme chaque année le dixième jour de Mouharram qui coïncidera avec le dimanche 27 décembre. L’achat des jouets et des fruits secs est l’activité maitresse qui régule cette fête si particulière. Le marché Derb Soultan ou de Derb Omar à Casablanca où l’on trouve des grandes quantités de différents jouets tels que les Taârija et les Bandir qui sont des tam-tam marocains traditionnels, ou encore les pétards, les poupées, les pistolets, les peluches bref, de quoi faire le bonheur de nos petits bambins. Les vendeurs ambulants étalent leurs marchandises le long des ruelles ainsi que dans l’ensemble des quartiers populaires de la capitale économique. «La fête de Achoura constitue pour nous les vendeurs une bonne occasion d’écouler nos produits, qui perdent beaucoup de leur attrait le reste de l’année. Les prix des jouets sont à la portée de toutes les bourses».
Les rythmes des «taârija» et des «bandir» ainsi que les chants des petites fillettes envahissent tous les coins de rues depuis la première semaine du mois de Mouharram. Elles sont généralement âgées de 10 à 13 ans et se pavanent chacune avec son petit tam-tam. «Chaque année, je dois absolument acheter à ma petite fille une «taârija» afin qu’elle puisse jouer avec ses copines dans le quartier. On est habitué à célébrer chaque année cette tradition», a indiqué Khadija, maman de Asmaa, rencontrée au quartier Sidi Maârouf de Casablanca. «Achoura est une occasion pour moi de jouer avec mes copines et mes cousines, on achète de grandes poupées et de petites cuisines pour jouer à la ménagère, on se réunit dans un coin de rue et on essaye de maquiller les poupées qu’on achetées», a confié la petite Asmaa. Pour les petits garçons c’est un autre topo, eux préfèrent les pistolets les voitures et les jeux vidéo. Mais, leur principale activité et d’ailleurs celle qui les motive le plus, reste ce qu’ils appellent la «Chouâlla». En effet, le soir venu les garçons d’un même quartier sortent pour allumer à même la chaussée, une sorte de feu de camp. Ils tournent autour des flammes et allument leurs petits pétards. «J’achète une grande quantité de pétards et avec mes amis on explose le jour d’Achoura», raconte Youssef, un jeune Casablancais de 15 ans. Cette pratique, plutôt néfaste pour l’environnement et la santé des enfants qui y jouent, a tendance à disparaître et à se faire rare, mais toutefois les quartiers populaires perpétuent la tradition. Et chaque année, on enregistre des cas d’enfants hospitalisés en raison d’une mauvaise manipulation des explosifs. Le gouvernement a certes interdit la vente des pétards, mais quelques marchands continuent de les vendre au marché noir. Aussi, une autre pratique qui se fait rare, c’est celle de «Zem Zem». Les enfants déambulent dans les rues le lendemain de la fête et ils se permettent arroser librement les passants dans la rue. Les blâmes sont assez rares vu que tout le monde connaît la règle en ce jour.
Aux côtés des jouets, c’est la vente de fruits secs qui bat son plein en cette période de l’année. Les familles marocaines achètent des grandes quantités d’amandes, de noix, de dattes, de raisins secs, de figues sèches et de cacahuètes, pour les offrir à leurs proches, dans de grandes réunions familiales. «Chaque année, je viens dans ce marché pour acheter les meilleurs fruits secs de la ville. Cela est devenu une tradition pour nous. Chaque fois qu’une fête traditionnelle se profile à l’horizon, nous partons au marché et nous achetons les fruits secs», déclare Ali, père de famille, au marché de Derb Omar à Casablanca. Aussi, la fête d’Achoura a une autre connotation chez les femmes marocaines. Elles préparent le couscous avec «kedid», la «diala» ou encore «lemejebna». Tout autant de plats typiquement marocains. Pour le «Kedid», il s’agit d’ un plat de viande séchée après avoir été agrémenté d’épices et conservé depuis llm’Aïd El Kébir. «C’est une tradition qu’on a hérité de nos parents», confie Souad, femme au foyer. Et d’ajouter : «La femme qui n’a pas réussi à avoir des enfants, collecte des «kedid» auprès de ses voisines et amies et prépare un plat avec la petite collecte appelé «kadida» et invite les généreuses donneuses à le partager. C’est une croyance qui trouve source dans les vieilles légendes urbaines». Outre les repas spéciaux, les fêtes de rues et les «chouala», cette manifestation revêt une signification spirituelle et sociale indéniable. Elle est par excellence une occasion de partage, de charité et de retrouvailles familiales.
Par : Siham Jadraoui



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Achoura marocaine




ibrahim Aujourd'hui à 14:57

Achoura marocaine

Publié le 16/12/2010 à 12:25 par riadlunameryem


Aujourd'hui jeudi 16 décembre sera au Maroc la fête de l’Achoura, . Cette fête musulmane revêt suivant les pays de l’Islam diverses signification. Dans les pays chiites les démonstrations publiques d’autoflagellation sont très connues. En général cette fête est aussi une journée de jeune pour les musulmans.Au Maroc Achoura c’est avant tout la fête de l’enfance.
Depuis plus d'une semaine, les préparatifs d'Achoura, vont bon train. Le business des jouets bat son plein et il suffit de faire un tour dans un souk populaire pour se rendre compte des préparatifs . Poupées, épées, pistolets, tambours, pianos… sont étalés partout.

Les prix varient entre 20 et 80 DH. Les poupées qui parlent sont parmi les articles les plus chers et les plus prisés", Très souvent comme pour la rentrée scolaire ou tout le monde se met à vendre des fournitures, les marchands ambulants changent d’activité et se mettent à vendre colifichets, instruments de musique made in china et jouets..
Achoura est le "père Noël marocain", disent certains. .
les familles se réunissent autour d'un couscous préparé soit avec la viande séchée au soleil reste de l'Aïd El Kébir, viande dite guedid, soit avec la queue de mouton aux raisins secs. Mais il y a d'autres familles qui préfèrent le poulet ou la dinde. Le festin s'achève par un dessert au goût de miel, composé essentiellement de fruits secs, dattes, figues sèches et bien sûr l'incontournable thé. Nous avons eu l’occasion de gouter à un couscous préparé par Amina la femme de Youssef avec la fameuse viande guedid , c’était un délice ! ! !


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Le jeûne de 'achoura




ibrahim Aujourd'hui à 14:38

Le jeûne de 'achoura

En cette nouvelle année de l'année Hégirienne le premier de l'an est mardi 7 décembre 2010, nous vous rappelons,
comme à nous même, les bienfaits du jeûne du jour de 'achoura.

Le jeudi 16 décembre 2010

Comment jeûner ?
Jeûner le 9 et le 10 du mois Mouharram (mercredi 15 et jeudi 16) est la manière la plus conseillée - si Allah le veut - selon le hadith du Prophète (paix et salut d'Allah sur lui), rapporté par Ibn ‘Abbâs : « Si je suis encore vivant l'année prochaine, je jeûnerai le 9 (c’est-à-dire avec le 10). » (Muslim). Mais le Prophète mourut avant cela.

L'importance de ce jour pour le prophète.
Ibn `Abbâs (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit: On m'interrogea au sujet du jeûne du jour de 'Achûrâ' et je répondis: "Je n'ai jamais vu le Prophète manifester de préférence pour jeûner un jour comme en ce jour, ni un mois, comme en ce mois, c'est-à-dire le mois du ramadan". (Muslim)

Pourquoi jeûne-t-on ce jour ?
Ibnou Abbâs -que Dieu l'agréé- rapporte que, lorsque le Prophète Muhammad arriva à Médine, il constata que les juifs jeûnaient le jour de 'achoura. Il s'enquit à ce sujet (afin de savoir pour quelle raison ils gardaient ce jeûne). Ils dirent: "C'est en ce jour qu'Allah donna la victoire à Moïse et aux israélites sur Pharaon; nous jeûnons à cette date pour exprimer notre considération à son égard." Le Prophète Muhammad dit alors: "Nous sommes plus proches de Moïse que vous." Puis il ordonna (aux musulmans) de jeûner (en ce jour). (Boukhâri)


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Achoura un Grand jour

Message  ibrahim le Mer 27 Jan - 7:56



ibrahim le Mar 19 Jan - 20:07


Le 4ème Festival Baba Achour s’achève dans une ambiance de fête

Fès



<TABLE border=0 cellSpacing=0 cellPadding=0 align=right>


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La 4-ème édition du Festival Baba Achour, initiée par l’association «Conte’Act» pour l’éducation et les cultures, s’est achevée dimanche à Fès dans une ambiance de fête.
La cérémonie de clôture a été ainsi marquée par la désignation de «Sultana d’Achoura» (Reine de l’Achoura) qui fera, selon les organisateurs, la promesse d’accomplir davantage d’oeuvres caritatives au cours de l’année.
Le public fassi a apprécié, trois jours durant (15-17 janvier), les spectacles de cette manifestation sociale et artistique inédite qui s’est terminée sur des notes chaleureuses consacrant le brassage culturel et mettant en avant la culture du spectacle.
Le Festival Baba Achour a consacré cette année une programmation aussi riche que variée dédiée aux jeunes et aux moins jeunes de la capitale spirituelle du Royaume, à travers des activités distractives et à caractère pédagogique.
Dans le but d’offrir aux enfants et aux jeunes de la ville de Fès l’opportunité d’exprimer leurs vocations et leurs talents, une cérémonie de solidarité «Jnane Salha» organisée au profit des enfants en situation difficile, a été rehaussée par la remise de prix aux dix meilleurs conteurs sur «les coutumes et traditions de l’Achoura à Fès».
Les 1.000 festivaliers ont également visité l’ancienne Médina de Fès (patrimoine universel), à travers une tournée intitulée «Mine Dar El Dar», et ce dans le but de «glorifier les valeurs séculaires du Maroc, tels l’entraide, la fraternité, l’entente et le bon voisinage», selon les organisateurs.
Pour les organisateurs, le Festival Baba Achour vise, en premier lieu, à associer les jeunes à l’animation de la ville et à les sensibiliser aux valeurs de citoyenneté.
Et d’ajouter qu’»en s’ouvrant sur la jeunesse, le festival Baba Achour aspire à ne plus se limiter à une certaine élite bien déterminée, mais à s’adresser aussi à toute la population et aux différentes couches sociales».
Selon les initiateurs de cet événement, la prochaine édition Baba Achour aura lieu à Bruxelles.

19/1/2010


Re: Achoura un Grand jour



ch'rif le Dim 27 Déc - 21:31


<BLOCKQUOTE>hamid kaabour a écrit:[quote=ch'rif" safi l'fakhara(bab chaaba)
</BLOCKQUOTE>







Re: Achoura un Grand jour



hamid kaabour le Dim 27 Déc - 8:08









Re: Achoura un Grand jour



ibrahim le Sam 26 Déc - 23:57

Achoura Jouets, fruits secs, pétards et sorcellerie

Envoi de AAMM- LE MATIN le 15 Décembre 2009 01:31:12:
Achoura
Jouets, fruits secs, pétards et ... sorcellerie
Une fête qui revêt une signification historique et socio-économique.
Publié le : 14.12.2009 | 14h18



Les préparatifs pour la fête de l'Achoura sont lancés. Les "pétards" constituent le signe avant- coureur de cet événement très attendu par les jeunes et les moins jeunes. Il suffit de faire un tour dans un souk pour se rendre compte de l'effervescence qui précéde le jour J. Jouets, poupées, pistolets, tambours, pianos…, tout ce qu'il faut pour faire plaisir aux rejetons lors de cette fête. Nombreux sont les marchands qui ont troqué leurs produits vendus d'habitude contre des jouets.

Ces derniers s'écoulent comme des petits pains en cette occasion. Les vendeurs occasionnels pullulent partout et étalent leur marchandise à même le sol. A quelques jours de la fête, Saïd se convertit en marchand de jouets. «Je me procure les articles auprès d'un grossiste de Derb Omar à Casablanca. J'achète différentes sortes :: tambours, ‘tâarj', épées, pistolets, masques, pianos… tous ceux appréciés, non seulement par les enfants, mais par les adultes aussi».
Et d'ajouter: «Mes produits sont à la portée de toutes les bourses. La fête est une occasion pour les autres jeunes de monter de petits commerces et de se faire un peu d'argent. Les enfants se précipitent pour acheter les pistolets afin d'imiter les héros des films policiers diffusés à la télé». Côté tarif, un pistolet chez Saïd coûte 25 DH; une épée 20 DH; les poupées coûtent entre 15 et 100 DH et les voitures avec télécommandes coûtent 150 DH. "Des jouets aux choix avec des prix abordables et une grande marge de négociation", souligne le jeune vendeur qui précise que cette année aussi, la vente des "pétards" et autres feux d'artifices est interdite pour des raisons de sécurité. «Oui comme à l'accoutumée, la vente des feux d'artifice est interdite. Mais, à Derb Omar, on peut trouver tout ce qu'on veut», ajoute-t-il.

De l'autre côté du souk, sur des étalages de fortune, plusieurs personnes vendent des "taârija" de toutes les tailles. Les prix se situent entre 2 et 35 DH. D'autres marchands occasionnels présentent des dattes et quelques fruits secs, des confiseries et des sucreries. Un peu plus loin, Houcine montre avec enthousiasme ses produits. Un parfum agréable se dégage de ses aromates de toutes les couleurs: safran, piment, gingembre et autres ingrédients de la cuisine marocaine. Les clients ont en plein les yeux et les narines. «Mon commerce prospère en cette période de l'année. Les familles préparent les délices de ‘Achoura'. Les épices, la semoule du couscous et les fruits secs sont mes principales ventes. Traditionnellement, les familles se réunissent autour d'un couscous préparé soit avec la viande séchée de l'Aïd El Kébir, soit avec la queue de mouton aux raisins secs. Mais il y a d'autres familles qui préfèrent le poulet ou la dinde. Le festin s'achève par un dessert au goût de miel, composé essentiellement de fruits secs, dattes, figues sèches et bien sûr l'incontournable thé. Le tout dans une ambiance de fête où la spiritualité du rituel est souvent agrémentée par le parfum de l'encens.

La tante de Driss est parmi ceux qui respectent la tradition de Achoura depuis son jeune âge. Selon lui, elle jeûne la veille et le jour de l'Achoura et se rend au cimetière pour se recueillir sur les tombes de sa sœur, de ses deux frères, de sa mère et son père. Lors de sa visite, elle distribue les dattes, les figues sèches et le pain aux mendiants qui pullulent dans les lieux. Le repas du soir est une tradition familiale héritée de génération en génération, le couscous avec la viande séchée, suivi d'un grand plateau de fruits secs. «Ma tante a gardé les mêmes habitudes que ma grand-mère.
Ma mère faisait pareil, je me rappelle quand je rentrais chez moi pour le dîner : un bon couscous et des fruits secs pour dessert», précise-t-il. Et d'ajouter: «Rien n'est comparable à un repas sucré après un spectacle de feu.
Nous avons l'habitude d'allumer un grand feu ‘chouâla'. Nous sautons, chantons, dansons autour comme des Indiens. Une festivité qui rappelle celle des tribus d'antan», commente-il.
Le lendemain est le grand jour de "Zemzem", se souvient-il. «Nous sortons légèrement habillés, munis de seaux, afin de nous asperger entre copains. Les passants n'échappent pas à la douche. Nous avions le droit de mouiller tout le monde».
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Achoura et commémorations

Le jour de l'Achoura a une signification socio-historique chez les chiites et les juifs. Ainsi, ils le célèbrent d'une manière très différente des sunnites. Les juifs commémorent la sortie des hébreux de l'Egypte des Pharaons. Cependant, si chez les sunnites ‘Achoura' est un jour de grande joie, pour les chiites c'est un jour de deuil. La date du 10 ‘moharram', premier mois du calendrier arabe, correspond en fait, pour eux, à la commémoration de la mort de Hussein, petit-fils du Prophète Sidna Mohammed et fils de Ali Ibn Abi Talib, gendre du Prophète, en l'an 61 de l'Hégire (680 après J.C). La tradition chiite rapporte que ce jour-là, Hussein a été décapité et mutilé à Kerbala, en Irak. Le tombeau de Hussein, situé à Kerbala, est, depuis, un lieu saint de pèlerinage. Tous les ans, en signe de deuil, les hommes appartenant à ce courant de l'Islam, en Irak, et en Iran, se mutilent en public, jusqu'au sang. Dans une scène sanglante accompagnée de cris et de larmes des fidèles. Un deuil qui se poursuit 40 jours. En Iran, cette commémoration est traduite par ‘Taâzieh', un genre théâtral qui rejoue le massacre de l'imam Hussein. Il est opportun de noter que ce fait de s'automutiler jusqu'au sang est interdit en islam puisque la personne, par la suite, peut se donner la mort.

Repères
Mendicité
Cette célébration évoque l'obligation de faire l'aumône, de s'acquitter de la zakat et d'échanger les visites. Les mendiants pullulent aussi. Même des enfants, particulièrement des filles, «tarija» à la main, abordent les passants pour une poignée de centimes (flouss baba aychour).
Fête de l'enfance
Au Maroc, Achoura rime depuis des siècles avec spiritualité et fête de l'enfance et de la famille. Perçue comme un jour de partage et de charité, les enfants sont les premiers bénéficiaires.
Sorcellerie
Tout comme la nuit sacrée ou ‘Laylat al Kadr', cette journée est entachée par des pratiques abominables qui relèvent de la sorcellerie. En effet, pour certains, en particulier des femmes, la nuit de l'Achoura est le moment propice pour jeter les mauvais sorts, régler les comptes ou les soucis conjugaux. Le feu des pneus n'est qu'un moyen pour contrer l'effet des sorcières, selon la coutume.
Par Abderrahim Bourkia | LE MATIN





Re: Achoura un Grand jour



ibrahim le Sam 26 Déc - 23:54

ACHOURA : Dans le sunnisme

Instituée par le Prophète de l'Islam Muhammad[1] (pbsl), avant l'introduction du jeûne du ramadan, il s'agit d'une période de jeûne de deux jours, dont le second, le 10 de mouharram, a donné le nom à l'événement : le nombre 10 se disant ʿašara (عشرة) en arabe. Ce jeûne était calqué sur le jeûne juif de Yom Kippour, institué au dixième jour du septième mois et Muhammad (pbsl) l'a étendu également au 9 pour éviter que soient confondues les fêtes musulmane et juive.

Voyant les juifs s'adonner à un jour de jeûne, Le prophète de l'Islam leur en demanda la signification (selon la version la plus répandue du hadith) ; ceux-ci répondirent qu'ils commémoraient ainsi la sortie d'Égypte des Hébreux sous la conduite de Moïse ; se réclamant des anciens prophètes bibliques Muhammad (pbsl) affirma être plus en droit de jeûner ce jour. Cela démontre bien l'importance de la continuation prophétique dans la mission dont se réclamait le prophète de l'islam.

Ce que commémore l'Achoura est variable, selon les hadiths pris en compte : l'accostage de l'Arche de Noé, Abraham dans le feu, Adam quittant le paradis céleste. Depuis l'introduction du jeûne du ramadan, quelques années après, ce jeûne est devenu facultatif et l'évènement est aujourd'hui l'occasion de deux jours de jeûne purificateurs dans le monde musulman.

Re: Achoura un Grand jour





ibrahim le Sam 26 Déc - 23:11

Achoura , fete et joie pour les enfants.., et un joli prix...

Publié le 25 décembre 2009 par Sourour
À l’occasion de Achoura, célébrée le 10e jour de Moharram, des familles se préparent à la fête. Ambiance dans les quartiers de Casablanca.

Achoura, la fête des enfants au Maroc, et jeune pour les adultes, demain et apres demain


Une fête de l’enfance, du partage et de la charité, l’Achoura est célébrée le 10 Moharram, premier mois de l’année de l’Hégire.,
qui a debute le vendredi 18 decembre, la fete en principe est le 10eme jour du mois, -d ou vient le nom Achoura/Achar/10eme jour., qui aura lieu, le Dimanche le 27 decembre courant.
Donc


Entre tradition prophétique et culture, le jour de "Achoura", revêt différentes significations. Achoura, dérivé de "achara", qui signifie dix, correspond au dixième jour du mois de Muharram, premier mois de l’année musulmane. De l’Islam sunnite à l’Islam chiite en passant par le Maghreb, Achoura est vécue différemment. Jeûne, fête ou commémoration, chacun marque à sa façon cette journee. Alors que les familles marocaines se préparent à célébrer l'Achoura, le commerce des jouets et des tâarija, ces tambours traditionnels, est en pleine effervescence. Outre des repas spéciaux, des fêtes de rues et des feux, les familles offrent aux pauvres le zakat, un dixième de l'argent économisé depuis une année.

Le soir, les adolescents allument un grand feu et des pétards pour chanter et danser très tard dans la nuit sous les rythmes des Taârija, instrument à percussion multicolore en peau de chèvre tendue et en terre cuite. Pour les adultes, un jeune est a faire, et visiter les cimetieres tout en distribuant, du pain et des fruits secs et aussi de l argent dans la mesure du possible.

Traditionnellement les personnes respectueuses de la tradition jeûnent la veille et le jour de l'Achoura et se rendent au cimetière pour se recueillir sur les tombes de leurs proches. La visite au cimetière est accompagnée d’une distribution de dattes, de figues sèches et de pain aux mendiants qui se regroupent à proximité. L’Achoura est avant tout une fête de la charité, de la compassion, et dons aux plus démunis.

Le repas du soir est une tradition familiale héritée de génération en génération, le couscous avec la viande séchée, suivi d'un grand plateau de fruits secs.

Ensuite comme pour la Saint Jean ,de grands feux sont allumés, de grands feux , autour desquels les gens dansent sautent et chantent . Malheureusement ce sont maintenant très souvent des feux de pneus usagés qui sont enflammés….
Le lendemain est le grand jour de Zemzem, les gens sortent légèrement habillés, munis de seaux, afin de s’asperger mutuellement et avec mailce. Les passants n'échappent pas à la douche.

Achoura est la fête de l’enfance mais aussi celle du partage et de la charité. Elle est célébrée le dix Moharram qui est le premier mois de l’année de l’Hégire. Le nom d’Achoura vient de « Achara » qui veut dire dix en arabe.

Des boutiques des quartiers populaires aux grands centres commerciaux, le commerce des jouets fleurit avant la fête. Nombreux sont les commerçants qui changent leurs marchandises en cette occasion. Poupées, pistolets en plastique, voitures, épées, masques, pianos… Le choix est difficile pour les enfants et leurs parents. Quelques vendeurs occasionnels étalent leur marchandise à même le sol, à des prix à la portée de toutes les bourses.

.Pour cette fête les enfants reçoivent des jouets, plus traditionnellement des instruments de musique, des derboukas, tamtams,taarijas, tambourins en terre cuite, bendirs… Jadis, les filles fabriquaient également des poupées.

Les enfants préparent des feux de bois qu’ils allument puis ils commencent à sauter sur le feu tout en criant et chantant..: Achoura ! Achoura ! La fête de l’achoura est aussi l’occasion, de faire des dons aux nécessiteux. la fête de l’Achoura est célébrée dans la piété et la ferveur religieuse.

Outre les jouets de différentes sortes, les tambours appelés tâarija sont très appréciés pendant cette période particulière, non seulement par les enfants, mais aussi par les adultes. C’est une habitude ancrée chez les Marocains depuis des dizaines d’années. Selma Sefrioui, une enseignante, collectionne ces tambours depuis qu'elle a seize ans. "Impossible de ne pas acheter un tambour lors de la fête de l'Achoura. Toutes mes amies font comme moi. Nous nous rassemblons le jour J et nous chantons et dansons", s’exclame-t-elle tout en en achetant un nouveau.

Les enfants déambulent dans les rues le jour de la fête et ils se préparent pour le grand jour du lendemain, "Zem Zem". Bien que ce mot soit le nom d’un puits à la Mecque, au Maroc, "Zem Zem" est le jour où les enfants peuvent arroser en toute liberté les grands dans la rue.

Le soir venu, les enfants allument de grands feux, sautent, chantent et dansent autour pendant de longues heures. Vêtus d’habits neufs, ils font exploser des pétards dans les rues, quoique cette dernière habitude ait tendance à s’estomper ces dernières années à cause des accidents. Chaque année, on enregistre, en effet, des cas d’enfants hospitalisés en raison d'une mauvaise utilisation de ces explosifs. Le gouvernement a certes interdit la vente des pétards, mais quelques marchands continuent de les vendre de manière cachée.

Achoura est avant tout une fête sociale. Les familles se réunissent dans une ambiance chaleureuse autour de fruits secs et de couscous avec de la viande de mouton séchée (gueddid). On parfume aussi la maison d’encens. Portant des bougies, les Marocains rendent visite à leurs morts dans les cimetières et prient pour eux.

C'est également un jour de zakat. Le professeur d'enseignement islamique Mohamed Rahmani explique que le mot achoura vient du mot achara, dix en arabe. "En cette période, les musulmans font le zakat aux pauvres, le dixième de l’argent qu’ils possèdent depuis une année", explique-t-il.
Source : Sarah Touahri - magharebia.com Le soir un repas on partage un bon repas, selon chaque foyer et sa bourse, beaucoup optent pour un bon couscous ,
surtout avec cette periode de froid, il est le bienvenu.
Des fruits secs, et petits biscuits krichlates,et kaak,
sont distribues, et savoures avec un bon verre de the .

Ainsi, Baba Âchour aura pour mission de réconcilier les Marocains, enfants principalement, avec leur patrimoine et leurs traditions ancestrales. Aussi fera-t-il office de médiateur entre les mécènes et les enfants issus des couches défavorisées de la société.
Donc cette fete en general regroupe joie, et partage , pour les demunis, les malades et els handicapes, au sein de leur domicile ou dans les orphelinats.
Achoura reste ainsi l'occasion d'exprimer la solidarité propre aux Marocains, pour les jeunes et moins jeunes de recevoir mais de donner aussi, pour les femmes et jeunes filles de revêtir leurs meilleurs habits et pour les familles de se réunir autour de mets tout aussi différents les uns des autres selon les régions, les us et coutumes. Qui dit Achoura, dit Baba Achour ! Un personnage qui reste et restera le personnage-clé des cérémonies Celui que les chants populaires évoquent à satiété, celui que les contes séculaires mettent à l'honneur, est à son tour personnifié afin de mieux réhabiliter certaines traditions estompées avec les nouveaux modes de communication et avec la disparition de l'oralité qui manque tant à nos sociétés. .

A travers sa réhabilitation, ce sont des valeurs qui sont ressuscitées : la solidarité, l'humanisme, la tolérance et l'entraide. L'on raconte, en effet, que Baba Achour était « le faiseur de biens », voire « un médiateur social » celui qui jouait l'intermédiaire entre les pauvres et les riches ; il collectait la dîme pour la remettre qui aux veuves, qui aux répudiées, qui aux orphelins et handicapés Ainsi, il était attendu et par les femmes et par les enfants en priorité tant son nom reste associé à la joie et au bonheur. Pour s'en rendre compte, il suffit d'arpenter les rues et places de nos villes, de croiser les regards des enfants qui, pour une courte durée, certes, où les traditions sont vaillamment récupérées par le marketing, se font offrir darboukas, pour les plus traditionnels ou jouets made in China à l'effigie des derniers héros à la mode.

Que gardent les enfants de l'histoire et des traditions qui accompagnent Baba Achour, du cachet de solidarité et d'entraide ? Certainement pas grand- chose .même si dans certains quartiers populaires, les enfants continuent à déambuler dans les rues, faisant du porte-à-porte pour réclamer « haq Baba Achour » (la part de Baba Achour), réactualisant la tradition qui rapporte que Baba Achour était escorté, dans sa quête, par des enfants, dans une profusion de cris, de rires et de chants entonnés à haute voix.


Je saisis cette occasion pour prier Allah que toutes maladies cessent autant que les guerres et que la paix revienne dans ce bas monde, que de bonnes attentions soient donnees aux pauvres, orphelins, handicapes et demunis.








Les traditions au Maroc



ibrahim le Sam 26 Déc - 22:49

LES TRADITIONS AU MAROC


ACHOURA





Je vais vous parler des traditions du Maroc et plus particulièrement ce qui se passe sur Marrakech.
Les fêtes sont célébrées dans le respect de la foi islamique. Des coutumes typiquement locales sont associées à ces célébrations.

Achoura une fête judéo-musulmane
Jour de joie ou de deuil, le dixième jour du premier mois de l’Hégire.

C'EST AUSSI LA FÊTE DES ENFANTS



Achoura est la fête de l'enfance mais aussi celle du partage et de la charité. Le nom d'Achoura vient de "Achara" qui veut dire dix en arabe. Pour cette fête les enfants reçoivent des jouets, plus traditionnellement des instruments de musique, des taarijas, tambourins en terre cuite, bendirs… Jadis, les filles fabriquaient également des poupées.

Le monde musulman célèbrera le demain 26 decembre Achoura. Cette fête initialement juive, correspond au dixième jour du mois de Muharram, le premier mois de l’année musulmane. Elle revêt toutefois différentes significations pour les deux grands courants de l’Islam, le sunnisme et le chiisme. Pour les uns, elle marque le début de festivités, pour les autres c’est une journée de deuil commémorant la mort de Hussein, petit-fils du Prophète Mahomet et fils de Ali ibnou abi Talib.

Achoura :
Achoura, dérivé de "achara", qui signifie dix, correspond au dixième jour du mois de Muharram, premier mois de l’année musulmane.
Pour comprendre le sens de Achoura, il faut remonter à l'an 622, lorsque le prophète Mohammed et ses disciples, ayant quitté La Mecque, arrivent à l'oasis de Yathrib (la future Médine).

Une des 3 tribus qui étaient installées dans l'oasis était juive, et le jour de l'arrivée de Mohammed cette tribu célébrait le Yom Kippour, jour de l'Expiation ou du Grand Pardon. Ce jour-là, les Israélites observent un jeûne absolu et ne travaillent pas car ils font mémoire et demandent pardon à Dieu d'avoir adoré le "Veau d'or" au cours de l'Exode. Ce jour-là également, le peuple hébreu demande pardon à Dieu pour tous les péchés commis, à l'égard de Dieu et des autres, au cours de l'année écoulée. Le prophète Mohammed conseille alors à ses compagnons de jeûner : "Dieu remet les péchés d'une année passée à quiconque jeûne le jour d'Achoura".



Au Maroc l'Achoura est perçue, depuis des siècles, comme la fête de l'enfance, de la famille et des traditions.
Habillés de neuf, les enfants reçoivent des cadeaux, des trompettes, des tambours, des pétards et d'autres jouets.
A Marrakech, les grands et les petits célèbrent cette fêtes, les grands jouent la Dekka toute la nuit, et les petits de leurs jouets en jouissants des petits gâteaux faits par les mamans appelés « Krichlate ».


Beaucoup de choses changent partout et les traditions se modifient, j'espère qu'il restera encore dans les années à venir ces petits plus qui font la différence des cultures et que les anciens retransmettront à la nouvelle génération des coutumes qui existent depuis la nuit des temps.





Les Marocains et Achoura



ibrahim le Sam 26 Déc - 21:52

Les Marocains observent le rite de l'Achoura



Les célébrations de l'Achoura ont commencé la semaine dernière au Maroc, marquées par des prières, des jeux, des jouets pour les enfants et des repas dans tout le pays. Nombre de ces traditions permettent de maintenir la relation sociale qui distingue cette société dans la région.

Texte et photos par Imane Belhaj de Casablanca

Des enfants jouent avec leurs tambourins et les Ta'arija

Au Maroc, les célébrations de l'Achoura ont commencé depuis le premier jour de Muharram (le Nouvel An islamique) -- et se poursuivront jusqu'au 10 Muharram-- journée de jeûne en mémoire du prophète Mahomet, qui jeûna durant cette journée pour remercier Dieu d'avoir sauvé le prophète Moïse.
C'est l'occasion de prier et de distribuer des aumônes aux pauvres et aux personnes dans le besoin. Mais l'Achoura est également symbole de jeux, ainsi que de banquets spécialement dressés pour l'occasion. "On ne peut pas passer à côté de la kadida, un morceau de viande de l'Eid Al-Adha, qui a séché au soleil après avoir été agrémenté d'épices et conservé jusqu'à l'Achoura ; les femmes préparent alors un plat contenant de la kadida hachée et invitent la famille, les voisins et les amis à la partager", indique Zoubida Doukkali, une ménagère.
De nombreuses familles préparent également des fruits secs, des amandes et des noix (Guarguaa’), des dattes, des raisins secs, des figues sèches et des cacahuètes, et les offrent à leurs proches sur un large plateau, dans lequel tous les membres de la famille et les invités se servent ce jour-là, dans une agréable confusion.
"Même si les enfants se gavent de ces fruits, nous ne les grondons pas, ce serait de mauvaise augure. De plus, le plateau doit être vidé durant la journée, et rien ne doit rester pour le lendemain", précise Rachida Sebbagh, une mère de trois enfants.
Les coutumes varient d'une région à une autre.
A Sakhirat, les jeunes filles sortent chaque soir en groupe après l'école et battent le rythme sur leurs ta’arija -- de petits tambours ou tambourins faits d'argile et de peau de mouton tendue. C'est une invitation à chanter au rythme des tambourins durant la nuit de l'Achoura, le neuvième jour de Muharram, qui est marqué par une grande fête particulièrement aimée des enfants, la sha’al. Lors de ce rituel, un feu est allumé sur la place du quartier et les jeunes tentent de le conserver actif durant toute la soirée, généralement avec des pneus de caoutchouc. Ils sautent par dessus les flammes en réalisant des prouesses acrobatiques, accompagnés par le rythme de la ta’arija, et par des chants folkloriques que les femmes se transmettent de générations en générations. Selon certains, le rituel du feu remonte à l'époque du prophète Abraham.
Dans certaines régions, comme à Casablanca et à Rabat/Salé, durant toute la période que dure l'Achoura, les jeunes sortent pour se lancer de l'eau, en formant des équipes, la victoire allant à celle qui réussira à mouiller le plus grand nombre de membres de l'équipe adverse.
Cette ambiance de fête était extrêmement limitée dans le passé, et se limitait à inviter quelques amis du voisinage ou quelques personnes du quartier. Mais aujourd'hui, les jeunes n'excluent plus personne de leurs concours et, parfois, profitent de l'occasion pour taquiner quelque jeune fille en particulier. "Cela crée une sorte de confrontation", déclare Mubarak, un propriétaire de magasin qui a observé l'évolution des fêtes de l'Achoura au fil des années.
L'achat de jouets est une autre activité très prisée durant l'Achoura. Le marché Darb Amar de Casablanca est considéré comme le plus grand marché de jouets du royaume, où l'on trouve des articles en gros et au détail.
"C'est vraiment une occasion rêvée pour nous de vendre nos produits, qui perdent beaucoup de leur attrait le reste de l'année. Et les prix, en dépit d'une certaine augmentation, restent à la portée de toutes les bourses. On trouve des jeux habituellement vendus pour moins de 10 dirhams qui se vendent 1 000 dirhams", indique Meiloud, un commerçant.






Les commerçants vendent des fruits secs dans les rues de Casablanca.

Les Marocains associent l'Achoura à un personnage mythique, Baba Aichour -- le Père Noël du Maghreb. La légende est apparue dans les chants des jeunes femmes accompagnant leurs ta’arija entièrement décorées et criant: "Baba Aichour Aichour. Je te montre mes sentiments."
Donner des zakat, des aumônes, aux pauvres et aux enfants est "le devoir de Baba Aichour".
Certains pensent que la période de l'Achoura est l'occasion de rechercher la bonne fortune et le bonheur. Des jeunes femmes consultent la shawaafa (la voyante), chargée de prédire leur avenir et de leur indiquer les obstacles au mariage. D'autres s'en remettent à un fkih (un devin), qui affirme avoir des pouvoirs surnaturels et pouvoir leur révéler la magie à laquelle elles ont été soumises, ce qui nécessite des talismans écrits avec une encre d'un type particulier.
"Nous préservons certaines de ces traditions dans le but de maintenir les relations sociales qui distinguent notre société marocaine et permettent de préserver la cohésion familiale, les liens de parenté et la joie dans les coeurs des enfants. Mais lorsque cette foi s'adonne à la superstition et à la magie, cela devient inacceptable et doit être combattu, parce que cela est contraire aux valeurs morales de l'Islam", précise Doukalli. Ce contenu a été réalisé sous requête de Magharebia.com.


Dernière édition par ibrahim le Sam 26 Déc - 22:55, édité 1 fois




Achoura,une fete à risques



ibrahim le Sam 26 Déc - 21:45

Achoura, une fête à risques
(Liberation (Ma)

Achoura revêt différentes significations pour les deux grands courants
de l’Islam, le sunnisme et le chiisme. Pour les uns, elle marque le début de festivités, pour les autres c’est une
journée de deuil
commémorant la mort de Hussein, petit-fils du Prophète Mohammed et fils de Ali Ibn Abi Talib. Alors que pour les Marocains, Achoura associe rites
et profane.

C’est Achoura, les enfants brandissent les cadeaux offerts par les parents en cette occasion. Les uns font vibrer leurs instruments musicaux "Darbouka" et "Taârija à l’honneur, les autres manipulent des fusils ou des pistolets en plastique; certains même sont habillés en héros de bandes dessinés. Dans notre pays sunnite, cette cérémonie est perçue, depuis des siècles, comme celle de l’enfance et de la famille. Elle est caractérisée par la distribution de friandises surtout des fruits secs, par les cadeaux pour les petits mais aussi pour les femmes qui se réunissent pour danser et chanter, par des pratiques à caractère carnavalesque. Bref, l’ambiance est aux festivités. Mais Achoura est aussi une journée dédiée à des pratiques de sorcellerie. En effet, pour certaines femmes, c’est le moment propice pour régler les conflits ou les soucis conjugaux. Elles s’adonneront ce jour-là à leur passion favorite, à savoir la magie.
A Derb Soultan, la foule se bouscule dans la ruelle des marchands spécialisés en ingrédients destinés à la magie. Occasion oblige : les vendeurs ont même envahi quelques allées de la “quissaria”. Ils étalent leur marchandise composée essentiellement de produits qui vont servir à quelques utilisations inavouables. Si pour certains toute l’année est favorable à pareil commerce, pour la majorité, Achoura s’avère le jour culminant où ils réalisent le plus grand chiffre d’affaires. “C’est en cette période de l’année que je coule ma marchandise. Les femmes mais surtout les professionnels viennent se procurer ce qui leur servira pour concocter des mets ensorcelants ou des gris-gris. Je suis natif du sud du Maroc, c’est de ces régions que je me fournis en herbes ou en animaux vivants ou morts. Ils sont préparés pour être conservés le plus longtemps”, affirme un des commerçants et d’ajouter “bien entendu, il y a d’autres produits que je n’étale pas. Ils sont précieusement conservés et réservés aux seuls connaisseurs”. Le marchand faisait référence au cerveau d’hyène dont le gramme coûte une petite fortune. Sa vente est défendue, mais il circule librement entre experts et son prix ne cesse de connaître des hausses. Son effet est immédiat. En fait, ce que l’on prend pour sorcellerie n’est qu’un poison qui détruit progressivement les cellules nerveuses condamnant celui qui l’a mangé à un état léthargique.
Des femmes s’échangent même des recettes typiques devant le marchand qui participe aux conversations en mettant en vue son savoir-faire. Il doit vendre et rien de l’empêche de devenir à l’occasion un apprenti-sorcier. Il connaît les ingrédients et sait même préparer certains cocktails pour celles qui ne veulent pas faire appel à une chouaffa ou un fkih. “Les chouaffates ou les fkihs sont devenus inaccessibles. J’ai fait le tour. Les prix varient de 500 à 10.000 dh en plus des ingrédients que je dois moi-même fournir. Cette année j’ai pris une décision, je me fais moi-même mon petit “aâmal” (travail)”, affirme l’une des clientes sous l’approbation de quelques femmes qui attendent leur tour pour faire des acquisitions. “Mon mari est un vrai coureur de jupons. La seule manière de le retenir à la maison est de l’ensorceler. C’est le chef de la famille, je dois le protéger contre lui-même. Je brûle la “charouita” (serviette remplie de sperme) et je suis tranquille toute l’année”, révèle une autre en faisant ses emplettes qu’elle glisse sous les paquets de fruits secs et les jouets achetés pour ses enfants. Si certaines femmes ne cachent pas leur intention, d’autres prétendent juste épargner leur petite famille du mauvais œil. Mais tout le monde sait que Achoura est le jour de la grande sorcellerie pour toutes celles ou tous ceux qui veulent séduire ou tout simplement garder leur conjoint.
Dans la même ruelle, des liseuses de cartes et des fkihs hèlent les passants. Ils leur proposent des disettes à 10 ou 20 dhs. Bien entendu, les tarifs montent selon les services demandés. Il n’est pas rare de voir un diseur de bonne aventure quitter sa place pour devenir en un laps de temps un guide dans les méandres du marché de sorcellerie.
Reste que Achoura est un jour de fête où pendant deux jours, les enfants sont mis à l’honneur. Le premier jour, on leur offre des cadeaux, des friandises, et la liberté de participer à des spectacles qui égayeront les rues. Le deuxième jour, les enfants s’amuseront à asperger d’eau les passants et leurs proches, une pratique connue de tous les Marocains sous le nom de zem-zem. Certaines familles en profitent pour accomplir la zakat, un des cinq piliers de l’Islam, d’autres visitent les cimetières, brûlent de l’encens. Or, ces pratiques considérées comme désuètes ont tendance à disparaître laissant place à des abus ou aux pratiques illicites. Le zem-zem se transforme en une bataille d’œufs pourris où l’on vise essentiellement les filles coincées sur le chemin de l’école. Certaines préfèrent même manquer les cours afin d’éviter ces mascarades. Par ailleurs, les urgences débordent de blessés et de brûlés. En effet, le soir d’Achoura, il est coutume d’allumer un grand feu “chaala” où les jeunes garçons font des démonstrations gymnastiques en sautant et en enjambant le feu et où les femmes se glissent pour jeter discrètement leurs “charouita”, histoire d’allumer les feux de la passion conjugale éteinte par le train-train quotidien. Malheureusement, ces jeux tournent au drame. Des enfants perdent la vue en manipulant dangereusement des pétards, d’autres sont brûlés au premier degré en atterrissant dans le feu et quelques maris perdent la vie ayant avalé quelques préparations empoisonnantes censées propulser leur couple dans la joie et la fidélité.


L'origine d'Achoura

Pour comprendre le sens de Achoura, il faut remonter à l'an 622, lorsque le Prophète Mohammed et ses disciples, ayant quitté La Mecque, arrivent à l'oasis de Yathrib (la future "Médine" - voir Hégire). Une des 3 tribus qui étaient installées dans l'oasis était juive, et le jour de l'arrivée du Prophète, cette tribu célébrait le Yom Kippour. "Jour de l'expiation" ou du Grand Pardon, ce "Sabbat des Sabbats" qui est célébré le 10ème jour de l'année juive est la principale solennité, le jour le plus saint du calendrier juif. Ce jour-là, les Juifs observent un jeûne absolu et ne travaillent pas car ils font mémoire et demandent pardon à Dieu d'avoir adoré le "Veau d'or" au cours de l'Exode. Ce jour-là également, le peuple juif demande pardon à Dieu pour tous les péchés commis, à l'égard de Dieu et des autres, au cours de l'année écoulée.
Le Prophète Mohammed demande aux Juifs de lui expliquer les raisons de leur jeûne. Ayant entendu leurs explications, il leur aurait dit : "Nous sommes prioritaires, sur Moïse, par rapport à vous". Il conseille alors à ses compagnons de jeûner. Toutefois, lorsque le mois du Ramadan est révélé deux ans plus tard, le jeûne de Achoura devient en principe recommandé mais non obligatoire, à condition de jeûner deux jours - dont Achoura - pour se différencier du judaïsme. Cette "fête" est depuis considérée comme une fête mineure par les Sunnites alors qu'elle revêt une grande importance pour les Chi'ites.
En effet, le 10ème jour de l'an 680, Hussein, petit-fils du Prophète Mohammed et fils de Ali Ibn Abi Talib, quatrième calife de l'islam, lève une armée à La Mecque et marche sur l'Irak, pour faire valoir ses droits à la succession califale ouverte après l'assassinat de son père. Après un siège de dix jours de la ville de Koufa, Hussein et son armée sont défaits par les troupes du calife Yazid 1er envoyé de Damas. La tradition rapporte qu'Hussein fut décapité et son corps mutilé. Avec la solennité d'Achoura, les Chi'ites commémorent l'assassinat d'Hussein. Cette commémoration donne lieu à d'impressionnantes manifestations où le martyr du fils de Ali est reconstitué et vécu par des milliers de Chi'ites qui courent, se lamentent, se flagellent et s'infligent des coups jusqu'au sang.


Nadia Ziane

© Copyright Liberation (Ma)






Re: Achoura un Grand jour



ibrahim le Ven 25 Déc - 23:19

Achoura à Essouira

Au 10e jour de l’an musulman (mois de Moharram) est célébrée la fête de l’Achoura. Elle est l’équivalent des fêtes de Noël, du Nouvel An et du Carnaval.
Durant cette fête, les enfants traversent les rues de la ville en frappant sur de petits tambours (« tarijat ») faits de poteries et de peaux tendues. On appelle cela la « dakka ».
Au soir du 9e jour, des groupes se forment par quartiers pour prononcer des chants poétiques, religieux et profanes, appelés « rzoun » à Essaouira. Cette fête était l’occasion pour les 2 grandes communautés de la ville (les Chabanat à l’est et les Beni Antar à l’ouest) de s’affronter par joutes interposées, faites d’improvisations et d’insultes rituelles.
Au Maroc, la fête de l’Achoura revêt une dimension spirituelle et sociale. C’est un jour de partage et de charité qui rappelle l’obligation de faire l’aumône, la « Zakat », destinée à assister les plus démunis.
Le lendemain de l’Achoura a lieu le « Zem-Zem » (en rappel du puits de la Mecque portant le même nom). Les enfants disposent alors d’une totale liberté pour asperger voisins, amis et passants !





Re: Achoura un Grand jour



ibrahim le Ven 25 Déc - 23:07

Extrait de Rivages d'Essouira
de Abdelkader Mana

  • Chez les Haha et les Chiadma


Dans les Haha , au Sud de Mogador, pour prendre un exemple, a lieu à l'achoura, un carnaval très analogue à ceux que nous venons de décrire : le chameau et le chamelier, le juif, le cadi, sont toujours es thèmes habituels. Mais le personnage caractéristique de la fête est un indigène revêtu d'une peau de bouc[ii], ayant souvent la tête dans une courge percée de deux trous et hérissée de piquants de porc - épic ; à son cou est un collier d'escargots ; il se promène et il danse sous les huées de la foule : on l'appelle « herma guerga'a »,( le deuxième mot veut dire « noix sèche »), herma bou jloud, comme celui des Benis Snoûs. En même temps, on allume des feux de joie. Dans les Chiadma, au Nord de Mogador, la fête est très semblable, mais on appelle plutôt herma du nom d'Ech Chouikh, c'est-à-dire « le petit vieux » ; de plus le carnaval a lieu tantôt à l'Aïd El Kébir, tantôt à achoura et le plus souvent aux deux à la fois.







Re: Achoura un Grand jour



ibrahim le Ven 25 Déc - 22:28

L'Achoura (arabe : ʿašara, عشرة, dix, d'où ʿāšūrāʾ, عاشوراء, le dix (du mois de muharram)) est un évènement religieux des pays musulmans. Il est appelé Tamkharit au Sénégal.




Dans le sunnisme
Instituée par le Prophète de l'Islam Muhammad[1] (pbsl), avant l'introduction du jeûne du ramadan, il s'agit d'une période de jeûne de deux jours, dont le second, le 10 de mouharram, a donné le nom à l'événement : le nombre 10 se disant ʿašara (عشرة) en arabe. Ce jeûne était calqué sur le jeûne juif de Yom Kippour, institué au dixième jour du septième mois et Muhammad (pbsl) l'a étendu également au 9 pour éviter que soient confondues les fêtes musulmane et juive.
Voyant les juifs s'adonner à un jour de jeûne, Le prophète de l'Islam leur en demanda la signification (selon la version la plus répandue du hadith) ; ceux-ci répondirent qu'ils commémoraient ainsi la sortie d'Égypte des Hébreux sous la conduite de Moïse ; se réclamant des anciens prophètes bibliques Muhammad (pbsl) affirma être plus en droit de jeûner ce jour. Cela démontre bien l'importance de la continuation prophétique dans la mission dont se réclamait le prophète de l'islam.
Ce que commémore l'Achoura est variable, selon les hadiths pris en compte : l'accostage de l'Arche de Noé, Abraham dans le feu, Adam quittant le paradis céleste. Depuis l'introduction du jeûne du ramadan, quelques années après, ce jeûne est devenu facultatif et l'évènement est aujourd'hui l'occasion de deux jours de jeûne purificateurs dans le monde musulman.
Dans le chiisme


Tazieh au Palais du Golestan de Téhéran à la fin du XIXe siècle.

À cette signification initiale, le chiisme ajoute la commémoration du massacre de l'imam Husayn et de 72 membres de sa famille et partisans par le califat omeyyade à Kerbala en Irak. Elle a lieu le 10e jour du mois musulman de Mouharram et le deuil se poursuit pendant 40 jours jusqu'à l'Arbaïn.
De nombreux chiites s'automutilent à cette occasion (bien que ce genre d'agissement ait été explicitement interdit par l'ayatollah iranien Khomeini, ainsi que par l'ayatollah libanais Fadlallah), afin de se rappeler symboliquement du martyr de l'imam Husayn.
Le détournement vers ces pratiques inconnues des Pieux prédécesseurs est considéré dans le Sunnisme comme une Bid'ah. Et cela à cause de l'exagération dans l'interprétation de la raison de sa mort.
C'est à Kerbala en Irak qu'a lieu le pèlerinage principal.
En Iran, l'Achoura est commémorée par le Tazieh (ta’azīyah), un genre théâtral qui rejoue le massacre de l'imam Husayn.





Achoura un Grand jour



ibrahim le Ven 25 Déc - 22:13

Achoura, un grand jour de jeûne
Demain et Après demain étaient jours de jeûne pour de nombreux musulmans. Ce jeûne dénommé « jeûne de Mouharam » est une tradition prophétique vivement recommandée. Son observation fait l'unanimité des musulmans car cette pratique remonte au Prophète de l'islam. Cependant des divergences existent sur la manière dont l'événement est célébré dans les milieux sunnites et dans les milieux chiites.

Le jeûne du Mouharam a lieu le neuvième jour (Tasou'ah) et le dixième jour (Achoura) du premier mois du calendrier hégirien. C'est un jeûne largement observé car vivement recommandé. Néanmoins il reste un jeûne surérogatoire à la différence du jeûne du Ramadan qui est obligatoire. Ce dernier est directement institué dans le Coran comme un acte de piété déjà prescrit aux croyants qui ont précédé l'enseignement du Prophète de l'islam. Il en est autrement du jeûne de Mouharam.

Sur les pas de Moïse

Lorsque le Prophète dû fuir l'adversité des Arabes de la Mecque pour se réfugier à Médine, il y trouva une communauté juive qui observait un jour de jeûne. Curieux de la pratique des autres croyants, le Prophète interrogea les Juifs. Ils lui expliquèrent que Dieu a inscrit un jour de jeûne à Moïse pour célébrer la libération de leur ennemie (Pharaon d'Egypte). Selon la tradition musulmane, la réponse du Prophète fut « nous avons plus le droit et nous sommes plus proches de Moïse que vous ». A compter de ce jour-là, le Prophète observa ce jeûne prescrit aux Juifs. Sous le Calife Oumar, lorsque le calendrier musulman fut instauré, ce jour de jeûne coïncida avec le dixième jour (Achoura) du mois du premier mois (Mouharam).

Dans son recueil de hadiths, le célèbre Muslim mentionne une déclaration d'intention du Prophète à propos du mois de Mouharam: « si je vis jusqu'à l'année prochaine, j'observerai aussi un jeûne le neuvième jour ». Le Prophète n'aura pas l'occasion de traduire son intention en pratique. Mais sa déclaration fait du neuvième jour de Mouharam un jour de jeûne pour les musulmans. Certains commentateurs interprètent la décision du Prophète comme une volonté de laisser un culte pur et authentique. En effet, les débuts du jeûne de Achoura comportaient des risques de confusion entre la pratique musulmane et la pratique juive dans la mesure où toutes les deux se réfèrent à un même évènement.

Sur un plan plus global, la tradition musulmane cite les prophètes Noé, Abraham, Moïse et Jésus parmi les Envoyés de Dieu les plus grands, en plus du Prophète de l'islam. Leurs exemples sont appréciés avec le plus grand des respects. Un cas populaire est le sacrifice d'Abraham dont Dieu avait mis la foi à l'épreuve en lui demandant de sacrifier son fils unique. Finalement Dieu fera remplacer le fils par un bélier. Pour les musulmans, c'est ce geste d'Abraham qui est commémoré à l'occasion de la Grande-fête, l'Aïd al-Adha, abusivement appelée « fête du mouton ».

Le souvenir de l'imam Hussein

L'importance du jour de Achoura a donné lieu à de nombreuses interprétations. D'aucun affirment ainsi que le Jour du jugement dernier est prévu à la date de Achoura ! Des propos sans fondement dans la tradition prophétique. Pas plus que l'idée selon laquelle le mois de Mouharam est un mois maudit où il faut éviter transactions commerciales importantes et mariages !

Dans les milieux chiites, l'importance de Achoura est aussi associée au martyr de l'imam Hussein (Hosein), petit-fils du Prophète et fils cadet du Calife Ali. Les troupes de Hussein furent défaites par les Ommeyades qui tuèrent sauvagement l'imam. Ces événements tragiques de Karbala ont profondément marqué l'histoire du chiisme. Mais bien avant ce drame, qui eut lieu en 680, Achoura était déjà inscrit dans la tradition musulmane par le Prophète. Il n'empêche que pour nombre de chiites, les célébrations de Achoura sont rattachées à l'épisode sanglant de Karbala. D'où les processions mortuaires et les scènes de flagellation décriées dans les milieux sunnites.

Malgré cette divergence des pratiques, sunnites et chiites observent ce jeûne de début d'année dont les mérites sont grands. Muslim rapporte ainsi une prière du Prophète demandant à Dieu d'accepter son jeûne de Achoura pour expier les péchés de l'année qui vient de s'écouler.
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